Comment expliquer le rejet de l’autorité ? Zoom sur les rebelles au travail

L'autorité au travail : pourquoi certains la refusent ?

Enfants, ils tiraient la langue quand on les sommait de débarrasser la table. Pré-ados, ils provoquaient leur professeur de mathématiques lorsqu’il les sermonnait. Ados, ils faisaient le mur alors que leurs parents s’endormaient devant la télévision… Ces têtes dures, qui ne fléchissent jamais sous les ordres quand d’autres s’exécutent sans résistance, prouvent bien que nous n’avons pas tous la même relation avec l’autorité. Si on imagine souvent que l’insolence et la désobéissance sont propres à l’enfance, certains adultes restent pourtant indociles, même en entreprise… S’il est plus difficile d’envoyer paître son manager que ses parents, c’est rarement dans le monde du travail qu’on parvient à enterrer la hache de guerre avec l’autorité… Alors, pourquoi certains d’entre nous la rejettent-ils et d’autres non ? Y’a t-il un “profil type” du salarié réfractaire ? Décryptage.

Tous égaux face à l’autorité ?

On dit que quelqu’un a de l’autorité lorsqu’il a le pouvoir et la légitimité de nous donner des ordres. Dès notre plus jeune âge, ce sont nos parents, nos professeurs et autres encadrants qui incarnent ce rôle. Pétris des limites qu’ils nous fixent, nous nous imprégnons tout au long de notre développement de tous les codes sociaux indispensables à notre intégration dans la société. Sans cela, nous ressemblerions tous aux mioches infernaux de l’émission Super Nanny… Mais alors si on baigne dans un système ponctué de règles et d’interdits dès l’enfance, pourquoi certains d’entre nous sont-ils plus indomptables que d’autres ?

Pour Didier Pleux, psychologue et expert du sujet, notre sensibilité à l’autorité serait d’abord biologique : « Nous avons chacun notre tempérament, notre personnalité. Il est évident que certaines personnes se sentent rassurées lorsqu’elles sont guidées quand d’autres sont plus rétives lorsqu’on s’attaque à leur autonomie. » Autrement dit, c’est dans notre nature profonde. D’après le psychologue, notre éducation déterminerait également notre degré de “docilité” : « Quand on étudie le cas des “adultes rois”, par exemple, on se rend compte qu’il s’agit souvent de personnes qui n’ont pas connu étant enfants d’autorité dite “en amont” . Celle où le parent enseigne, propose, transmet, accompagne, est dans l’empathie tout en étant ferme. Ils connaissent plutôt une autorité “en aval” qui sanctionne, se laisse emporter par des excès de colère ou de rejet, pousse des gueulantes, etc. C’est pourtant l’équilibre entre ces deux formes d’autorité qui pose les bases saines de notre comportement une fois adultes. »

Dans le travail comme en famille, nous aurions tous besoin d’une autorité que l’on estime juste. Pour cela, « Il faut toujours que l’autorité opère “en amont”, insiste Didier Pleux. Elle doit émaner de quelqu’un qui est reconnu pour ses compétences, qui est à l’écoute, qui transmet, stimule, mais peut aussi recadrer ou interdire avec une autorité “en aval”. » Sauf qu’en entreprise, même quand les ordres sont donnés dans les règles de l’art, certains d’entre nous, de part leur personnalité et leur vécu, la vivent plus mal que d’autres. Du collègue qui provoque la hiérarchie, ruant constamment dans les brancards, à celui qui file doux mais qui s’insurge intérieurement : on fait le point.

« Elle doit émaner de quelqu’un qui est reconnu pour ses compétences, qui est à l’écoute, qui transmet, stimule, mais peut aussi recadrer ou interdire » Didier Pleux, psychologue

Le bon, la victime et le désobéissant

Dans leur ouvrage Conduites professionnelles, conduites de management paru en 1997, Pierre Massot, psychopraticien, et Daniel Feisthammel, consultant, distinguent quatre types de profils de salariés face à l’autorité.

Le puissant sous l’autorité, sage comme une image

Le premier, celui qui est “puissant sous l’autorité”, accepte tous les ordres, “sans broncher”. Même lorsqu’ils sont donnés crûment, il relativise et estime que cela fait partie du jeu. Il s’en remet totalement à son supérieur qu’il estimera encore plus si celui-ci prouve sa légitimité et sa compétence. Il ne négocie ou débat que lorsqu’il estime que c’est utile et ne laisse jamais ses émotions diriger ses relations professionnelles. Enfin, il peut tout entendre, même les critiques les plus incisives. Pour ces “bons petits soldats”, l’autorité fait partie intégrante du monde du travail.

