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« Je n'ai rien à faire » : nos conseils pour optimiser votre ennui au travail

  • November 26, 2018

Il résout un sudoku de niveau expert en moins de 5 minutes et est le premier à liker les messages de ses amis sur Facebook, qui est-ce ?

Salarié-qui-s’ennuie : nom, masculin. Animal diurne que vous reconnaîtrez facilement à son air hagard et sa démarche abattue, ce spécimen est atteint d’un mal (heureusement) curable : l’ennui. Pris en charge à temps, il peut sortir de sa condition et vivre une vie heureuse parmi ses anciens congénères, les salariés épanouis.

Quelques conseils pratiques pour relativiser et optimiser au mieux ces longues journées au bureau.

Une espèce sur-représentée

Christian Bourion, professeur d’économie et spécialiste du sujet, estime que 30% des salariés français seraient concernés de près ou de loin par le syndrome de l’ennui au travail. Un phénomène qui, s’il dure trop longtemps, peut se transformer en véritable pathologie, à travers ce que l’on appelle aujourd’hui un “bore-out”.

Comment en arrive-t-on là ? Les raisons qui conduisent à l’absence d’activité sont nombreuses : sur-qualification par rapport au poste, baisse d’activité de l’entreprise, mise au placard, etc. Des moments d’inactivité qui coûtent cher aux entreprises : aux Etats-Unis par exemple, une étude de la Harvard Business School estime les pertes à près de 100 milliards de dollars par an. Un chiffre “choc” qui éclaire une tendance de fond et commune à la majorité des pays développés.

Comment optimiser ce temps-libre ?

Ces périodes d’inactivités sont souvent reçues avec enthousiasme… au début. « J’ai travaillé très dur pendant des mois pour finaliser un gros projet. Après ça, mon activité s’est considérablement réduite et j’étais ravie ! J’ai bullé sur Facebook et Twitter et passé beaucoup de temps à tchater avec des amis. C’était sympa les trois premières semaines. Aujourd’hui ça fait quatre mois, j’ai clairement fait le tour et j’angoisse à l’idée d’aller travailler le matin. » nous explique Camille, ingénieur dans le bâtiment. Alors, si la situation ne peut pas changer, comment tirer partie de ce temps libre et le transformer en opportunité ?

Formez-vous, développez de nouvelles compétences.

On a rarement l’occasion d’être payé à apprendre, alors profitez-en. Il existe aujourd’hui des milliers de formations accessibles en ligne, gratuitement ou presque.OpenClassRooms ou encore My Mooc vous permettent d’étudier des sujets aussi divers que l’anthropologie, le design thinking ou encore l’impression 3D. Pas d’excuses, il y en a pour tous les goûts !

Faites de la veille.

Être le premier informé de la sortie de la dernière vidéo de Norman, c’est bien, mais être à la pointe de l’actualité sur votre secteur, c’est mieux. Abonnez-vous à des publications spécialisées, écoutez des podcasts ou listez les blogs professionnels qui vous concernent. Mieux, partagez ces informations avec vos collègues, ils vous remercieront.

Lisez.

Avec les millions de livres disponibles en ligne, vous pouvez même feuilleter le dernier Guillaume Musso comme si de rien n’était. Pensez à froncer les sourcils de manière régulière ou à marmonner des mots intelligents et on pensera que vous lisez une publication professionnelle et extrêmement pointue. Ou alors, découvrez Koober, une application qui vous permet d’accéder aux résumés de centaines de livres pour apprendre en accéléré.

Travaillez… pour quelqu’un d’autre.

Si votre contrat ne spécifie pas le contraire, créez-vous un statut de micro-entrepreneur et réalisez quelques missions ponctuelles. « Je suis journaliste de formation. Suite à un plan social, j’ai retrouvé un travail dans le service communication d’une grosse boîte. J’ai très peu de travail, je suis occupé 2 jours de travail par semaine environ. Le reste du temps, je fais discrètement des piges pour des blogs. Ça m’aide à tenir le coup le temps de trouver mieux », raconte Hugo. Des sites comme Malt ou la Crème de la Crème, spécialisés dans le freelancing, peuvent vous aider à trouver des projets rapides et réalisables à distance.

« J’ai très peu de travail, je suis occupé 2 jours de travail par semaine environ. Le reste du temps, je fais discrètement des piges pour des blogs. Ça m’aide à tenir le coup le temps de trouver mieux » - Hugo.

Bonus : achetez des grilles de Loto. Débrouillez-vous pour gagner, rachetez votre entreprise, puis nommez votre ancien manager (celui qui ne vous donnait rien à faire) au poste de “Responsable des sudokus”.

Période d’ennui prolongée : 3 conseils pour revenir dans le game

Conseil n°1 : comprendre

Pour déterminer comment changer les choses, il faut déjà analyser l’origine du problème : quand et comment avez-vous commencé à vous ennuyer ? Le problème vient-il d’un manque d’activité général au sein de l’entreprise, d’un manager qui ne sait pas déléguer, d’un poste inadapté à vos compétences ?

Conseil n°2 : se fixer des objectifs

À force de s’ennuyer, on perd confiance en soi et on se démotive. C’est un cercle vicieux : plus on s’ennuie, moins on a envie de faire quelque chose. Alors faites votre plan de bataille étape par étape : lister les projets existants en interne qui pourraient vous intéresser, parler à votre manager, échanger avec 3 personnes de directions différentes, développer une nouvelle compétence nécessaire pour changer de service, etc.

Conseil n°3 : rebellez-vous, mais dans les règles

Vous aimez cette entreprise, mais personne ne vous donne de travail ? Créez votre propre activité. Réfléchissez, seul ou à plusieurs, à une solution autour de votre coeur de métier : nouvelle idée, nouveau process, nouveau produit. S’il le faut, travaillez en secret jusqu’à ce que vous ayez une première version viable à présenter à vos supérieurs. Au mieux, ils vous proposeront de la poursuivre, au pire, ils auront la preuve de votre motivation.

Si aucune de ces solutions n’a porté ses fruits et que vous avez fait le tour des petites occupations temporaires possibles, la dernière solution est… la fuite. Prenez le temps de choisir soigneusement une nouvelle tribu qui vous permettra de vous épanouir.

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Photo by WTTJ

Marlène Moreira

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