Les news pour briller à la machine à café le 2 avril 2020

Les news pour briller à la machine à café le 2 avril 2020

Parce qu’on sait à quel point le confinement lié à la crise du coronavirus bouscule notre quotidien et qu’il est difficile de s’y retrouver dans toute l’information que nous consommons et les ouï-dire, la rédaction de Welcome to the Jungle vous livre chaque semaine les dernières actualités chaudes du monde du travail, quelque peu bouleversé. Et n’oubliez pas de prendre soin de vous !

LES DERNIÈRES NEWS

TOUS les salariés exposés vont pouvoir toucher une « prime exceptionnelle »

Au début, cela devait concerner uniquement le personnel soignant. Mais face à l’indignation des personnels de l’agroalimentaire et à l’augmentation des droits de retrait dans les entreprises privées, la ministre du Travail a finalement annoncé le 26 mars, que tous les salariés qui se déplaçaient encore chaque jour sur leur lieu de travail pourraient bientôt toucher une “prime exceptionnelle”.

Sous réserve du Conseil d’État, cette prime défiscalisée, désocialisée (exonérée de cotisations sociales, ndlr.) et laissée au bon vouloir de chaque entreprise, est pour l’instant limitée à 1 000 euros par salarié, mais elle pourrait bientôt être déplafonnée jusqu’à 2000 euros. L’objectif est clair : motiver les salariés à continuer leurs efforts, lutter contre le droit de retrait, et enfin « récompenser tous ceux qui méritent notre respect, notre considération et notre soutien », a souligné Muriel Pénicaud. En ces temps difficiles, les premières et deuxièmes lignes vont enfin pouvoir récompensées pour leurs efforts, ouf !

3,6 millions de salariés concernés par le chômage partiel

Depuis le début de la crise, les recours au chômage partiel ne cessent d’augmenter et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Le 31 mars, on comptabilisait déjà 337 000 entreprises ayant fait les démarches pour recourir au dispositif et cet arrêt temporaire d’activité concernaient 3,6 millions de salariés. Rien que ça. Les principaux secteurs concernés sont « l’industrie, l’hébergement, la restauration, la construction et le commerce non-alimentaire », comme « les garages qui sont très touchés en ce moment », a souligné Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, le 27 mars. Face à l’afflux de demandes, elle a expliqué que toutes celles « qui n’avaient pas eu de réponse en 48 heures sont réputées acquises » et que le gouvernement « fera les contrôles a posteriori », après la crise sanitaire.

« Le but du chômage partiel, qu’on utilise massivement, c’est d’éviter les licenciements, a insisté la ministre du Travail. Pour éviter la casse sociale mais aussi qu’on permette aux entreprises, demain, de repartir avec leurs compétences. » Aujourd’hui, ce dispositif « remplit son objectif puisqu’on a très peu d’augmentation du chômage, avec 20 000 inscrits de plus », lors de « la troisième semaine de mars par rapport à l’année dernière », a détaillé la ministre avant de rappeler que ce dispositif pouvait aussi être mis en place pour les entreprises employant « un seul salarié » et accessible aux indépendants.

En parallèle, les embauches en période de confinement se font beaucoup plus rares avec une baisse de 70%. Mais quelques secteurs sont épargnés, notamment « la fabrication de masques et l’agriculture. » Logique. Si vous voulez en savoir plus sur le chômage partiel et si vous vous posez des questions sur votre rémunération, notamment, pas de panique : on vous explique tout dans cet article.

Les assistantes maternelles et aides à domicile peuvent maintenant bénéficier du chômage partiel

De nombreuses aides et outils ont été mis en place ces derniers jours pour soutenir les actifs français. Mais qu’en est-il des 600 000 personnes travaillent chaque jour pour des particuliers pour des travaux de jardinage, des ménages, de l’aide à domicile ou des cours particuliers…, sans compter les 450 000 assistantes maternelles qui gardent quotidiennement des enfants ? Rien n’avait été jusque-là annoncé pour ces employés à domicile. Le gouvernement a donc décidé de réagir le 30 mars en créant « une indemnité exceptionnelle » garantissant une rémunération à ces salariés dont l’activité est fortement réduite, confinement oblige.

Concrètement, il s’agit du versement du chômage partiel qui s’effectuera un peu différemment des autres professions puisque c’est le particulier-employeur qui touchera des indemnités de l’État. Pour y avoir accès l’employeur doit avancer le montant des heures non-travaillées de son salarié à domicile à hauteur de 80% de son net, puis déclarer les heures au Cesu. Dans les quinze jours suivant la déclaration, la somme sera remboursée directement sur son compte en banque. Et si l’employeur souhaite que son aide à domicile conserve l’intégralité de ses revenus, il pourra lui verser le 20% restants sous forme de « bons solidaires ». Adrien Gauthier, responsable à l’Acoos, la caisse nationale des Urssaf, estime que ce dispositif « permettra de maintenir la rémunération de ces personnes et qui ont des petits revenus. » Une annonce qui s’est fait beaucoup attendre par ces salariés, souvent en situation précaire, et qui les rassure ! Enfin !

La déclaration d’impôt sur le revenu décalée à fin avril !

Pour faire face à la crise sanitaire que traverse la France, Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncé que les déclarations d’impôt sur le revenu seront décalées. « On aurait dû déclarer ses revenus dès le 9 avril. On le fera à partir du 20 avril », a-t-il déclaré le 31 mars sur TF1.