Pour les trois autres profils en revanche, l’autorité peut être plus problématique…

L’évaluateur promoteur, celui qui trie les ordres

On est évaluateur promoteur lorsqu’on accepte d’être chapeauté mais à deux conditions : la relation avec la figure d’autorité est basée sur l’affect (confiance, bienveillance, empathie) et les ordres sont justifiés. S’il nous assure s’être assagi avec le temps, Raphaël, 22 ans, étudiant dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, a parfois donné des cheveux blancs à ses professeurs et ses managers : « Je n’ai jamais été un grand fan de l’autorité, mais j’ai aussi toujours su que j’allais devoir faire avec et qu’elle m’aiderait à évoluer. » Pour cet étudiant, la relation qu’il entretient avec son supérieur est déterminante : « Je me souviens qu’au lycée déjà, j’avais un professeur d’histoire/géo très ouvert et compréhensif qui avait une plus grande emprise sur moi que les autres enseignants, pourtant plus sévères. Le truc c’est qu’il n’employait pas du tout les mêmes moyens pour me faire obéir ! Quand certains avaient la sanction facile, ou imposaient des règles strictes dès le début de l’année, lui essayait de nous comprendre, de nous faire confiance. Il nous captivait par son charisme en quelque sorte. Il pensait d’abord à tisser une relation avec les élèves, avant de leur imposer quoique ce soit. Personnellement, ça ne me donnait pas envie de désobéir comme à mon habitude. Aujourd’hui, au travail, c’est pareil : il faut que j’aie un feeling avec mon manager. »

Pour Pierre Massot et Daniel Feisthammel, l’évaluateur promoteur évalue aussi la légitimité technique de son manager pour adapter son comportement et choisir entre obtempération et rébellion. Concrètement, il se demande : “mon manager est-il bon dans ce qu’il fait ?” Si sa hiérarchie passe ce “test” avec brio et établit en plus une relation bienveillante, alors bingo, il se conformera et cherchera même à obtenir sa reconnaissance. À l’inverse, lorsqu’il juge que ses supérieurs ne sont pas à la hauteur ou qu’ils ne semblent pas vouloir construire de vraie relation, il se braque. Comme peut en attester Raphaël, déçu par un stage dans une grand palace parisien : « J’avais des ordres pour tout et n’importe quoi : “Tiens-toi comme-ci, mets tes pieds comme ça… “ Et on me les balançait à l’emporte-pièce…», raconte-t-il, encore révolté. Je ne fais pas trop de vagues quand ça m’arrive car j’estime qu’il est difficile de se rebeller dans un travail pour lequel on est rémunéré mais dans ces cas-là, mon regard et mon attitude parlent pour moi, ils disent : “ça me fait chier”. »

Pour Didier Pleux, contester les ordres d’un chef qui se montre trop injuste et n’emploie pas la bonne forme d’autorité, est une réaction on ne peut plus normale : « C’est une rébellion certes, mais qui n’est pas forcément mal placée, elle est juste et saine. Quand on sent qu’on n’est pas traité avec respect, alors il faut le faire savoir. » Si vous vous sentez évaluateur promoteur, rien d’alarmant donc… Avec un peu de communication et de bonne volonté mutuelle, des liens peuvent se nouer entre votre manager et vous.

« C’est une rébellion certes, mais qui n’est pas forcément mal placée, elle est juste et saine. » Didier Pleux

Le dominé, celui pour qui « c’est pô juste »

Plus “tourmenté”, le dominé est quant à lui régulièrement assailli de sentiments d’injustice et d’insécurité mais il n’en fera jamais part à son manager. Pauline, 32 ans, travaille dans le marketing dans une agence et nous assure que ses collègues sont à mille lieux d’imaginer qu’elle puisse mal supporter l’autorité : « Au travail, j’essaye d’être exemplaire : je suis très docile et j’applique les volontés de ma hiérarchie, mais quand je rentre chez moi le soir, je suis souvent sur les nerfs. » Par crainte d’être licencié ou simplement décrédibilisé, le “dominé” se plie à tout ordre, s’autocensure, jusqu’à paradoxalement montrer un respect exacerbé à sa hiérarchie. Pour lui, s’opposer à l’autorité est tabou, vain : « Si on me donne des ordres avec lesquels je ne suis pas d’accord ou si je subis une autorité qui me paraît injuste, je vais très mal le vivre mais je finis toujours par me dire : “à quoi bon me révolter ? Le monde du travail est fait de telle sorte qu’il y aura toujours des managers qui se sentiront tout-puissants et qui voudront avoir l’ascendant sur moi”. » confirme Pauline. Son mutisme ne l’aide pas, au contraire, puisque que le rapport de domination en est exacerbé et la relation manager/managé se retrouve alors déséquilibrée : « En fait, plus je me soumets, plus le rapport de force s’intensifie. Dans mon travail actuel par exemple, j’ai l’impression que j’ai tellement obéi que maintenant, tout le monde pense qu’on peut tout me demander. Et ça ne fait que renforcer mon sentiment d’injustice. Résultat : à force de me taire, je me suis mise dans un beau traquenard ! »

