Les 5 piliers pour construire un personal branding efficace

Personal branding : les 5 piliers essentiels pour le maitriser

Que l’on soit candidat, auto-entrepreneur, salarié, manager, CEO. À la recherche d’un job, de clients, d’une promotion, d’investisseurs. Que l’on ait besoin de se démarquer, d’asseoir sa réputation, de se faire identifier en tant qu’expert, de se rendre visible ou tout simplement de pas être invisible : on a tous et toutes une bonne raison de faire du personal branding. Autrement dit à créer notre marque personnelle, cette image professionnelle qui nous permettra d’atteindre nos objectifs et de se réaliser. La clef unique pour y arriver ? Arriver à exprimer et affirmer qui l’on est. Rien que ça. Et cela passe par cinq grands piliers que l’on vous propose de passer en revue.

1. Se regarder dans un miroir

N’en déplaise à ce bon vieux CV, tous autant que nous sommes, nous ne résumons pas à la somme de nos diplômes et nos expériences professionnelles. Notre personnalité, nos atouts, nos valeurs, nos aspirations… c’est bien cela qui révèle qui nous sommes vraiment. Et c’est également ce qui va le plus intéresser et retenir l’attention du professionnel qui va croiser votre chemin, quel que soit le contexte.

Mais pour agrémenter son récit personnel de ces informations cruciales, encore faut-il les connaître ! C’est à ce sujet que souvent le bât blesse, tant il est difficile de ne pas avoir une vision biaisée de nous-même. La première étape fondamentale pour créer sa marque personnelle, est donc bien de se livrer à une petite introspection. Le mot peut faire peur, pourtant même sans pousser l’analyse jusqu’aux tréfonds de son âme, se poser certaines questions élémentaires, peut grandement nous éclairer à notre sujet. Il s’agira alors d’identifier ses valeurs personnelles, ses qualités essentielles, ses compétences, talents, potentiels… Mais également de prendre le temps de poser sur le papier, les ambitions que l’on poursuit : ces aspirations seront le moteur de votre personal branding.

Il est bien sûr possible de se faire accompagner par un professionnel (coach ou psychologue) pour mener à bien cette démarche introspective, ou en autonomie à l’aide d’exercices simples. Si vous ne devez en faire qu’un, optez pour la méthode IKIGAï. Un exercice qui permet de définir sa raison d’être et de travailler en faisant le lien entre passion, mission, profession et vocation.

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2. Rendre son histoire captivante

Les codes feutrés de l’entreprise ont la fâcheuse tendance à lisser nos présentations et nos écrits (poke le PowerPoint). Un formatage dans les règles qui bien souvent nous pousse à essentialiser notre parcours, notre métier, notre poste en quelques mots, parfois dans un jargon abscon qui vide de sa substance l’essence même de notre rôle et qui, surtout, ne dit rien à notre sujet finalement. Or, pour faire comprendre aux autres qui nous sommes, montrer la qualité de notre travail, expliquer ce qui nous anime au quotidien, il faut prendre la tangente et plutôt s’adonner à une pratique bien plus ancienne pour ne pas dire ancestrale : raconter son histoire.

Depuis l’aube de l’humanité et ses récits au coin du feu, nous n’avons tout bonnement rien inventé de plus puissant et fédérateur que de transmettre et d’écouter une bonne histoire. Une histoire qui va créer de l’émotion, du lien, favoriser la mémorisation. Et un art qui s’apprend grâce aux techniques du storytelling, la pratique reine des communications modernes pour bâtir une image de marque, y compris personnelle donc.

Des modèles bien connus peuvent ainsi vous aider à structurer vos récits comme le pitch Pixar ou le récit du héros. Mais au-delà des astuces qui permettent de captiver l’attention de son interlocuteur, - comme par exemple toujours débuter un récit par une accroche forte ou une question -, le plus important est de donner vie à son histoire. Pour cela, il faut miser sur l’anecdotique, tous ces petits détails qui nous rendent humains, et vont aider les autres à entrer dans notre petit monde. Des détails qui n’en sont pas vraiment, tant ils permettent de créer des ponts avec celui qui vous écoute. En fait, votre interlocuteur est à la recherche d’un point commun, une émotion, quelque chose dans lequel il peut se projeter ou se rattacher. C’est dans cette sève humaine que la connexion entre vous se joue.

