Quand nos animaux de compagnie s'invitent en télétravail... ça donne ?

En télétravail avec leur animal de compagnie, ils racontent

Travailler à la maison avec des enfants, ce n’est pas toujours simple. Ceux dont on parle un peu moins en revanche, ce sont les boules de poils (ou de plumes) qui partagent nos quotidiens également, depuis plus d’un an et nos journées de boulot. Photobomb, dossiers mâchouillés ou dose de réconfort entre deux visioconférences… Retour sur ces instants pendant lesquels nos collègues sur pattes ont brillé par leur présence.

« Mon chat a vomi sur mon clavier en pleine visioconférence » - Anna, 35 ans, cadre dans l’informatique, Lyon.

Deux semaines après le début du premier confinement, mon chat est tombé malade, ce n’était pas beau à voir : il vomissait et faisait ses besoins partout. Bref, cette période commençait sous les meilleurs auspices. Une amie vétérinaire lui a diagnostiqué une gastrite, soit l’équivalent de la gastro pour les chats. Tous les matins pendant cinq jours, mes premiers gestes au réveil consistaient à nettoyer le sol de l’appartement des dégâts de la nuit passée avant de m’installer à mon bureau… un super moyen d’attaquer la journée ! Mais l’histoire ne s’arrête pas là : un jour, alors que j’étais en plein point avec mon équipe en visioconférence, elle a sauté sur mon bureau et a sorti un magnifique jet de vomi… pile sur mon clavier. La quinzaine de collègues qui étaient présents ont eu droit à toute la scène en live, qui s’était déroulée face caméra, avant de lire le dégoût sur mon visage. J’ai dû quitter précipitamment la réunion pour aller moi-même vomir, puis nettoyer le tout. Deux-trois blagues m’ont suivi pendant quelques jours, puis ça a été rapidement oublié… Nous étions en plein confinement, le premier qui plus est, et les gens avaient d’autres préoccupations.

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« Une collègue a pris mon perroquet pour un espion » - Sylvie, 72 ans, consultante internationale en formation continue, Champigny-sur-Veude.

Je vis avec un perroquet du Gabon depuis 33 ans maintenant et le moins que l’on puisse dire, c’est un collègue qui aime se faire remarquer ! Il vaque à ses occupations au rez-de-chaussée en liberté tandis que mon bureau est installé à l’étage. Il n’aime pas monter donc je suis relativement tranquille pour travailler, mais il réagit à chaque fois qu’il m’entend parler ou rire. Un jour nous étions en visioconférence avec huit collègues, dont certains savaient que j’avais un perroquet. Nous discutions d’un projet en Afrique lorsque j’ai vu l’une des participantes prendre un air soucieux, elle semblait réellement inquiète. J’avais déjà compris ce qu’il se passait, mais comme ce n’était pas la personne la plus sympathique de l’assemblée, je n’ai rien dit… À un moment donné, n’y tenant plus, elle finit par nous dire : “Écoutez, je suis sûre qu’on nous écoute. Il y a quelqu’un sur la ligne”. J’ai ri et je lui ai expliqué qu’il s’agissait simplement de mon perroquet. Il cherchait à attirer l’attention et faisait tous les bruits qu’il connaissait : il sifflait, éternuait, toussait, imitait des claquements de doigts avec son bec… Cela ressemblait à s’y méprendre à des bruits humains, mais comme il était hors champ, personne ne pouvait se douter qu’il s’agissait de lui ! Disons que les journées de travail sont animées avec lui.

« Mes journées de travail ont été égayées par mon lapin » - Claudia, 27 ans, chargée d’assurance qualité, Écully.

