Quand un diplômé de Supéléc Paris devient Manager chez Abercrombie & Fitch

Switch | De Supélec à Manager chez Abercrombie !

Diplômé d’une prestigieuse école, tout portait à croire que Stéphane suivrait une carrière toute tracée en tant qu’ingénieur. C’est pourtant chez Abercrombie & Fitch, célèbre marque de prêt-à-porter américaine, qu’il a atterrit pendant deux ans avant de revenir à ses premiers amours chez FABERNOVEL TECHNOLOGIES (anciennement Applidium). Retour sur une expérience inspirante.

Stéphane, c’est le parcours classique du bon élève. Baccalauréat avec mention, prépa maths sup/ maths spé et admission à Supélec Paris. Pourtant, après ce cursus brillant, Stéphane ne sait toujours pas quoi faire. Il enchaîne donc les expériences en stage, plus par devoir que par vouloir. Puis direction l’Australie pour un an avec l’espoir de trouver là-bas ce pourquoi il est fait. À la fin de son échange universitaire, il n’est pas plus avancé mais ce qu’il a vécu à l’étranger commence à le faire réfléchir. Et si c’était le moment de vivre autre chose, de tenter une nouvelle expérience ?

Et si c’était le moment de vivre autre chose, de tenter une nouvelle expérience ?

De retour à Paris, la pression sociale et familiale le poussent quand même à passer des entretiens. Un CDI, c’est bien pour commencer dans la vie. Et un poste d’ingénieur dans l’énergie, c’est encore mieux. Pourtant, à deux doigts de décrocher un poste, alors qu’il prépare son entretien, il se fait aborder par un autre recruteur. « Ce dernier entretien était le plus important, celui qui ferait la différence. Pour être tranquille, j’avais décidé d’aller le préparer dans un petit parc à côté de chez moi. C’est là que des recruteurs d’Abercrombie & Fitch sont venus m’aborder. » À cette époque, l’ouverture de la première boutique Abercrombie & Fitch sur les Champs-Élysées est imminente. Pour parvenir à recruter rapidement des managers souriants et compétents, la marque américaine, connue pour ses techniques de recrutement sauvage, n’hésite pas à caster ses futurs employés parisiens directement dans la rue, les parcs ou le métro.

De retour à Paris, pression sociale et familiale le poussent quand même à passer des entretiens. Un CDI, c’est bien pour commencer dans la vie.

Cette rencontre inattendue déstabilise Stéphane mais ne l’empêche pas d’aller passer son entretien presque comme si de rien n’était. « Quelques jours après, j’avais le choix: un poste d’ingénieur pour aller dans le sens de mes études ou l’offre d’Abercrombie & Fitch. » Stéphane hésite et décide finalement de suivre son instinct. « J’ai toujours eu un parcours scolaire assez classique. Mais là, j’ai eu envie de tout envoyer balader. J’ai senti que cette occasion ne se représenterait pas, que c’était la chance de ma vie et qu’il fallait la saisir. Le plus drôle dans cette histoire c’est que la mode ne m’a jamais vraiment intéressé. Abercrombie & Fitch, c’était la seule marque que je connaissais car mon frère m’avait offert un tee-shirt que je trouvais trop cool. »

J’ai toujours eu un parcours scolaire exemplaire. Mais là, j’ai eu envie de tout envoyer balader.

Stéphane se prend vite au jeu de son nouveau poste et fait son maximum pour progresser. « Abercrombie & Fitch est une école exigeante, ultra codifiée mais très formatrice. En tant que manager, tu vois la vie du magasin de A à Z. Recrutement, visuel merchandising, gestion de l’offre : tu touches vraiment à tout. Ce que j’ai le plus apprécié c’est le management à l’américaine. Au bout de six mois, j’avais déjà une vingtaine de personnes à gérer. » Chose impensable dans un grand groupe français où la valeur d’un manager attend malheureusement le nombre des années.

Pourtant au bout de deux ans etmalgré un bilan positif, Stéphane a l’impression d’avoir fait le tour et décide de démissionner. « Je voulais bouger, être promu, mais rien ne se passait. Alors un matin, je suis allé dans le bureau de mon manager et quand je lui ai donné ma lettre de démission, il m’a dit qu’il venait de me recommander pour le poste de responsable de la boutique Hollister (petite soeur de la marque Abercrombie & Fitch) à Beaugrenelle. »

Guidé une nouvelle fois par son intuition, Stéphane accepte ce nouveau challenge. « Cette expérience a été aussi aussi géniale que la première. Chez Hollister, ce que j’ai le plus appris c’est le leadership. Je gérais quatre managers à temps complet et une soixantaine de temps partiels. C’est là que j’ai appris qu’en tant que manager, tu dois être exemplaire. C’est une exigence de chaque instant. Tu es comme une clé de voûte. Tu lis souvent ça dans les bouquins de RH mais le vivre en vrai, c’est autre chose. Une expérience comme ça, ça vaut toutes les formations du monde. »

Une expérience comme ça, ça vaut toutes les formations du monde.

Sauf qu’un jour, Stéphane commence à avoir la sensation de moins apprendre. « Ce job c’était devenu pour moi une succession de missions éphémères, tous les trois mois une nouvelle collection et tous les trois mois la nécessité de tout recommencer. Je ne voyais plus l’intérêt de ce que je faisais. J’avais l’impression de ne pas avoir de véritable impact. »

Stéphane décide alors de chercher autre chose ailleurs. « Je me suis dit que c’était peut-être le bon moment pour moi de renouer avec mon passé d’ingénieur. J’ai commencé à en parler autour de moi, à faire jouer mon réseau. Je voyais que le marché du mobile explosait et j’avais envie d’évoluer dans cet écosystème qui m’a toujours passionné. » Un soir, un ami lui parle de FABERNOVEL TECHNOLOGIES (anciennement Applidium), start-up française spécialisée dans le développement d’app’ mobiles, et Stéphane postule.

Je me suis dit que c’était peut-être le bon moment pour moi de renouer avec mon passé d’ingénieur.

Mais à l’écouter, le retour dans son milieu d’origine n’a pas été aussi facile. « C’est cool d’avoir une expérience atypique mais une expérience comme la mienne, dans mon secteur, ce n’est pas toujours bien vu. Abercrombie & Fitch, c’est l’image sulfureuse des mannequins torses nus. J’avais peur qu’on ne me prenne pas au sérieux, qu’on ne juge pas cette parenthèse à sa juste valeur. Pour en faire un atout, j’ai du apprendre à la valoriser. » Stéphane prépare donc ses entretiens deux fois plus. Pour rassurer ses recruteurs, crédibiliser son CV et prouver ses compétences.

J’avais peur qu’on ne me prenne pas au sérieux, qu’on ne juge pas cette parenthèse à sa juste valeur.

Et ça marche. Depuis trois ans, Stéphane s’épanouit chez FABERNOVEL TECHNOLOGIES. Il imagine, livre et accompagne des produits et des services innovants sur mobile pour Canal +, Volkswagen ou la RATP.

« Aujourd’hui, j’adore ce que je fais et je suis fier de voir les gens utiliser nos applications. J’ai l’impression d’avoir un vrai impact. » Au-delà de la mission, Stéphane a la chance d’évoluer dans une boîte qui a su valoriser son parcours singulier. « Ici on a tous un projet annexe. Moi c’est le recrutement, le tri des CV, la prise de contact avec les candidats … J’adorais ce côté RH chez Abercrombie & Fitch et je peux continuer à le développer ici. J’ai enfin trouvé mon équilibre. »

Journaliste - rédactrice

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