Le stressé, le comique, le visio addict... 10 profils de collègues déconfinés

10 profils de collègues de retour au bureau à découvrir

Ça y est. Depuis quelques jours voire semaines maintenant, vous faites partie des télétravailleurs qui ont (doucement mais sûrement) repris le chemin du bureau. Si beaucoup de choses ont changé (des masques et du gel tous les deux mètres, plus de hug avec les copains et de machine à café fumante…), certaines restent heureusement éternelles : vos collègues vous font rire, autant qu’ils vous agacent. Bon retour à tous !

Le stagiaire révélé

Qu’il ait pris ou perdu 5 kilos à force de déprimer dans son 15 mètres carrés, ne se nourrissant que de riz blanc au pesto (« vous avez réussi à trouver des pâtes quelque part vous ?! »), le stagiaire est celui qui a le plus changé en deux mois de confinement. Quelque part, il a l’air plus adulte, plus posé, presque détaché du monde terrestre. Il faut dire qu’après huit semaines à faire de la méditation en suspension entre son canapé-lit et son treteau-bureau de fortune, le jeune homme a développé une souplesse et une sagesse de Bouddha. Vous vous apercevrez vite en réu que ses remarques sont rares mais incroyablement percutantes. Y’a vraiment plus de budg’ pour l’embaucher ?

Le petit chef, le retour

Alors lui, on ne l’avait pas trop entendu depuis mars, et là c’est le grand retour. Silencieux lors des réunions en visio - il se contentait de donner la parole à ses ouailles et tranchait par un : « très bien, vous me mettrez ça par écrit on en reparle vite. » - , complètement dépassé par les tâches domestiques et les trois enfants à gérer - comment ça le lave-vaisselle ne se vide pas tout seul ? - on peut dire que depuis plusieurs semaines, vous viviez vos plus beaux moments de liberté. Vous n’avez d’ailleurs jamais aussi bien bossé ! Hélas, il va falloir réapprendre à vivre avec ses remarques et deadlines incessantes

L’hypocondriaque

« Quelqu’un a vidé le flacon de gel ? Vous savez où y’en a ? Parce que là je me sens pas bien du tout ! » Honnêtement, Aurélie, vous l’adorez. Mais Aurélie en temps de Covid-19, vous la passeriez bien par la fenêtre - du premier, hein. Elle n’était pas obligée de revenir à son poste, mais tous les matins elle s’acharne : elle prend le RER B en manquant de faire une syncope et passe sa journée à éviter tout le monde, les larmes aux yeux derrière sa visière plexi. Son argument pour venir paniquer au bureau : son fils et son mari ont fait leur rentrée, et, seule dans la grande maison, elle a encore plus peur. Armez vous de bienveillance.

Le (trop) optimiste

Nonchalamment appuyé contre la machine à café, une grande cup Starbucks dans la main et son masque outrageusement descendu sur le menton, l’optimiste est un poil… agaçant. Il passe ses journées à circuler de table en table pour “parler pour de vrai” à ses équipes, ses grosses paluches se baladant sur tous les documents et claviers à sa portée. Le genre de gars qui vous met une grande claque - sans gants - dans le dos, en s’esclaffant : « Qu’est-ce-que je vous avais dit ! C’était juste une petite grippe ! » Engagé à mille pourcent pour que l’activité reprenne comme si de rien n’était, il est persuadé que 2020 sera une année prestigieuse pour la boîte et pour sa propre avancée hiérarchique. On lui souhaite…

Le (trop) pessimiste

Ça va être long. Très long. Passer tout l’été en tant que voisin·e de Fred risque de saper votre énergie. Non content de maugréer sur l’inconséquence gouvernementale et mondiale d’avoir confiné, puis déconfiné - on ne sait plus ce qui est le pire - la population, il perd des heures scotché à ses tableaux Excel en calculant et recalculant le manque à gagner de l’entreprise depuis le 16 mars. En même temps, ok, c’est lui l’expert comptable, mais il ne peut pas compter dans sa tête comme tout le monde ?! Le moment où vous avez failli l’envoyer aux Prud’hommes pour harcèlement moral : quand il a dressé sur un post-it - ROSE ! - la liste de tous ceux qu’il faudrait “remercier”, dans votre pôle, pour sauver l’entreprise.

