Télétravail, congé sabbatique et crâne rasé : le best of des actus RH de janvier

RH : le best of des actus de janvier 2022

Que s’est-il passé en janvier dans le monde merveilleux de l’entreprise ? Retrouvez le meilleur du pire des actus RH de France et de Navarre. Au programme : la victoire d’une salariée en full remote qui n’aura pas à revenir au bureau (comme le voulait son entreprise), des boîtes américaines qui envoient leurs collaborateur·rices épuisé·es en congé sabbatique, et des entrepreneur·es en colère qui se rasent le crâne à Séoul.

Le chiffre à retenir

28% des 25-34 ans prêt·es à démissionner à cause d’un mauvais matos informatique

Ne sous-estimons pas l’impact d’un ordinateur qui rame ou d’un clavier sans touche V sur le moral des troupes. Une étude mondiale du cabinet Vanson Bourne révèle en effet que 40% des employé·es souffrent de la piètre qualité de leur matériel informatique : ils / elles rencontreraient chaque semaine au moins un problème technique les empêchant de travailler. La pénibilité engendrée par les défaillances des services technologiques serait par ailleurs la troisième cause de burn out en entreprise… Ces data chocs font de l’expérience informatique un défi en matière de santé et de bien-être des collaborateur·rices, et un enjeu incontournable de la marque employeur.

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Les news RH de l’Hexagone

Victoire ! Cette salariée en full remote n’aura pas à retourner au bureau

Ah, le retour au bureau… Depuis 2020, c’est une drôle de danse. Deux pas en avant, trois pas en arrière. Entre les vagues de Covid successives, la généralisation du télétravail, les entreprises qui sont revenues dessus, les employé·es qui ne conçoivent plus un quotidien pro en 100% présentiel, et j’en passe, on n’est pas étonné de voir les crispations s’accumuler, du côté des employeur·es comme des équipes. C’est ce qu’illustre bien ce fait divers. Une salariée éloignée de son lieu de travail avait passé un accord tacite avec sa boîte ; depuis des années, elle ne se rendait que ponctuellement dans les locaux. Et puis, du jour au lendemain, on a exigé qu’elle soit présente le lundi et le mardi. La négociation de son full remote n’ayant jamais été couchée par écrit, l’entreprise pensait être dans son bon droit. L’affaire a néanmoins atterri au tribunal et la Cour d’appel d’Orléans lui a donné tort : la salariée n’aura pas à retourner au bureau.

Salaires des patrons de la French Tech : bienvenue à Gattacash

Certain·es ne connaissent pas la crise. En deux ans, les salaires des boss de la French Tech ont fait un bond de 30%. La rémunération fixe médiane d’un·e CEO fondateur·rice s’élevait donc à 120 K€ brut annuel en 2021, vs 92 K€ en 2019. « Cela illustre à quel point le choc du Covid a été largement bénéficiaire pour la grande majorité des business model technologiques », analyse le think tank Galion Project dans une étude récente. Ces chiffres vont de pair avec un envol des investissements : plus de 10 milliards d’€ levés et 23 licornes françaises l’an dernier. Si ce « mouvement » contribue à réduire l’écart avec les PDG des grands groupes, le gap entre les femmes et les hommes, lui, se creuse. En 2019, le salaire médian des fondatrices de start-up était 28% inférieur à celui de leurs homologues masculins. Aujourd’hui, cette différence représente 33%.

Jamais deux sans trois

Un petit pas de plus pour la parité ? Dans un communiqué du 28 janvier, Orange a annoncé la nomination de Christel Heydemann au poste de Directrice générale. Après Engie et Veolia, il s’agit du troisième groupe du CAC 40 à avoir une femme à sa tête. « En désignant Christel Heydemann, actuellement Directrice générale Europe Opérations de Schneider Electric, le conseil a fait le choix d’une personnalité aux compétences reconnues dans l’univers des télécoms et de la transformation des entreprises », nous précise-t-on. La nouvelle DG prendra ses fonctions le 4 avril prochain.

