Ces 9 profils de managers, un peu extrêmes, en télétravail forcé

9 profils de managers en télétravail forcé

Vous êtes de ces salariés confinés en télétravail ? On parie que depuis plusieurs semaines maintenant, vous avez noté quelques petits changements dans les comportements de vos managers… (D’ailleurs, vous êtes peut-être manager vous même. Dans ce cas, préparez-vous à faire preuve d’auto-dérision) Entre crise de panique, leadership exacerbé, et empathie un brin envahissante, on a fait la liste - non exhaustive - de ces profils de boss, un peu extrêmes, en situation de crise. À décliner au masculin comme au féminin !

  1. Celui qui est (beaucoup) trop stressé
  2. Celle qui n’est pas assez stressée
  3. Celui qui a du mal avec Internet
  4. La collapsologue
  5. Celui qui se révèle
  6. Celui qui est beaucoup trop empathique
  7. La control freak
  8. Celui qui doit d’abord manager ses enfants
  9. Celle qui a disparu

1. Celui qui est (beaucoup) trop stressé

Évidemment, personne ne le niera, cette période est l’une des plus stressantes à vivre pour tous les managers de France et de Navarre. Un cap, un pic, que dit-on, une péninsule… OK. Le problème c’est que Matthieu, votre boss, s’est littéralement laissé submergé par le stress. Désormais à huit tasses de ristretto par jour - « pour tenir la cadence, tu comprends ! » -, une semaine d’insomnie et six mails - bourrés de fautes - à la minute, Matthieu se fatigue, mais surtout, il VOUS fatigue. Il est partout, tout le temps et donc, complètement inefficace. La goutte d’eau qui vous a fait lui supplier de prendre des congés : la nuit dernière, vous avez (encore) rêvé de lui.

2. Celle qui n’est pas assez stressée

Phénomène étrange, vous remarquez depuis le 16 avril une troublante concordance entre le nombre de jours confinés supplémentaires, et le nombre de fois où elle répète à la webcam tout sourire : « pas d’inquiétude voyons ! Tout va bien se passer ! » Dans sa maison secondaire en Bourgogne, elle a troqué sa veste de tailleur parisienne contre de larges débardeurs d’inspiration hippie, et sirote quelques gorgées de thé matcha en caressant son chat. (Vous avez même un doute en fixant l’écran : c’est une atébas, là, où la queue de Cookie ?) À la fin du call vendredi soir, elle vous a même lancé : « Allez ! Bonnes vacances ! »

3. Celui qui a du mal avec Internet

Jusqu’ici, Patrick, fringuant quinqua dans la boîte depuis 10 ans, assurait grave. T-shirt noir saillant et idée toujours brillante, les 50 personnes de son service voyaient en lui le prochain Steve Jobs. Et sa manière d’aller de bureau en bureau, de communiquer EN VRAI, sans passer par des mails et des notifications déshumanisantes, forçait le respect. C’est lorsqu’il a fallu organiser le premier Zoom que ça s’est gâté. « Mais ça marche là ? Vous m’entendez ? Vous me voyez ? PU JE COMPRENDS RIEN À CE TRUC MOI ! » Depuis, rien n’y fait, vous avez eu beau lui envoyer sur Slack des tutos pour utiliser Zoom, Skype, Teamz et compagnie, il foire une connexion sur trois et a presque rompu tout lien avec son équipe. En même temps, vu qu’il n’a pas réussi à télécharger Slack… Tout s’explique.

4. La collapsologue

Toujours motivée, toujours inspirante, Marine est du genre working girl à en faire pâlir tout l’open-space. Sauf qu’un beau matin, elle a commencé par vous sortir un PowerPoint de seulement 10 slides, elle qui en pondait habituellement 50 par week-end. Ses messages et “likes” intempestifs sur la messagerie interne se sont peu à peu taris. Puis, elle a revu à la baisse tous les objectifs de son équipe, jusqu’à annuler purement et simplement toutes les réunions des agendas jusqu’au 31 décembre 2020. Mais c’est surtout sa signature de mail qui vous a inquiété : « Après tout à quoi bon ? Marine. » Heureusement, pas d’inquiétude, elle va bien, elle a juste commencé sa reconversion dans la permaculture.