« Au travail, j’essaye d’être exemplaire : je suis très docile et j’applique les volontés de ma hiérarchie, mais quand je rentre chez moi le soir, je suis souvent sur les nerfs. » Pauline, chargée de marketing

Si le silence n’aide pas le profil dominé, pour Didier Pleux, ce stade de “non-retour” que décrit Pauline est avant le résultat d’un « autoritarisme poussé à l’extrême. Il s’agit souvent de personnes très anxieuses qui ont connu par le passé des formes d’autorité injustes, anxiogènes ou dénuées d’empathie »

L’incontrôlable : l’ego avant tout

Un cran encore au dessus, on retrouve l’incontrôlable : celui ou celle qui refuse toute autorité, quelle qu’elle soit et sans compromis. C’est la cas de Rayan, 19 ans, étudiant en droit. Rappels à l’ordre, convocation dans le bureau du directeur, mise à pied, le jeune rebelle n’a jamais eu sa langue dans sa poche, même en entreprise. Depuis le début de ses études, il a enchaîné plusieurs CDD étudiants qui ne se sont pas toujours bien déroulés : « En fait, à chaque fois, j’avais l’impression qu’on me rabâchait constamment les mêmes choses, alors que j’avais déjà tout en tête. Parfois je disais “stop” à mes collègues et supérieurs en leur expliquant que si j’avais été pris pour ce job, c’est que je savais le faire. Mais en vain… Un jour, alors que mes managers étaient particulièrement sur mon dos, il a suffit que le directeur du magasin passe et me lance un “Rayan, vous n’oublierez pas de faire ci et ça” pour que j’explose. J’ai rétorqué : “Merci de me le rappeler, ce n’est pas comme si on me l’avait déjà répété 36 fois aujourd’hui ! Et puis, je n’ai à recevoir d’ordre de personne !” Ca n’a pas loupé, j’ai été mis à pied. »

« Le directeur du magasin m’a lancé un “Rayan, vous n’oublierez pas de faire ci et ça” et j’ai rétorqué : “Merci de me le rappeler, ce n’est pas comme si on me l’avait déjà répété 36 fois aujourd’hui ! Et puis, je n’ai à recevoir d’ordre de personne !” » Rayan, étudiant en droit

Comme nous l’enseignent les recherches de Pierre Massot et Daniel Feisthammel, l’incontrôlable peut aller jusqu’à se montrer obséquieux et menteur envers la hiérarchie, mais aussi faire semblant d’obéir, mettre en porte-à-faux son manager devant ses collègues, voire les liguer contre lui. Si cela ne semble pas être le credo de Rayan, il reconnaît être très sûr de lui et avoir déjà provoqué son entourage à nombreuses reprises : « À l’école, j’avais des facilités et je pouvais déjà me montrer arrogant. Sur mes carnets on pouvait lire « se croit au dessus des autres », « trop prétentieux »… En cours, comme j’ai tendance à vouloir avoir le dernier mot, je pouvais pousser mes professeurs dans leurs retranchements, mais sans dépasser certaines limites bien évidemment. »

L’hypertrophie de l’ego serait une caractéristique phare des personnes qui refusent catégoriquement l’autorité selon Didier Pleux : « Ça résulte souvent d’une éducation trop permissive. Ils sont habitués à poursuivre leur principe de plaisir et refusent le principe de réalité. Alors dès qu’on les ramène à la réalité à travers un ordre : ça ne leur plaît pas. C’est pour ça que souvent, ça se passe mal au travail, car c’est rare qu’on nous demande ce qu’on veut faire ou que l’on puisse faire tout ce que l’on veut dans le cadre professionnel. Mais attention, malgré les apparences ils souffrent aussi de cette situation car ils restent très vulnérables. »

« Ils sont habitués à poursuivre leur principe de plaisir et refusent le principe de réalité. Alors dès qu’on les ramène à la réalité à travers un ordre : ça ne leur plaît pas » Didier Pleux

Pour ces forts caractères, travailler en communauté n’est pas chose facile, comme peut en témoigner Rayan : « J’aimerais bien travailler seul car je sais que je peux me faire confiance. S’il arrive que je fasse une erreur, j’en serais le seul responsable et je ne pourrais en vouloir qu’à moi-même. Je préfère qu’il en soit ainsi. De la même manière, lorsque je réussis quelque chose, j’aime savoir que c’est une réussite purement personnelle. D’ailleurs, je pratique le football américain, et même s’il s’agit d’un sport collectif, je vis chaque confrontation comme du “un contre un”. J’aime me dire que si je bats un membre de l’équipe adverse dans une confrontation, c’est que j’étais bien meilleur que lui à la base. » Un état d’esprit qui n’est en rien étranger à Didier Pleux : « Le travail en équipe ne peut pas être accepté par un profil aussi narcissique car la collégialité sous-entend qu’il n’est pas au dessus des autres. »

Se réconcilier avec l’autorité, c’est possible ?

