La bonne résolution 2026 ? Redevenir sa priorité n°1

08 janv. 2026

7min

La bonne résolution 2026 ? Redevenir sa priorité n°1
auteur.e
Claire-Emilie Lecocq

Marketing & Content pour startups B2B / Animatrice @ La Fresque du Climat et @ La Fresque du Numérique / Facilitatrice @ Conversations Carbone

contributeur.e.s

Comme chaque début d'année, on démarre avec une liste de (plus ou moins bonnes) résolutions. Et si, au lieu de vous fixer une montagne à gravir, vous commenciez par un seul petit pas pour reprendre le contrôle ?

“Changer de travail” est sur le podium des bonnes résolutions chaque année.

Pourtant, cette idée reste souvent un vœu pieux face à l’ampleur de la tâche.
Découvrez la méthode pour transformer cette grande ambition en actions concrètes et (presque) indolores. L’objectif : faire de 2026 l’année où vous avez vraiment repris le contrôle de votre vie professionnelle.
Spoiler : il ne s’agit pas forcément de tout plaquer, mais d’arrêter de subir.

La réponse en bref
Changer de travail est une résolution fréquente… mais trop floue pour être efficace.
Avant de penser à une reconversion, commencez par prendre soin de vous.
Posez des limites claires, surtout au quotidien.
Avancez par petits pas concrets plutôt que par de grands bouleversements.
La vraie résolution pro de 2026 : reprendre le contrôle, à votre rythme.

Sommaire
Se remettre en priorité ou comment arrêter de s’oublier au boulot

  1. Poser des limites (sans s’excuser)
  2. Sortir de la logique du “jamais assez”
  3. Oser dire quand ça ne va pas
  4. Demander une augmentation
  5. Se reposer vraiment, sans culpabiliser
    Reprendre progressivement sa vie pro en main
  6. Faire un diagnostic honnête : “où en suis-je vraiment ?”
  7. Tester avant de trancher
  8. La règle du 1% (ou l’art d’avancer sans se griller)
  9. Reprendre du pouvoir là où vous êtes
    À retenir

Janvier, le mois des grandes déclarations.

“Cette année, c’est décidé : je change de vie / je quitte ce job qui me consume / je trouve enfin ma voie / je deviens la meilleure version de moi-même au travail.”

Février, mars, avril : rien n’a changé.
Si vous vous reconnaissez, rassurez-vous : vous êtes loin d’être un cas isolé. Et ce n’est pas un manque de volonté. C’est juste que “changer de travail”, c’est immense, flou et anxiogène. Alors, votre cerveau fait ce qu’il sait faire de mieux face à l’incertitude : procrastiner.
La solution ? Arrêtez de viser la Lune du premier coup. Concentrez-vous sur un premier petit pas. Un seul, mais le bon. Celui qui va vraiment changer quelque chose.

Se remettre en priorité ou comment arrêter de s’oublier au boulot

En bref : On performe mieux quand on va bien. Avant d’envisager une reconversion, voici nos bonnes résolutions pour améliorer votre quotidien au travail.

Avant de parler de CV, de reconversion ou de nouveau départ, il y a une étape souvent oubliée : se préserver mentalement. Parce qu’on ne prend jamais de bonnes décisions quand on est épuisé. Parce que vouloir changer de job quand on est à bout, c’est comme essayer de courir un marathon avec une cheville cassée.
Alors avant de foncer tête baissée vers la “grande transformation”, commencez déjà par vous préserver. Pas avec de grands discours sur le self-care, mais avec des actions concrètes.

Voici 5 micro-résolutions pour commencer à vous préserver, dès maintenant.

1. Poser des limites (sans s’excuser)
Répondre aux mails après 19h, finir ses journées à pas d’heure, déjeuner devant son écran… Ces comportements sont souvent perçus comme des preuves d’engagement. En réalité, ce sont surtout des signaux d’alerte.
Décider d’arrêter de répondre aux mails pro le soir, de finir sa journée à 17h ou de prendre une vraie pause déjeuner, ce n’est pas être moins investi. C’est du respect de soi. C’est refuser que le travail déborde partout, tout le temps. C’est se donner les moyens de trouver un véritable équilibre vie pro / vie perso .
Les limites ne sont pas un luxe. Votre cerveau a besoin de couper. Ces temps “off” sont nécessaires pour tenir dans la durée. Et si votre boîte confond présentéisme et performance, posez-vous la question : est-ce vraiment là que vous voulez travailler ?

Le hack : créer des barrières visibles.

Planifiez votre journée en mode “deep work” le matin.
Bloquez-vous un rendez-vous de 45 minutes dans votre agenda pendant la pause déjeuner.
Activez les réponses automatiques après 19h et désactivez les notifications de votre téléphone.
Et si vous craquez, demandez-vous : “Est-ce qu’en répondant / travaillant maintenant, je sauve vraiment une vie ?” Dans 99% des cas, la réponse est non.