Lire aussi dans notre rubrique : Decision Makers

À quoi ressemblera la figure de la réussite en 2022 ?

Chez nos voisins étrangers

Les PDG font preuve d’un « optimisme prudent » pour 2022

Inflation, pandémie, « grande démission »… Le moins que l’on puisse dire, c’est que les CEO sont aux premières loges des vicissitudes de la société. Pourtant, les défis rencontrés ces derniers temps n’ont pas entaché leur optimisme, nous apprend la dernière enquête Fortune / Deloitte, réalisée auprès de 175 dirigeant·es internationaux·les issu·es de 15 industries. Environ deux tiers d’entre eux / elles s’attendent notamment à ce que la croissance de leur organisation soit « très forte » ou « forte » en 2022. Par ailleurs, 60% des répondants prédisent une diminution des effets de la pandémie sur les entreprises à court terme. L’heure reste néanmoins à la prudence. Les PDG ne ferment pas les yeux sur leurs difficultés, la plus grande étant de recruter du personnel talentueux, estime la moitié d’entre eux / elles.

Restrictions sanitaires : des patron·nes sud-coréen·nes en colère se font raser la tête

Le 25 janvier à Séoul, des centaines de dirigeant·es de petites entreprises ont rasé leur crâne en signe de protestation. L’image est lourde de sens : au pays du matin calme, avoir la boule à zéro incarne l’engagement vis-à-vis d’une cause. Et ici, une colère sourde. Victimes collatérales des restrictions instaurées par le gouvernement pour lutter contre la pandémie, ces gérant·es de bars, restaurants et autres salles de sport, sont de nouveau contraint·es de fermer leurs établissements à 21h – une mesure en place depuis mi-décembre, qui sera maintenue au moins jusqu’au 6 février. Ils / elles demandent à l’État de lever les restrictions au plus vite et d’offrir une compensation réaliste car les aides actuelles ne couvriraient pas le manque à gagner.

Hausse des burn out : des entreprises US parient sur le congé sabbatique

S’il y a bien une chose que la pandémie n’a pas mise sur pause, c’est l’épuisement professionnel. Restrictions et changements organisationnels oblige, 67% des travailleur·ses considèrent qu’en deux ans, les burn out se sont multipliés. Pour éviter la surchauffe et, par la même occasion, contrecarrer le phénomène de « la grande démission », Citigroup, Goldman Sachs et Asana proposent à leurs salarié·es de partir en congé sabbatique, rapporte le Wall Street Journal. Cette parenthèse de plusieurs mois permet au / à la collaborateur·rice de prendre du temps pour lui / elle, tout en ayant l’assurance de retrouver son poste à son retour. Elle obéit à des règles plus ou moins strictes et est indemnisée selon le bon vouloir de l’employeur. Une formule gagnante pour ces entreprises qui, ayant écouté les besoins de leurs employé·es, notent un regain de motivation.

En Chine, une IA nommée employée de l’année

L’actualité a parfois un drôle de sens du timing. Tandis que le secteur de la tech chinoise, fragilisé par de nouvelles réglementations, licencie à tour de bras depuis fin 2021, l’entreprise immobilière Vanke vient de nommer une intelligence artificielle… employée de l’année ! Meilleur recouvreur de dettes, ce bot a atteint un taux de réussite de 91,44%. L’IA « a rapidement appris les méthodes des êtres humains pour détecter les problèmes dans les procédures et les données, et a fait preuve de ses compétences des centaines de milliers de fois plus que ses collègues humains », a justifié Yu Liang, Président du conseil d’administration de Vanke. De quoi alimenter quelques théories sur le grand remplacement technologique.

Photo par Thomas Decamps
Article édité par Héloïse De Montety

Journaliste et cheffe de rubrique Decision Makers @ Welcome to the Jungle, entrepreneure et vidéaste.

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