Enfin, n’oubliez jamais d’angler votre histoire, c’est-à-dire de choisir ce que vous allez mettre en avant, car il est impossible d’être captivant sans donner un fil rouge à son récit. Pour bien le choisir, encore une fois il faut se tourner vers ceux qui nous écoutent ou nous lisent en se demandant ce qui est susceptible de les intéresser. Même si vous avez le bâton de la parole, vos interlocuteurs comptent tout autant dans cette interaction et ce moment de partage.

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3. Trouver sa voix

Maintenant que vous connaissez un peu mieux, et que vous avez pris le temps de dérouler le fil de votre histoire, reste à s’équiper des meilleurs outils pour la transmettre. Là encore les étapes précédentes vous aideront car en faisant le point sur les traits saillants de votre personnalité, vous aurez probablement mis le doigt sur vos modes d’expression préférés. On est bien sûr tous différents, avec plus ou moins d’aisance et d’appétence pour la forme écrite ou orale.

La bonne nouvelle c’est qu’on ne demande à personne de cumuler la plume d’Hemingway et le phrasé d’Eminem, ni même de bénéficier ne serait ce qu’un seul des deux (sauf rares cas exceptionnels). Si c’est important de l’évoquer c’est que parfois, par complexe, on n’ose pas prendre la plume ou le micro pour donner de la voix à son travail ou mettre en lumière son profil et c’est bien dommage tellement cela freine nos carrières et notre accomplissement.

D’autant qu’on peut tout simplement apprendre à mieux user de ces deux modes d’expression. Pour l’écrit, on peut par exemple s’inspirer des techniques journalistiques en choisissant un titre percutant, en hiérarchisant l’information, en prenant toujours grand soin de l’accroche et de la chute dans chacun de nos textes, y compris nos publications sur les réseaux sociaux. Toujours vérifier que l’on respecte la règle des 5 W + 1 à savoir que l’on donne bien les informations cardinales qu’a besoin de connaître la personne qui nous lit (Who, qui, What, quoi, When, quand, Where, où Why, pourquoi et How, comment).

Le plus important ? S’exprimer avec son ton, ses mots, son propre champ lexical, celui avec lequel on est à l’aise et qui nous ressemble. C’est la seule façon de rendre notre propos unique, identifiable et de marquer sa plume.

À l’oral, on pique les bonnes pratiques des grands orateurs ou des acteurs de théâtre pour améliorer sa diction et son langage non verbal. On respire lentement, on s’entraîne à projeter sa voix, on peut se filmer en train de parler pour corriger ou améliorer sa posture ou son débit. S’assurer qu’on regarde bien les personnes à qui l’on s’adresse dans les yeux, - y compris face à une large assemblée - , ne pas oublier de sourire… Surtout, il faut prendre du plaisir : varier les intonations, les expressions, bref donner de la couleur à nos prises de paroles pour mieux les incarner. En gardant toujours à l’esprit que toutes les voix sont belles, il faut juste apprendre à apprivoiser la sienne.

4. Veiller à sa e-réputation

Recruteur·trice·s, managers, clients, investisseurs, prestataires… dites-vous qu’avant d’engager une collaboration, quelle qu’elle soit, toutes les personnes avec qui vous interagissez dans votre sphère professionnelle sont susceptibles de faire des recherches à votre sujet sur Internet. Une pratique d’ailleurs banalisée lors d’un processus de recrutement, car au-delà des compétences, les organisations recherchent des candidat·e·s compatibles avec les valeurs et la culture de l’entreprise. Bref, il est primordial de s’assurer que les traces que vous (avez) laissées en ligne sont bien au service de votre image professionnelle et non le contraire.