2. Célébrer vos petites victoires
On est câblés pour voir ce qui ne va pas. Le mail qu’on a raté. Le projet qui traîne. Le collègue qui nous énerve. Résultat : on a l’impression d’être nuls, alors qu’en vrai, on gère.
Prendre le temps de célébrer les petites victoires (un projet finalisé, un retour positif, une journée sans rush) peut sembler anodin. Pourtant, ce sont ces micro-moments qui redonnent de l’élan.

Le hack : Tenez un carnet de vos réussites.

Tous les soirs, notez 3 points positifs de votre journée. Ça peut être aussi simple que : “J’ai tenu bon face à ce client compliqué”, “J’ai bouclé ce dossier pénible”, “J’ai gardé mon calme en réunion”.
La motivation ne vient pas toujours de grandes réussites. Souvent, elle naît d’une accumulation de petites fiertés.

3. Oser dire quand ça ne va pas
Dire que tout va bien quand ce n’est pas le cas est un sport largement répandu dans le monde du travail. Par peur d’inquiéter, de déranger ou de paraître fragile. Résultat : on serre les dents. On sourit. On dit “ça va” alors qu’on est à deux doigts de l’implosion.
Oser dire quand ça ne va pas, à son manager, à son équipe, ou simplement à soi-même, est pourtant un acte fort. C’est le point de départ d’un potentiel changement salutaire.

  • À votre manager : Pas besoin d’attendre le burn-out pour parler. Un simple “ce projet me stresse” peut ouvrir la voie à des solutions. Et si votre manager ne l’entend pas ? Red flag. Mais au moins vous saurez.
    Vous êtes manager ? Découvrez 9 bonnes résolutions de managers (et les conseils pour en faire une réalité !)
  • À votre équipe : Parce que la vulnérabilité crée du lien. Dire “c’est compliqué en ce moment, je ne suis pas au top” ne fait pas de vous quelqu’un de faible, mais d’humain.
  • À vous-même : Arrêtez de nier l’évidence. Si vous sentez l’angoisse monter le dimanche, si vous vous réveillez le lundi matin avec une boule au ventre, si vous comptez les heures avant le week-end, si vous n’avez plus envie de rien, ou que votre sommeil est impacté… ce n’est pas normal. Et l’admettre est la première étape pour changer les choses.

4. Demander une augmentation

C’est aussi dans cette logique que s’inscrit la demande d’augmentation que vous méritez depuis longtemps. Non pas comme une faveur, mais comme une discussion légitime sur votre contribution et votre valeur.

Le hack : Préparez vos arguments.

Listez les points en mode fact-checking. Pas “je bosse beaucoup”, mais “j’ai fait X, Y, Z qui ont rapporté / amélioré / économisé”. Choisissez le bon moment : pas pendant une crise ou un vendredi soir à 18h. Et surtout, assumez le “non” possible. Demander, ce n’est pas exiger. Mais ne pas demander, c’est garantir de ne rien avoir.
Et en bonus, notre phrase magique : “J’aimerais qu’on parle de l’évolution de ma rémunération. Est-ce qu’on peut caler un moment ?” Simple. Direct. Efficace.

5. Se reposer vraiment, sans culpabiliser
Le repos n’est ni une récompense ni un aveu de faiblesse. Et encore moins optionnel. C’est une nécessité. Tout comme les pauses quotidiennes, les congés sont indispensables pour recharger vos batteries et retrouver l’élan et la créativité qui peuvent s’erroder au fil des jours. Spoiler: vous n’êtes pas indispensable. L’entreprise tournera sans vous.
Alors en 2026, on part en vacances sans culpabiliser ni compenser avant ou après.

Le hack : Préparez le terrain.

Avant de partir en congés, déléguez clairement les missions qui ne peuvent pas attendre votre retour. Faites des passations dignes de ce nom. Activez les redirections automatiques de mails. Et surtout : coupez vraiment pendant vos vacances. Pas de “je jette un œil vite fait”. Pas de “je réponds juste à celui-là”.
Si tout s’effondre dès que vous partez, le problème, ce n’est pas vous. C’est l’organisation. Et ce n’est pas votre rôle de compenser un système défaillant en sacrifiant vos congés.

À lire aussi : Les 5 (vraies) bonnes résolutions à prendre au travail

Reprendre progressivement sa vie pro en main

En bref : Reprendre sa vie pro en main, ce n’est pas tout révolutionner du jour au lendemain. Ça commence par faire le bilan, calmement. Puis faire de tout petits pas, qui avancent dans la bonne direction : la vôtre.