5. Celui qui se révèle

Soyons honnête (s’il vous plaît), en temps de crise, vous n’auriez pas parié un kopeck sur lui. Pas franchement charismatique, Lionel assurait son management avec pondération, sans en faire trop, ni pas assez. Et puis, confinement total. Et là, tel Peter Parker - les mêmes lunettes en même temps, ça ne s’invente pas -, Lionel a muté en super-manager. Le premier qui a organisé une réunion de crise quand tout le monde était paralysé ? Lui. Celui qui encourage ses équipes sans jamais leur mettre la pression ? Lui. Qui lead la squad « Vers l’infini et au-delà… du Covid » d’une main de maître ? Encore lui ! À votre place, on demanderait à rejoindre son équipe.

6. Celui qui est beaucoup trop empathique

« Comment ça va vous, ce matin ? Vous pouvez tout me dire vous savez. C’est important de partager ses émotions. » Ça, c’est ce que vous et vos collègues recevez désormais chaque matin, à 9h, sur votre groupe de messagerie interne. Puis, s’en suit un appel individuel de 15 minutes, obligatoire, intitulé “le temps pour vous”. La première semaine, vous avez trouvé ça génial que votre N+1 se soucie autant de votre bien-être. Aujourd’hui, vous craquez. Points psycho, organisation de séances de sport collectives, conseils nutritionnels et bons plans lecture « pour rendre votre confinement plus doux », votre manager confond de toute évidence empathie et envahissement. Courage.

7. La control freak

En temps normal, ce n’était déjà pas la plus commode, mais là, elle pousse un peu le bouchon. Elle a beau savoir que votre charge de travail a été divisée par deux, et que ça ne sert à rien de faire semblant de bosser de 8h à 21h non-stop, elle a décidé de tout savoir, tout mesurer, tout contrôler. Chaque minute de votre agenda est désormais chronométrée : point du matin, point individuel, point d’équipe, point transversal, point de coordination, point de fin de semaine. Elle a ressorti les vieux dossiers et vous fait plancher dessus du jour pour le lendemain, reporting à l’appui. Et ne vous avisez pas d’aller boire un verre d’eau entre les pauses, vous pouvez être sûre que c’est LE moment où elle vous écrira : « T’es là ? T’es dispo ? On peut s’appeler par rapport au rapport ?… Allô ??? »

8. Celui qui doit d’abord manager ses enfants

Vous n’êtes pas là pour donner des conseils aux parents, mais quand même. Quand Gaston et Léonie passent pour la troisième fois en une demi-heure pour tirer la manche de “papa” pendant que vous discutez de la prochaine campagne de communication post-confinement - un budget à 500 000 euros, tout de même-, vous vous demandez bien comment votre - pourtant super ! - boss peut soudain devenir si laxiste quand il s’agit de ses enfants ! Le champ de sa webcam laisse apparaître un champs de bataille sans fin derrière lui, entre pile de jouets, nounours, et boîtes de Dinosaurus éventrées. Sourire perpétuel aux lèvres, il repousse gentiment ses monstres avant d’écourter votre réunion : « bon, trop déso, c’est l’heure du goûter. On s’en reparle vite ? » Oui, oui… peut-être le 11 mai quoi.

9. Celle qui a disparu

Nathalie, sur votre appli de visio, c’est le petit carré noir tout à droite, qui ne dit jamais rien depuis six semaines. Micro coupé. Pas non plus de mails d’ailleurs, ni même d’appels. Parfois, sa pastille verte clignote brièvement sur Skype ou Slack, mais vous vous demandez si ce n’est pas votre vue qui vous joue des tours. Nathalie, qu’on se le dise, aurait disparu de l’écosystème. Plus envie de manager. Oui, ça existe.

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Photo d’illustration by WTTJ

Clémence Lesacq

Editorial Manager - Modern Work @ Welcome to the Jungle

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