La DRH survoltée

Des semaines que votre DRH prépare ça. Qu’elle se ronge le cerveau, qu’elle calcule les angles, les aires, les mètres carrés, qu’elle additionne et soustrait, commande des litres de gel hydroalcoolique et des cartons entiers de masques chirurgicaux. Et enfin, le jour J, tout était prêt. Une petite larme de fierté et c’était parti : « que le déconfinement commence ! » Depuis, triplement cernée mais heureuse, elle hante les couloirs en replaçant chaque signalétique qui aurait bougé d’un iota. La phrase qu’elle répète en boucle : « Ça va ? tout va bien ? Tu as vu, il y a même des thermomètres ! » Rassurez-vous, elle est en congés à la fin de la semaine.

Le petit nouveau

Le petit nouveau, c’est ce doux vent de fraîcheur dans le paysage maussade du Covid, ce petit truc qui vous fait vous dire : ok, tout n’est donc pas perdu si on a maintenu cette embauche. Sans même le connaître, vous avez donc déjà un élan d’amour irrépressible pour cette personne. D’ailleurs, vous avez rarement vu quelqu’un d’aussi heureux de découvrir des bureaux et rencontrer des collègues ! Vous l’auriez bien invité à manger des carottes à la cantine ! Dommage qu’il n’y ait plus de cantine.

L’élève modèle

Honnêtement, quand vous avez vu Pierre le jour de l’ouverture, vous vous êtes cru à la rentrée de CM2. Ce jour où Claudia-première-de-classe est arrivée avec sa robe à froufrous, ses crayons quatre-couleurs homologués, et s’est assise au premier rang sans aucune hésitation. Pierre, lui aussi a tout donné. Sapé comme jamais - petit chino, petit polo, derby croco -, il est entré dans le hall avec son grand sourire bright calfeutré sous un masque FFP2 - qu’il change toutes les heures -, et un savon de marseille bio dans chaque poche. Pour pouvoir dégainer à tout instant. Et quand il vous a croisé.e, petit clin d’œil : « haha, fais attention, je sais que je te plais mais c’est 2 mètres de distance entre nous ! »

L’humoriste

En temps normal, c’est plutôt un bon copain ! Mais là, en temps de crise sanitaire, vous avez soudain un doute sur son humour. Commençons par dire que Gustave - habile de ses mains - arbore des masques DIY conçus dans des soutiens-gorges. Passe encore la dentelle, le plus gênant reste peut-être sa manière de simuler constamment une horrible toux à chaque fois qu’il s’adresse à quelqu’un. Le tout en soulevant légèrement son soutif - masque, pardon - pour renforcer son petit effet. Sa réaction à votre crise de nerf soudaine ? « Bah quoi ? Ton humour est resté confiné à la maison ? »

Le visio addict

Il n’en démord pas. Non, il ne rentrera pas dans cette salle de réunion, même à deux et même si tout est astiqué-javellisé-hydroalcoolisé. La visio est devenu sa nouvelle passion, et il ne voit pas pourquoi on ne continuerait pas à faire des réunions derrière nos écrans, chacun à son bureau dans l’open-space. Comme ça, pas de contact, aucun déplacement (dans le sens de circulation indiqué par les flèches au sol, bien sûr), aucune salle à réserver, mais surtout, la possibilité de couper sa caméra pour aller faire un tour sur Ventes Privées quand le sujet ne le concerne pas. Le soir avant de partir, il lance à la cantonade : « quelqu’un est chaud pour un apéro-sporti-visio tonight ? »

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Photo by WTTJ

Clémence Lesacq

Editorial Manager - Modern Work @ Welcome to the Jungle

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