Les news pour briller à la machine à café le 19 mars 2020

News pour briller depuis son canap’ du 19 mars 2020

Parce qu’on sait à quel point le confinement bouscule notre quotidien et qu’il est difficile de s’y retrouver dans toute l’information que nous consommons et les ouï-dire, la rédaction de Welcome to the Jungle vous livre chaque semaine les dernières actualités chaudes du monde du travail, quelque peu bouleversé. Et n’oubliez pas de prendre soin de vous !

Les dernières news

L’arrêt de travail pour garder ses enfants indemnisé au moins à 90% du salaire net

Les salariés du privé et les fonctionnaires qui ne peuvent pas télétravailler et en même temps s’occuper de leurs enfants privés d’école depuis lundi, et donc qui se voient contraints de poser un arrêt de travail seront au moins indemnisés à hauteur de 90% de leur salaire net, a annoncé le ministère du travail lundi 16 mars. L’employeur pourra compléter l’indemnité journalière même si le salarié a été embauché il y a moins d’un an, souligne le gouvernement. Du côté des agents de l’État (sapeur-pompier, officier de police par exemple), c’est encore plus simple : ils disposent, depuis lundi 16 mars au matin, d’un système d’autorisations spéciales d’absence qui assure une prise en charge totale du salaire net incluant les primes.

Pour obtenir et bénéficier de cet arrêt de travail exceptionnel à la vue de la situation exceptionnelle que nous traversons, inutile de se rendre chez votre médecin traitant ! C’est à votre employeur, qui n’a d’ailleurs pas le droit de vous refuser cet arrêt, d’en faire la démarche auprès de l’Assurance maladie sur le site https://declare.ameli.fr. L’arrêt de travail est indemnisé pour tous, dès le premier jour d’arrêt contre trois jours habituellement dans le privé, et reste valable tant que la structure d’accueil de votre enfant reste fermée. Un petit ouf de soulagement pour tous les parents !

De plus en plus de salariés refusent de travailler et exercent leur droit de retrait

Depuis l’annonce du confinement général lundi 16 mars, de plus en plus de salariés des entreprises qui poursuivent leur activité sont inquiets, inquiets de se trouver à proximité de personnes potentiellement contaminées. Alors qu’ils soient postiers, livreurs, routiers, ou encore conducteurs de bus, ils sont chaque jour plus nombreux à exercer leur droit de retrait. En réaction, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a déclaré ce mercredi sur l’antenne de BFM Business : « J’invite tous les salariés des entreprises qui sont encore ouvertes, celles qui ont des activités indispensables au bon fonctionnement du pays, à se rendre sur leurs lieux de travail », précisant que les salariés des industrie agroalimentaires, de la grande distribution… avaient un rôle central à jouer dans l’apprivoisement des marchandises de première nécessité, dans la sécurité sanitaire du pays et dans la continuité de l’État.

Pour les salariés, et ce quel que soit leur secteur d’activité estiment que les mesures sanitaires prises par les entreprises ne sont pas suffisantes ! Le syndicat FO (Force ouvrière) souligne le manque de gel, de protection dans les métiers au contact d’une clientèle, la CFDT déplore que certains salariés soient contraints d’aller travailler sous la menace de sanctions. Selon Julien Vincent, délégué CFDT chez Amazon à BFMTV, le geste barrière qui semble le plus difficile à mettre en place au sein des entreprises, reste la distance de sécurité. « Sans ça, on ne peut pas travailler », explique-t-il. Alors si vous êtes contraints de continuer à vous rendre sur votre lieu de travail, essayez d’engager une discussion avec votre employeur, faites-lui part de vos inquiétudes, demandez des protections supplémentaires si la situation l’impose et si le dialogue n’est pas envisageable, renseignez-vous sur vos droits.

Les boulangeries peuvent désormais être ouvertes tous les jours

Pour répondre à une demande croissante des consommateurs en pleine crise sanitaire, les boulangeries françaises qui le souhaitent vont pouvoir être ouvertes sept jours sur sept, grâce à une dérogation du ministère du Travail, obtenue le 16 mars. Jusqu’à présent, une loi quasi centenaire prévoyait que les boulangers ferment au moins une journée par semaine dans notre pays, où nous consommons environ 135 grammes de pain par personne chaque jour (tout de même…). Même en confinement tout le monde va donc pouvoir acheter sa baguette et son croissant, sans stress !

Pour les boulangers en revanche, c’est toute une organisation à revoir : certains craignent la mort à court terme des boulangeries dont la taille ne permet pas d’ouvrir tous les jours (manque de repos, charges de personnel intenables…), quand d’autres déplorent des conditions de travail précaires face à l’épidémie de coronavirus et surtout un manque d’accès aux protections (gants, masques) pour le personnel confronté à la clientèle.

