Réussir en sortant des sentiers battus avec Paul Arden

Réussir en sortant des sentiers battus selon Paul Arden

Paul Arden a travaillé comme publicitaire à l’agence Saatchi & Saatchi pour le compte des plus grands groupes internationaux comme British Airways, Toyota, Fuji ou encore Nivea. Cette figure de la publicité britannique délivre les conseils tirés de son expérience dans un guide de poche, intitulé It’s not how good you are, it’s how good you want to be. Humblement sous-titré « le livre le plus vendu au monde », l’ouvrage rassemble des réponses directes, loufoques mais souvent logiques aux doutes qui nous effleurent souvent dans notre vie professionnelle. Paul Arden se sert du processus créatif de la publicité comme métaphore pour prodiguer des conseils – dont un grand nombre en lien avec le marketing – des plus pertinents.

Les fondamentaux

La première partie du livre de Paul Arden reprend des éléments de base à appliquer pour réussir dans sa vie professionnelle. Les préceptes du publicitaire laissent à penser que tout est possible à celui qui le décide. Dans la préface du guide, l’auteur affirme que « la plupart des gens riches et puissants ne sont pas particulièrement doués, sympathiques, cultivés ou beaux. Ils sont devenus riches et puissants par la simple volonté de devenir riches et puissants ». Le ton est donné : quel niveau d’excellence souhaitez-vous atteindre dans votre secteur d’activité ? Là est la question fondamentale.

Pour atteindre vos objectifs, Paul Arden vous recommande de ne pas chercher le consensus à tout prix autour de votre travail, mais de sonder votre entourage pour glaner des critiques. Ces dernières encouragent la créativité et vous permettront de ne pas vous contenter de résultats médiocres. Ne demandez donc pas à vos collègues s’ils aiment votre proposition, demandez-leur plutôt ce qui cloche et comment vous pourriez l’améliorer.

L’auteur insiste aussi sur le fait qu’il est important de prendre ses responsabilités en cas d’échec : ne blâmez pas les autres puisque les problèmes de budget, de brief ou d’équipe sont inhérents au business ; il ne tient qu’à vous de vous adapter et de faire de votre mieux en accentuant le positif plutôt que de vous berner à souligner ce qui ne fonctionne pas. Pour faire passer son message, Arden accumule les titres provocateurs, tels : « Celiu qui ne se trompe jamais a peu de chances de réussir » (coquille volontaire) ; « Un croquis sommaire est plus vendeur qu’une maquette finalisée » ; « N’essayez pas de gagner des prix »…

Un client refuse votre dossier d’appel d’offres ? Paul Arden refuse de considérer le “non” comme une réponse : remettez une autre proposition à votre client le lendemain à la première heure. Si cela était simple, tout le monde le ferait, par conséquent, selon les objectifs et le niveau d’exigence que vous souhaitez atteindre, sachez rendre les difficultés et les obstacles enthousiasmants !

Don’t play by the rules

De nombreux ouvrages récents ont remis au goût du jour la culture de l’échec : échouer un peu mieux chaque fois est aussi une forme d’avancement. « Fail again, fail better », écrivait Samuel Beckett.
Paul Arden va même plus loin en affirmant qu’il vaut mieux avoir tort que raison dans son environnement professionnel. En effet, celui qui est dans le vrai ne se remet pas en question, n’imagine pas d’autres solutions aux problèmes auxquels il fait face.

Aussi, il y a un effet cliquet à se tromper : une fois que l’on a compris que l’on ne mourrait pas d’une mauvaise idée, on ose plus facilement émettre ses opinions sans peur du jugement des autres dans le cadre d’un brainstorming ou d’une réunion de projet.

À la lecture du guide de Paul Arden, on comprend qu’il est parfois plus logique et efficace d’aller à l’encontre de son instinct, car les idées les plus insolites sont parfois la solution à une situation compliquée ou un projet épineux. L’auteur prend l’exemple d’un vin français nommé Fat bastard (“Gros lard”) qui, grâce à cette appellation improbable mais bien inspirée, s’est fait connaître dans le monde en moins de six ans d’existence. À l’inverse, si vous êtes en manque d’inspiration pour vos projets en cours, peut-être angoissez-vous à l’idée que l’on vous vire ? Génial ! Selon Paul Arden, cela veut dire que le job n’est pas fait pour vous et que ce licenciement est un pas de plus vers quelque chose qui vous correspond davantage.

Finalement, la force de Paul Arden est d’avoir élaboré un ouvrage original, aux questionnements multiples et aux visuels décalés. La mise en pages est unique, colorée et volontairement provocatrice. Que l’on ait quitté l’école avant d’avoir le bac, que l’on soit manager au sein d’un grand groupe ou travailleur indépendant, It’s not how good you are, it’s how good you want to be rassemble des bons mots, des formules de sagesse et beaucoup d’humour à disposition de tous ceux qui sont prêts à emprunter des chemins de traverse pour parvenir au niveau d’excellence qui leur convient.

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Photo by @WTTJ

Aglaé Dancette

Fondateur, auteur, rédacteur @Word Shaper

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