Le récap des infos RH : que s'est-il passé en janvier ?

03 févr. 2021

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Le récap des infos RH : que s'est-il passé en janvier ?
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Arrêt de travail immédiat spécial Covid, délai de transfert du CPF... Découvrez les informations RH que vous avez peut-être loupées en janvier 2021.

5,4 milliards d’euros

C’est le montant total des 620 levées de fonds réalisées en France en 2020, selon le baromètre EY. Si le nombre d’entreprises à lever des fonds a diminué de 16%, ce montant a augmenté de 0,4 milliards par rapport à 2019. A bien y regarder, si les investisseurs se montrent a priori plus sélectifs, ils n’en demeurent pas pour autant frileux en dépit du contexte de crise sanitaire et économique.
Une belle perspective pour la French Tech qui gagne en maturité, et devance pour la toute première fois l’Allemagne au coeur de l’écosystème européen en matière de levée de fonds.

La quote RH du mois

« La réussite du manager comme celle de l’illusionniste se situe dans la relation qu’il établit avec son équipe ou les spectateurs. Cette relation est essentiellement basée sur l’attention, la confiance et la communication non verbale. »

Régis Rossi, conférencier illusionniste en entreprise (non, vous ne rêvez pas ! Ne demandez pas pour autant au bonhomme de sortir un lapin de son chapeau, Régis est un expert en intelligence émotionnelle. Il intervient régulièrement lors de conférences interactives et autres team-buildings, afin d’accompagner les entreprises dans leur conduite du changement).

Covid-19 : les salariés peuvent s’auto-prescrire un arrêt de travail

Depuis le 10 janvier 2021, les salarié·e·s peuvent se prescrire eux/elles-mêmes un arrêt de travail en cas de suspicion de Covid, s’ils ont des symptômes ou s’ils/elles sont considéré·e·s comme cas contact. Directement téléchargeable depuis le site de la Caisse d’Assurance Maladie, le formulaire génère automatiquement un arrêt après soumission. À noter que seules les personnes qui ne peuvent pas télétravailler en sont bénéficiaires.
Une nouveauté qui n’a pas manqué d’agiter certains esprits, la peur d’un absentéisme incontrôlable étant en cause. Mais, à la réflexion, le risque d’abus est-il vraiment le (plus gros) problème aujourd’hui ?

Renforcement du fonds de solidarité, ou presque

Fortement touchées depuis le début de la crise du Covid-19, certaines entreprises ont dû revoir leur business model pour pallier les pertes liées aux restrictions et mesures sanitaires. Ainsi, la vente à emporter et autres livraisons ont fleuri ces derniers mois, permettant d’éviter la fermeture de nombreux commerces.
Mais qu’en est-il, dans ce cas, de l’épineux sujet de l’attribution des aides de l’État ? Bruno Le Maire a tranché ce 14 janvier en affirmant que le produit de la vente à distance et de la vente à emporter ne sera pas comptabilisé dans le chiffre d’affaires de référence pour le calcul de l’aide. Une bonne nouvelle pour certains, une moins bonne pour d’autres ! Ouverte à toutes les entreprises jusqu’à décembre 2020, l’aide se voit désormais restreinte aux seules entreprises fermées administrativement, ainsi qu’à celles exerçant dans les secteurs 1 et 1 bis (majoritairement de l’hôtellerie, les cafés et la restauration).

Licenciée pour un post-it : la cour d’Appel a tranché

Employée en tant qu’aide à domicile par l’ADMR, Cécile a été licenciée en 2005 après avoir laissé un post-it sur la table d’une patiente chez qui une visite s’était particulièrement mal passée. On y trouvait écrit : « Madame, quand j’arrive chez vous la moindre des choses c’est de me dire bonjour et de m’accueillir, pas de m’engueuler parce que je n’ouvre pas la porte. Je ne suis pas un chien, mais une personne. » Alors que le tribunal des prud’hommes avait donné raison à la salariée en 2017, considérant ce licenciement comme abusif, l’association avait fait appel de sa décision.
Sans grande surprise, Cécile a bien eu gain eu de cause, la cour d’Appel de Rennes confirmant que la description de conditions de travail trop dures n’est pas un motif valable de licenciement. Post-it ou pas !

Lassé des formations Zoom, Pepsi opte pour MineCraft

Comme beaucoup d’entreprises depuis mars 2020, Pepsi a été contraint de transiter un bon nombre de conférences, formations et autres meetings en format digital. Et bien que Zoom offre de nombreuses possibilités, un sondage interne a mis en avant que 38% des employé·e·s se trouvaient fatigué·e·s après des journées de formation à distance, et que seulement 24% les trouvaient efficaces.
Marco Rodriguez Tapia, responsable de développement de la marque, a alors eu l’idée d’utiliser MineCraft pour former ses équipes logistiques. Au programme ? Construction de blocs, gestion des stocks de Lego et marchandage afin d’appréhender concrètement la théorie vue durant les premiers jours de formation. Un pari visiblement gagnant qui donne lieu en fin de parcours à l’attribution d’un Kaizen Leader Certification (comprenez un diplôme d’amélioration continue), qui rend ainsi l’exercice aussi sérieux que pérenne !

Formation : il est temps de s’y mettre !

Priorité du plan de relance déployé suite à la crise du Covid-19, la formation professionnelle est de nouveau mise en avant en ce début d’année. Entre autres, le délai de transfert des heures de droit individuel de formation (DIF) sur le compte professionnel de formation (CPF) initialement prévu au 31 décembre 2020, a été repoussé au 31 juin 2021.
Un sujet d’autant plus d’actualité alors que les entretiens professionnels de vos collaborateurs·rices sont fraîchement terminés ou sur le point de l’être. Une petite piqûre de rappel n’est donc pas négligeable, sachant que développer leurs compétences (en les accompagnant vers des formations en accord avec leurs métiers ou plans de carrière) est aussi essentiel au bon développement de l’entreprise en cette période, qu’à leur épanouissement personnel et professionnel.

Vers de nouveaux quotas en faveur de l’égalité professionnelle ?

Alors que la loi Copé-Zimmermann vient de fêter ses 10 ans d’existence, Elisabeth Borne a annoncé son souhait de renforcer les mesures visant à une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans l’accès aux postes dirigeants.
Conformément aux recommandations proposées par le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE), la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion entend notamment étendre les quotas au sein des comités exécutifs et de direction. L’ajout d’un indicateur sur la parité visant à déterminer le pourcentage de femmes parmi les cadres dirigeants des organisations, en plus de celui sur l’égalité salariale est notamment étudié. Affaire à suivre…