Les feel good news

En Italie, une start-up sauve des patients atteints du Covid-19 avec une imprimante 3D

Face à l’afflux de patients atteints du Covid-19, le système de santé de nos voisins italiens est au bord de l’implosion. La situation est particulièrement préoccupante dans le nord du pays où, il y a une dizaine de jours, l’hôpital de Chiari s’est retrouvé à court de valves respiratoires, un dispositif permettant de connecter les masques à oxygène aux respirateurs. Après avoir entendu l’appel au secours de l’établissement relayé sur Facebook, Cristian Fracassi, le fondateur d’Isinnova, une start-up spécialisée dans l’impression 3D, s’est engagé à produire des répliques de valves. Son équipe de quatorze ingénieurs a d’abord fourni quelques prototypes réalisés grâce à une imprimante 3D à l’hôpital, qui les a testés avec grand succès. Après le feu vert de l’équipe médicale, l’entrepreneur ingénieur a lancé une production de 100 autres valves directement livrées à Chiari.

Dans un long message sur les réseaux sociaux, Cristian Fracassi a expliqué son geste : « Il y avait des gens en danger, et nous avons agi. C’est tout. Maintenant, réfléchissons. D’abord, ne nous appelez pas, comme certains l’ont fait, des héros. Nous n’avons fait que notre devoir. Refuser n’aurait pas été un acte lâche, mais meurtrier. Nous n’avons aucune intention de profiter sur cette situation, nous n’avons pas l’intention d’utiliser les dessins du produit au-delà de la nécessité étroite qui nous a forcé à agir. Nous aimerions simplement que de cette histoire ne reste qu’une chose : la communauté, faite d’un hôpital, d’un journal qui a diffusé l’appel à l’aide et d’une équipe de professionnels qui, ensemble, ont sauvé des vies (…) » Un acte solidaire, et humble, bravo.

L’industrie française se mobilise face au coronavirus. Objectif : produire du gel hydroalcoolique à grande échelle

Alors que le gel hydroalcoolique et que les masques de protection se raréfient, l’industrie se mobilise également pour soutenir les soignants et la population. Bernard Arnaud, PDG du groupe de luxe LVMH, a annoncé le 15 mars qu’il mettait dès à présent à profit ses usines (Guerlain, Dior, Givenchy) pour produire du gel désinfectant à destination des hôpitaux. « La branche parfums et cosmétiques de LVMH mobilise ses capacités de production pour fabriquer et offrir aux pouvoirs publics des quantités importantes de gel hydroalcoolique », pouvait-on lire dans le communiqué de l’entreprise. Les produits réalisés dans trois usines, sont gracieusement livrés aux trente-neufs hôpitaux de l’assistance publique (AP-HP). Le groupe qui a prévu de produire cinq tonnes de gels minimum chaque semaine, a livré ses premiers cartons ce mercredi. Le groupe Hermès, qui vient d’annoncer la fermeture de ses sites de production en France, envisage également de lancer une production de gel hydroalcoolique.

Mais il n’y a pas que le secteur du luxe et de la parfumerie qui s’engage. La société marseillaise Ricard a décidé de faire don de ses stocks d’alcool, soit 70 000 litres, au laboratoire Cooper, qui livre l’ensemble des pharmacies en France pour augmenter la production de gel hydroalcoolique dans le pays. Cette initiative va permettre de produire près d’1,8 millions de flacons de 50 ml. Pour que ce geste de solidarité soit total, le laboratoire Cooper s’est, lui, engagé à verser le produit de ses ventes à des associations mobilisées dans le secteur de la santé. Toutes ses actions pourront d’ici à quelques jours pallier le manque de gels désinfectants et renforcer l’efficacité des gestes barrières !

Bénévolat, coups de main entre voisins… Les actes de solidarité se multiplient

L’épidémie de coronavirus place le pays en confinement depuis trois jours. Et si certains ne supportent pas la situation, trouvent des prétextes pour sortir à la moindre occasion, la grande majorité essaie de s’organiser, sans oublier de proposer de l’aide aux plus vulnérables. Depuis quelques jours, il n’est pas rare de voir des salariés au chômage technique/partiel proposer d’aller faire des courses pour des personnes âgées, des étudiants s’engager à travailler bénévolement dans des usines de production de masques, d’autres proposer un service de garde d’enfants pour ceux qui sont obligés de travailler, des volontaires prêts à accomplir des fonctions non-sanitaires dans les hôpitaux pour décharger le personnel soignant (accueil, orientation, saisie informatique)… Partout en France, un seul mot d’ordre : ne pas rajouter d’isolement au confinement physique.

Romane Ganneval

Journaliste - Welcome to the Jungle

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