Développeur back-end : la technique derrière l'interface

Développeur back-end : le créateur des coulisses des sites

En informatique, par opposition au front-end qui désigne l’interface avec laquelle les utilisateurs d’un logiciel ou d’un site Internet vont interagir, et qui apparaît sur leur écran, le back-end correspond aux serveurs d’hébergement et bases de données qui permettent de la faire fonctionner mais qui restent invisibles pour les utilisateurs. Le développeur back-end est ainsi chargé de concevoir l’architecture, les applications et les fonctionnalités d’un logiciel ou d’un site. Précisions sur ce métier très technique mais aussi créatif avec Mayeul Rousselet, développeur back-end chez Dataiku.

Quel parcours as-tu suivi pour devenir développeur back-end ?

En tant que grand adepte des mathématiques, j’ai commencé à coder sur un vieil ordinateur lorsque j’étais au collège. J’ai toujours aimé résoudre des problèmes et relever des défis de programmation. Après mon bac, j’ai donc fait le choix d’intégrer une école d’ingénieur avec une spécialisation en informatique pour l’aide à la décision (conception d’outils informatiques pour aider les décideurs à analyser les problèmes qu’ils rencontrent et faire des choix stratégiques, ndlr). J’ai commencé ma carrière professionnelle dans le domaine de la visualisation de données, puis j’ai découvert le monde merveilleux des sites Internet et je suis me suis progressivement orienté vers le développement web, avec la création de sites puis de back-end). J’ai été recruté il y a cinq mois par Dataiku, une entreprise française fondée en 2013 qui a développé une plateforme pour analyser la donnée et développer des méthodes prédictives en environnement big data. Ce poste me permet d’allier mon expertise du back-end et le domaine du machine learning (l’intelligence artificielle), qui est selon moi l’avenir du développement web.

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Comment définirais-tu le métier de développeur back-end ?

Le développeur back-end est chargé de la conception, du développement et de la maintenance d’un logiciel ou d’une application. Il intervient pour cela sur le serveur et les bases de données. Il gère en fait toute la partie non visible du développement, contrairement au développeur front-end qui, lui, travaille sur l’interface que vont voir les utilisateurs. J’utilise souvent la métaphore de la plomberie : le back-end, c’est toute la tuyauterie qui est cachée mais qui est indispensable pour que le robinet fonctionne.

J’utilise souvent la métaphore de la plomberie : le back-end, c’est toute la tuyauterie qui est cachée mais qui est indispensable pour que le robinet fonctionne.

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Comment s’organisent tes missions au quotidien ?

Mon job consiste à améliorer le fonctionnement du logiciel développé par Dataiku (un logiciel de machine learning qui permet de faire du traitement et de la classification de données, et de la prédiction), à réparer des bugs et à développer de nouvelles fonctionnalités. Au service R&D, nous travaillons par projet. Ces projets peuvent aussi bien venir de demandes précises de la part de nos clients que d’évolutions du marché que nous avons anticipées. Pour chaque projet, deux développeurs sont mobilisés sous l’égide d’un product manager. Ce dernier a une connaissance précise des fonctionnalités sur lesquelles nous devons travailler et il se charge de faire l’intermédiaire avec le client si besoin. Nous pouvons également être accompagnés d’un UX designer pour la partie graphique et d’un ingénieur qualité qui va s’assurer que la fonctionnalité que nous développons est efficace. Lorsqu’un projet est terminé, nous le soumettons à des clients cibles pour qu’ils le testent. Les équipes sont très mouvantes en fonction des projets et une fois les spécifications définies, les développeurs jouissent d’une grande autonomie dans leur travail.

Quelles qualités requiert selon toi ce poste ?

De la rigueur et de la curiosité intellectuelle. Nous travaillons dans un domaine où tout change très vite ce qui nécessite donc d’être à jour sur les dernières évolutions technologiques. Il est aussi nécessaire de développer son sens du travail en équipe car contrairement au cliché selon lequel nous serions des travailleurs solitaires qui passons nos journées tout seuls devant nos ordinateurs, nous sommes amenés à collaborer avec des corps de métier très différents, qui ne parlent pas toujours le même langage que nous. Il faut donc savoir communiquer et savoir retranscrire en termes techniques les demandes que nous recevons.

Il est nécessaire de développer son sens du travail en équipe, contrairement au cliché selon lequel nous serions des travailleurs solitaires qui passons nos journées tout seuls devant nos ordinateurs…

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Quels sont les difficultés et challenges de ce métier ?

Le principal challenge justement, c’est qu’il faut toujours être au fait des dernières nouveautés. Les développeurs ne doivent pas se contenter de ce qu’ils maîtrisent mais doivent être capables de se remettre constamment en question sur le plan technique. Pour rester à jour, nous avons à notre disposition de nombreuses formations accessibles à tous en ligne et des conférences régulières. Les développeurs sont en général des personnes passionnées par leur métier et ont donc a priori une curiosité naturelle pour l’innovation.

L’autre défi, selon moi, est de gérer la frustration que peut générer la dimension créative du métier, notamment en début de carrière. Nous pouvons être tentés de construire des environnements techniques très complexes qui nous apportent une grande satisfaction intellectuelle mais que nous sommes les seuls à comprendre et qui dépassent les besoins des utilisateurs. Or, notre rôle est au contraire de mettre en place des outils accessibles que d’autres professionnels pourront facilement prendre en main et adapter.

Le principal challenge justement, c’est qu’il faut toujours être au fait des dernières nouveautés.

Quelle facette de ton métier préfères-tu et laquelle te stimule moins ?

Je tire ma principale satisfaction de la résolution de problèmes. Il y a toujours plusieurs solutions, l’idée étant de trouver celle qui sera la plus efficiente. J’adore ce sentiment d’être en train de construire quelque chose. Même si cela relève du domaine virtuel, il faut faire preuve d’ingéniosité, d’imagination, de créativité. Et puis, au quotidien, pas une journée ne ressemble à une autre, je ne m’ennuie jamais. Pour être honnête, je suis comblé par mon métier et il n’y a pas de facette qui me déplaise catégoriquement.

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Quels conseils donnerais-tu à celles et ceux qui souhaiteraient devenir développeur back-end ?

Je pense qu’il faut avoir une certaine appétence pour les mathématiques, mais surtout être motivé. Je conseille souvent aux débutants de travailler sur un projet de développement lié à un centre d’intérêt personnel. Pour moi, c’est le meilleur moyen d’apprendre et de se faire la main.
En termes de formation, même si c’est une profession qui compte énormément d’autodidactes et que de nombreuses ressources sont disponibles en ligne, je pense qu’un cursus en ingénierie du logiciel est nécessaire pour apprendre les bases théoriques (code, langages de programmation et des bases de données), que ce soit par le biais d’un DUT, d’une école d’ingénieurs ou à l’université.

Je conseille souvent aux débutants de travailler sur un projet de développement lié à un centre d’intérêt personnel.

À quelles évolutions un développeur back-end peut-il prétendre ?

C’est un métier très ouvert qui offre énormément de passerelles. Un développeur back-end peut devenir manager, architecte logiciel, coach ou leader technique et même CTO (chief technical officer). C’est un métier en forte tension sur le marché du recrutement, où il y a beaucoup plus d’offre que de demande. C’est selon moi la voie royale pour trouver du travail !

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Photo by WTTJ

Mélanie Rostagnat

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