Si ce n’est pas déjà fait, faites un état des lieux des recherches liées à votre nom et prénom dans Google et passez au peigne fin toutes les informations et images qui remontent à la surface. N’oubliez pas de le faire également via un autre ordinateur que le vôtre, les résultats peuvent varier. Puis, lancez une opération ménage de printemps : effacez les vieilleries, les images que vous jugez trop personnelles, etc. Parfois, il vous faudra contacter les responsables des sites ou faire une demande auprès du moteur de recherche. L’occasion également de faire le tri : avez-vous besoin de conserver votre profil Facebook que vous n’avez pas consulté depuis 7 mois ? Dans tous les cas, faites un détour par les paramètres de confidentialité des sites que vous utilisez pour mieux vous limiter les fuites de données inopinées. Utiliser un pseudonyme pour s’adonner à ses activités personnelles est également la garantie de limiter les interférences avec son image professionnelle quand on a la volonté de bien dissocier les deux.

Enfin, pour gérer votre e-réputation au quotidien, créez une alerte Google sur votre nom-prénom. Vous serez ainsi prévenu·e par mail, dès qu’un nouveau contenu vous concernant est publié sur Internet.

5. Construire sa marque digitale

Elle nous représente 24h/24, 7 jours/7, partout dans le monde… notre identité numérique, celle-là même qui ouvre notre champ des possibles professionnels au-delà de notre réseau proche. Autant dire qu’elle mérite toute notre attention. Une construction qui peut passer par la création d’un site Internet dédié selon son profil et son activité, et a minima par une présence active sur les réseaux sociaux. Pour éviter de se disperser, concentrez vos forces sur les sites essentiels, ceux avec lesquels vous avez plus d’affinité. Car une fois un profil créé, reste à lui donner vie en postant régulièrement des contenus, en tenant informé de ses actualités et surtout en créant de l’interaction avec les personnes de son réseau. À ce jeu, certains seront davantage décomplexés en photo ou vidéo, quand d’autres privilégiront des publications de textes. Un goût qui pourra faire pencher plutôt vers Instragram que Twitter et inversement.

Si toutes les audiences sont sur tous les sites, difficile de faire l’impasse sur LinkedIn, cet incontournable de la vie professionnelle qui est en plus, un bon outil de référencement et de mise en lumière de son travail.

Et pour que votre double numérique vous ressemble (vraiment) et s’inscrive dans votre personal branding, il faut veiller, un peu comme dans la “vraie vie”, à s’exprimer uniquement en employant un ton qui vous ait propre, votre langage, d’aborder des sujets qui vous tiennent à cœur. Exit les posts copier/coller pour faire le buzz, qui la plupart du temps, on ne va pas se mentir, sont grillés à 10 kilomètres. En revanche, n’hésitez pas à varier les formats, à tester des choses… c’est aussi ainsi que vous trouverez votre pâte et rencontrerez votre audience.

Enfin, pour les plus prolifiques, au-delà de faire vivre son identité numérique on peut passer au stade supérieur en optant pour de la création de contenu. Une activité qui a le vent en poupe notamment à travers deux formats stars que sont la newsletter et le podcast. Une activité cependant à part entière et exigeante qui nécessite une stratégie de contenus et surtout du temps alloué chaque semaine afin de respecter une certaine régularité, garante du succès de ce type de format. Du temps passé, certes, mais qui est bien souvent un levier très fort pour gagner en visibilité et crédibilité dans son domaine d’expertise. Là encore, l’expression d’une vision ou d’une approche très personnelle peut permettre de se différencier de la masse de contenus déjà disponible.

Travailler ces cinq grands piliers va faire tenir debout votre marque personnelle. Surtout pensez à une cohérence globale entre tous ces éléments. Mais parce qu’on n’est pas des robots en mesure de contrôler tout ce que l’on dit, fait, l’impression que l’on laisse, etc. le mieux c’est tout simplement d’opter pour le naturel et éviter de se camoufler derrière une attitude, des messages, un costume qui ne nous ressemblent pas. C’est bien en racontant sincèrement qui on est, que l’on rencontrera les bonnes personnes, les bons projets, c’est-à-dire ceux fait pour nous.

Article édité par Éléa Foucher-Créteau
Photo de Thomas Decamps

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