J’ai la chance d’avoir un appartement avec deux chambres, dont l’une est réservée à mon lapin bélier, Albert Pimpon : il a à peu près la même chevelure qu’Einstein, ce qui explique son prénom… En mars 2020 j’ai dû le confier à ma mère car je ne pouvais pas m’en occuper à cause d’une formation de plusieurs mois. Manque de chance, le confinement est arrivé et ma formation a été annulée : je me suis donc retrouvée seule en télétravail, ne pouvant parler qu’à mon plant de basilic. C’est seulement à Noël que j’ai pu le récupérer et que nous avons repris nos petites habitudes quotidiennes tous les deux. Maintenant, le matin, à 7h, c’est lui qui vient me chercher à ma porte, plus besoin de réveil ! Quand je m’installe à mon bureau, il se pose à mes pieds et retourne dans sa chambre lorsque j’ai des réunions en visio… le respect entre collègues, c’est important ! Je lui parle toute la journée et quand le travail m’agace, il le sent et vient vers moi pour avoir des câlins. Le télétravail est devenu bien plus agréable avec lui : il a le don pour désamorcer mes coups de stress, et je me sens plus sereine. Il m’oblige aussi à faire des pauses régulièrement, puisqu’il réclame de l’attention… C’est quand même bien mieux de faire une pause pour câliner une boule de poils que de s’étouffer dans la fumée de cigarette de ses collègues ! La seule concession que j’ai dû faire a été de fixer mes câbles en hauteur pour qu’ils ne soient pas mâchouillés. Il commence doucement à étudier la possibilité de grignoter les pieds de mon bureau que j’ai dû entourer de scotch mais à part ça, il reste le coworker idéal !

« Le télétravail m’a permis de rester auprès de mon chat malade » - Gaëlle, 47 ans, cheffe de projet web, Lyon.

Au début du premier confinement, on a diagnostiqué une maladie grave à mon chat, Snoop. Mars 2020 n’a pas été simple : il a fallu gérer le confinement, l’installation en télétravail avec un volume de travail beaucoup plus important, le stress de la pandémie et par-dessus le marché, le traitement de mon chat. Nous devions lui administrer une piqûre hebdomadaire et lui donner des médicaments, tout en le surveillant quotidiennement. Être à la maison en permanence nous a permis de nous assurer qu’il se nourrissait correctement et l’accompagner dans cette étape compliquée. C’était moins de stress, pour lui comme pour nous. Nous étions hyper disponibles pour lui, et il a passé de longues heures sur mes genoux pendant que je bossais… Je suis sûre que ça l’a aidé à s’accrocher. On l’a malgré tout perdu en fin d’année, mais je pense que cette période où nous avons été aux petits soins pour lui, lui a permis de prolonger un petit peu sa vie. Quant à moi, je suis contente d’avoir pu passer autant de temps à ses côtés et d’avoir été là pour lui.

« Mon chat a mangé le chèque d’un client » - Yannick, développeur web e-commerce, 29 ans, Strasbourg et Lyon.

On connaît tous le fameux “Mon chien a mangé mes devoirs”, grand classique des excuses-mythos de notre jeunesse. Des années après avoir quitté les bancs de l’école, cet accident m’est réellement arrivé… avec mon chat. Un client en cours de création d’entreprise a fait appel à mes services pour que je lui installe un système de paiement en ligne. Il s’agissait non seulement de ma première mission très courte depuis des années, mais c’était également la première fois que l’on me payait en chèque en sept ans d’activité… Quand je suis en télétravail, j’ai pour habitude de m’enfermer dans mon bureau, mais ce jour-ci, j’ai fait l’erreur fatale de laisser ma porte ouverte. Évidemment, mon chat en a profité pour s’y faufiler et est allé ouvrir ma boîte de papiers destinés à être rangés, avant de s’attaquer au premier papier sur lequel il était tombé : le fameux chèque. Il a grignoté précisément le coin sur lequel était noté le numéro d’identification, qu’il s’est soigneusement occupé de recracher sous forme de boulettes de papier mâchés… Impossible d’encaisser le chèque après ça. J’ai finalement dû faire une attestation de non-réception du chèque, et mon client m’a réglé via un virement. Mais il n’a jamais su pourquoi je n’avais pas pu encaisser le chèque, j’ai préféré garder ça pour moi. L’excuse était déjà peu plausible au collège alors au boulot, c’était moyen !

Même s’ils se posent sur nos claviers et s’incrustent dans nos visioconférences, nos animaux restent les meilleurs collègues avec qui décompresser le temps d’une pause-café. Un peu moins de small talk certes, mais plus de caresses… Difficile de ne pas leur pardonner leurs irruptions régulières en plein boulot ! Surtout qu’à bien y réfléchir, c’est surtout nous qui avons fait immersion dans leurs dures journées de labeur, depuis le début de la pandémie.

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Photo by WTTJ
Édité par Gabrielle Predko

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