Une fois l’énergie retrouvée, il est temps de passer à l’action. Comment transformer ce vague désir de “changer de job” en actions concrètes, sans se prendre la tête pendant 6 mois ni tout plaquer brutalement ?

1. Faire un diagnostic honnête : “où en suis-je vraiment ?”
Comment savoir si c’est juste une mauvaise passe ou un vrai problème de fond ? Une manière simple de prendre le pouls de votre niveau de satisfaction (ou d’insatisfaction) consiste à noter chaque vendredi dans un carnet comment vous vous sentez dans votre job. Si vous êtes en dessous de 5/10 pendant 3 mois consécutifs, ce n’est plus un hasard : il est temps d’agir.

Deuxième étape : comprendre ce qui pose problème. Est-ce la charge de travail ? Le contenu du poste ? Le manque de reconnaissance ? Le sens ? Le management ? Qu’est-ce qui vous épuise vraiment et qu’est-ce qui stimule encore ?
La question clé : “Est-ce que je pars de quelque chose, ou est-ce que je vais vers quelque chose ?”

Mettre des mots sur ce qui ne va pas permet d’éviter un piège classique : croire que tout ira mieux ailleurs, sans savoir précisément pourquoi. Fuir est rarement une bonne stratégie. Si vous ne savez pas ce que vous voulez, vous risquez juste de reproduire le même schéma ailleurs.

Pour aller plus loin : Prendre des bonnes résolutions : utile ou contre-productif ?

2. Tester avant de trancher
La reconversion ou le changement de poste sont souvent fantasmés comme un saut dans le vide. En réalité, ils peuvent se préparer sans engagement immédiat.
Et si en 2026 vous commenciez par échanger avec des personnes qui font le métier qui vous intrigue ? Écouter des podcasts ? Lire des témoignages ? Suivre une formation courte ? Voire même réaliser une immersion professionnelle ou du bénévolat dans le milieu ou l’entreprise qui vous intéresse ?
Ces explorations sont des tests, pas des promesses. Elles permettent d’avancer sans pression.

Et si vous êtes prêt à vous lancer sans lâcher totalement votre sécurité, trois options peuvent s’offrir à vous : demander une mobilité interne (si le poste qui vous intéresse existe dans votre entreprise), lancer un side project les soirs et les week-ends, ou même passer à temps partiel ou demander un congé sabbatique pour tester votre idée.

3. La règle du 1% (ou l’art d’avancer sans se griller)
Le concept : améliorer de 1% votre situation chaque semaine. Ça paraît ridicule ? C’est justement pour ça que ça marche.

Quelques exemples concrets :

  • Améliorer votre visibilité : mettre à jour votre profil LinkedIn, refaire votre CV (et si vous avez besoin d’un coup de main, notre assistant IA ”Candidate Coach” est là pour ça), travailler votre “pitch” de présentation.
  • Explorer : écouter un podcast métier pendant votre trajet, lire 3 articles sur votre secteur, regarder un webinar sur un sujet qui vous intéresse, lire une offre d’emploi par jour, identifier 3 entreprises qui vous attirent.
  • Développer votre réseau : participer à un café réseau, envoyer 10 invitations LinkedIn ciblées.
  • Passer à l’action : suivre une formation, demander des contacts à une personne de votre entourage, contacter un ancien collègue pour un café, envoyer une candidature “juste pour voir”.

Le piège des résolutions, c’est souvent de vouloir tout faire d’un coup et de se décourager. Choisissez 3 actions maximum à réaliser chaque semaine : enlever l’enjeu enlève souvent la peur. Et votre cerveau adore les petites victoires. En additionnant cette succession de petits pas, vous allez parcourir un sacré chemin sans même vous en apercevoir.

4. Reprendre du pouvoir là où vous êtes
Parfois, le problème n’est pas le métier, mais le cadre. Renégocier son périmètre, ses missions, ses objectifs ou son organisation de travail peut déjà transformer le quotidien.
Vous pouvez par exemple :

  • Négocier 2 jours de télétravail
  • Demander à changer de projet ou d’équipe
  • Proposer un nouveau format de réunion
  • Redéfinir vos priorités avec votre manager
  • Avant de partir, il est parfois utile de se demander : qu’est-ce que je peux changer ici, maintenant ?

À retenir
Changer de travail n’est pas une fin en soi. La seule résolution qui compte vraiment, celle qui fait la différence, c’est d’arrêter de subir. Se respecter suffisamment pour poser des limites. S’écouter suffisamment pour agir. Commencer à bouger, même un petit peu. Avancer à son rythme, sans culpabilité.
La vraie résolution n’est pas forcément de partir. C’est de ne plus s’oublier.