Alors, un “vilain petit canard” de l’entreprise en restera-t-il toujours un ? Difficile de changer sa nature et d’effacer son passé, mais la voie n’est pas sans issue pour autant lorsqu’on est “dominé” ou “incontrôlable”. On vous dit comment.

Sortir de la soumission

Pour les personnes au profil “dominé”, qui pâtissent de l’autorité sans exprimer leur mal-être, Didier Pleux suggère de relativiser la notion même d’autorité : « Lorsqu’on est plutôt anxieux et que lorsqu’on reçoit un retour négatif sur son travail ou que l’on nous suggère des axes d’amélioration, il ne faut pas remettre toute sa valeur en question. Il faut comprendre que ce n’est pas nous le problème mais qu’une partie de notre travail ! » Aussi, il existe des exercices psychologiques pour se sortir d’une relation de domination.

Vous êtes dans ce cas ? Comme nous vous l’expliquions dans cet article de 2019, sachez que vous pouvez par exemple travailler sur votre assertivité pour vous affirmer auprès du manager, en apprenant à dire “non”, entre autres. Vous pouvez aussi lui rappeler le cadre légal de votre travail si celui-ci a tendance à “l’oublier” (« comme je suis resté deux heures de plus hier soir normalement il faut me les compter en heures supplémentaires »). Enfin, évitez de vous dévaloriser, de vous excuser et de vous justifier : restez factuel. « À un moment, je me suis dis que si je continuais à obéir les yeux fermés, j’allais finir par souffrir et envoyer les mauvais signaux, avoue Pauline. Ce sont mes proches qui m’ont aidée à réaliser que j’étais trop soumise au travail. De plus en plus, j’essaye de m’affirmer en disant “non”, mais aussi en donnant mon avis, en protégeant mes idées, même si ce n’est pas toujours facile ! »

S’épanouir dans un cadre

Pour les personnalités “incontrôlables”, c’est une autre affaire. Pour Didier Pleux, même un management dit “bienveillant” serait inefficace : « Difficile pour un manager de s’adapter à cette personnalité qui veut souvent avoir le dernier mot. Le management bienveillant, malheureusement, renforce l’opposition car les personnalités “d’adultes rois” sont très fortes pour manier la conversation et la tirer à leur avantage. »

Si vous vous reconnaissez dans ce profil, sachez que contrairement à ce que l’on pourrait croire, le psychologue recommande plutôt de s’orienter vers des familles de métiers où la hiérarchie est très forte : « À un moment, ça soulage de “rentrer dans le rang”. Beaucoup de jeunes que j’ai accompagnés ont fini par rejoindre l’armée, les forces spéciales ou les cuisines de restaurants. Ce sont des environnements où il n’y a pas la possibilité de discuter ou de négocier mais où le cadre et la structure sont propice à l’épanouissement. Plus globalement, il s’agit de rejoindre un environnement de travail strict, avec des objectifs clairs associés à des deadlines fixes et des sanctions potentielles en cas de non-respect de ces derniers, bref, un cadre très fort. De toutes les façons, dans la majorité des cas, si on ne trouve pas cette structure dans le travail, on la trouvera ailleurs : chez son ou sa conjoint(e) ou chez un mentor par exemple. »

« À un moment, ça soulage de “rentrer dans le rang”. Beaucoup de jeunes que j’ai accompagné ont fini par rejoindre l’armée, les forces spéciales ou les cuisines de restaurants. » Didier Pleux

Si Rayan s’imagine plutôt à son compte à l’avenir, il reconnaît apprécier des relations d’autorité “musclées” : « C’est vrai que mon entraîneur de football américain est peut-être une des seules personnes dont j’accepte l’autorité alors qu’il est très ferme et dur. Mais bon, il m’est quand même déjà arrivé de l’envoyer sur les roses ou de provoquer des altercations assez violentes avec lui… »

Quelle que soit votre relation avec l’autorité, nul doute que vous parviendrez à trouver un équilibre qui vous corresponde dans la jungle de l’emploi ! Que ce soit en vous affirmant, en trouvant un mentor qui saura vous captiver, ou bien même en vous mettant à votre compte… Il faut de tout pour faire un monde du travail !

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Photo by WTTJ

Gabrielle Predko

Journaliste - Welcome to the Jungle

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