Pour ceux qui déclarent encore sur papier, la date de limite de dépôt des déclarations est maintenant fixée au 12 juin 2020 à 23h59 tapante ! Oui, y compris pour les Français qui résident à l’étranger, le cachet de la poste faisant foi. Quant à ceux qui transmettent leurs informations directement en ligne, ils auront du lundi 20 avril au 4 juin même heure pour les habitants des départements 0 à 19 et non-résidents (ce qui correspond à la zone 1), au 8 juin pour ceux des départements 20 à 54 (zone 2) et au 11 juin pour les autres (départements 54 à 976, zone 3) pour déclarer leurs revenus sur le site : impots.gouv.fr. À situation exceptionnelle, dispositions exceptionnelles !

LES FEEL GOOD NEWS

En cette période difficile où nous sommes assaillis d’informations anxiogènes, où nous comptons chaque jour les morts du coronavirus, la rédaction de Welcome to the jungle a fait le choix de vous parler aussi de ce qui allait bien. C’était presque mission impossible mais nous avons réussi à trouver : des initiatives citoyennes et solidaires, mais aussi des découvertes porteuses d’espoir.

Des masques de plongée au secours des personnels soignants

En France, l’enseigne de sport Décathlon a bloqué les ventes en ligne de ses masques de plongée « Easybreath », pour les mettre gratuitement à disposition des soignants et du personnel de secours. Objectif : les détourner de leur utilité première pour lutter contre le Covid-19. Ce masque qui recouvre tout le visage, normalement utilisé pour le snorkeling « intéresse les hôpitaux, les universités et les centres de recherche », a annoncé la direction de l’enseigne. Les personnels soignants envisagent de l’utiliser de deux manières : soit pour protéger les médecins qui manquent de masques de protection, soit pour tenter de sauver leurs patients en réanimation.

L’idée est née en Italie, après qu’un hôpital du nord du pays a réalisé un prototype équipé d’une valve installée à la place du tuba au sommet du masque, permettant de faire le lien avec un respirateur et d’alimenter un patient en air. Pour aider les médecins français, la division nationale de Décathlon a donc décidé de donner les 30 000 masques actuellement en stock dans le pays. « 30 000 paires de lunettes de natation » pour protéger les muqueuses des yeux seront également offertes et « pour des questions de rapidité d’acheminement de ces dons, nous portons nos efforts dans les régions actuellement les plus touchées par le Covid-19 : Île-de-France, Hauts-de-France, Grand Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur », a précisé la marque. Afin de mieux organiser la distribution du matériel, Décathlon invite tous les soignants qui le souhaitent à faire leurs demandes à l’adresse : easybreath-covid19@decathlon.com Après le confinement, il est probable qu’on ne verra plus jamais ces masques de plongée de la même façon, pour peu que l’on reparte en vacances un jour. En attendant, #restonscheznous.

Une pharmacie fabrique du gel désinfectant dans un laboratoire à ciel ouvert et vend ses produits dans des cubis !

Face à la pénurie de gel hydroalcoolique, après les professionnels des cosmétiques, c’est au tour des pharmacies de s’organiser pour fabriquer leurs propres solutions désinfectantes. Elle aussi confronté à des problèmes d’approvisionnement, la pharmacie Delpech dans le très chic 6ème arrondissement de Paris, s’est organisée en montant un laboratoire de rue. Depuis plusieurs jours, les mélanges réalisés par les préparatrices en pharmacie se font à l’arrière d’un camion ouvert et les produits sont stockés dans des contenants un peu insolites : des cubis de vins ! « Des cubis de vin que l’on a recyclé parce qu’il n’y avait plus rien d’autre, c’est système D », a expliqué la pharmacienne à France Info.

Le produit fabriqué à partir d’un mélange d’alcool, de glycérine, d’eau et d’eau oxygénée, selon les recommandations officielles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), est vendu chaque jour à une centaine de personnes : des particuliers mais aussi des chefs d’entreprises. Certains d’entre eux peuvent acheter jusqu’à 150 litres en une seule commande ! Parfois il suffit juste d’un peu d’imagination, d’un grain de folie, pour que notre travail contribue au bien collectif.

À la rescousse des labos, une start-up bretonne créé un test de dépistage rapide au coronavirus

Une seule goutte de sang pour savoir si une personne est atteinte du Covid-19 ou l’a déjà eu, voilà le pari fou de la start-up bretonne NG Biotech basée à Guipry-Messac en Ille-et-Vilaine. En quelques semaines seulement, l’entreprise a développé un test unique en son genre qui détermine en 15 minutes seulement si le patient a développé des anticorps contre la maladie respiratoire. Et ce même si la personne n’a pas été malade. En plus d’être rapide, ce dispositif est particulièrement intéressant surtout lorsqu’on sait que 80% des personnes atteintes du Covid-19 sont asymptomatiques et donc, ne savent pas vraiment si elles sont immunisées.

En passe d’être commercialisé, ce test qui se lit comme un test de grossesse sera d’abord utilisé par les professionnels de santé, ce qui leur permettra de travailler plus sereinement. Ensuite, le dispositif pourra être plus largement diffusé surtout à la fin du confinement pour savoir qui est déjà immunisé. Pour le moment, l’entreprise a prévu de fabriquer 6 millions de tests dans les six prochains mois à Guipry-Messac, où une deuxième unité devrait bientôt ouvrir. « Les premières livraisons vont commencer d’ici fin avril », a annoncé Milovan Stankov Pugès, le PDG de la start-up. La société qui employait quinze salariés vient de doubler ses effectifs ! Bravo !

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Photo by WTTJ

Romane Ganneval

Journaliste - Welcome to the Jungle

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