La GreenTech, une industrie pour changer le monde

  • January 31, 2018

La GreenTech (parfois aussi appelée CleanTech ou GreenBusiness) est née au cours de la dernière décennie, au croisement entre la révolution numérique (technologies de pointe et objets connectés) et la transition verte (innovation écologique). Tour d’horizon des enjeux d’un marché économique qui contribue au quotidien à changer le monde.

La GreenTech, c’est quoi exactement ?

Le mouvement, apparu dans les années 2000 sous l’impulsion de groupes américains comme Clean Edge ou Cleantech Group, s’est répandu avec la prise de conscience collective que l’Homme était sérieusement en train d’endommager la planète. Le mouvement compte plusieurs hubs : aux États-Unis dans la Sillicon Valley et à Boston, en Allemagne dans les domaines de l’Éolien et du Solaire et particulièrement autour de Frankfort, et en France suite au plan stratégique Ecotech décrété en 2012.

Selon Diane Fastrez, Communications Manager d’Agricool, « L_a GreenTech est un mouvement rassemblant les acteurs qui construisent les technologies de demain, et façonnent une nouvelle manière de consommer et de vivre qui place l’écologie au cœur de leurs préoccupations. _» Pour ces acteurs, la technologie (au sens des possibilités que permet l’informatique et l’IT), l’avènement du numérique, la multiplication des data, ainsi que les avancées actuelles en ingénierie peuvent avoir un impact environnemental (et social) forts.

Partant de ce constat, les entreprises GreenTech s’appuient sur la technologie et l’ingénierie de pointe pour :

  • Réduire l’impact de l’Homme sur la Terre
  • Pérenniser son existence en établissant un rapport sain avec son environnement
  • Contrebalancer et/ou réparer son empreinte nocive

En pratique, cela donne quoi ?

La GreenTech couvre de nombreuses problématiques :

  • La transition énergétique à l’international : et notamment l’essor des énergies renouvelables, l’écomobilité, l’efficacité énergétique
  • La transition verte dans l’industrie
  • Les “smart cities” : végétalisation de nos villes, modes alternatifs de consommation énergétique, recyclage, bâtiments économes voire autosuffisants en énergie, mise en place de réseaux intelligents
  • L’agriculture et l’alimentation : gaspillage alimentaire, modes de culture biologiques, viables et alternatifs (les cultures en hydroponie par exemple), mise en avant des circuits courts
  • La réduction du gaz à effet de serre et la protection à long terme de l’environnement

Ses principaux secteurs sont :

  • L’industrie énergétique : le solaire, le photovoltaïque, l’éolien, la géothermie
  • L’industrie alimentaire, l’agriculture et le traitement de l’eau potable (la problématique majeure du XXIème siècle)
  • La biosurveillance (de l’air, du sol, de l’eau)
  • L’industrie automobile et les transports
  • L’architecture et l’urbanisme

Un cas d’usage dans le secteur de l’énergie : Effy

Audrey Zermati, Directrice de la Stratégie et Sabine Parisis, Directrice des Ressources Humaines chez Effy, nous ont présenté ce groupe dont l’action semble être un bon cas d’usage pour comprendre les enjeux de la GreenTech. En effet, le groupe propose à des entreprises et des particuliers de les accompagner vers plus d’efficacité énergétique.

Pour Audrey et Sabine : « _Le développement qu’a connu le groupe Effy durant les dix dernières années symbolise l’avènement de la GreenTech. Agir auprès des consommateurs (des particuliers, des collectivités locales ou des industriels) pour les aider à moins consommer est un enjeu de premier plan dans la lutte pour la préservation des ressources et contre le réchauffement climatique. Le numérique constitue une formidable opportunité pour accélérer le passage à l’acte, tant dans la mesure et le suivi de la consommation que dans la réalisation de travaux d’efficacité énergétique. En alliant engagement technologique et environnemental, nous croyons que le secteur de la GreenTech dans les services à l’énergie est à la fois porteur de sens pour nos salariés mais également une véritable opportunité économique.

Les métiers de la GreenTech

Ça y est, vous êtes convaincus de l’utilité de ce mouvement et passionnés par la technologie ? Vous voulez contribuer à changer le monde ? Voici les métiers qui recrutent le plus dans la greentech :

  • Ingénieur agronome
  • Ingénieur R&D
  • Ingénieur en génie mécanique
  • Ingénieur dans le bâtiment
  • Ingénieur performance industrielle
  • Architecte avec une spécialité ‘développement durable’
  • Biologiste
  • Chimiste
  • Data analyst, scientist, architect
  • Chef de projet
  • Chef de produit
  • Logisticien, directeur des opérations
  • Géologue
  • Nutritionniste
  • Expert en biodiversité

Quelques entreprises GreenTech à suivre en 2018

Agricool révolutionne l’agriculture en produisant des fraises dans des conteneurs avec un rendement 120 fois supérieur à celui de l’agriculture en pleine terre, en consommat 90% moins d’eau et de nutriments et en n’utilisant aucun pesticide.

Aurore Market est le premier supermarché en ligne proposant du Bio de -25 à -50% en circuits courts, moyennant une modique inscription annuelle, et avec un système d’inscription solidaire pour donner accès au service aux plus démunis.

Cleanfoxpropose de nettoyer nos boîtes mails, et milite pour la compréhension de l’impact environnemental du stockage de nos données non utilisées sur des serveurs distants.

Cozynergy, qui veut aider les particuliers à faire des économies d’énergie.

Effypermet de mesurer la consommation d’énergie dans le but de l’optimiser, mais propose également tout un panel de services pour accompagner les particuliers et les entreprises à diminuer leur consommation énergétique.

eLichens veut construire un monde où la pollution atmosphérique serait maîtrisée. La start-up a produit une plateforme qui intègre des capteurs basse consommation et des stations de qualité de l’air. Elle mène actuellement des études pour l’analyser.

Gifts for Change est un créateur de solutions avec un impact en communication, d’objets promotionnels à impacts sociaux et environnementaux positifs. À l’heure actuelle, c’est 80K d’arbres plantés, 110K d’abeilles parrainées, et près de 500 coraux restaurés.

GreenFlex amène les entreprises vers un modèle durable, tout en respectant leur velléité de croissance. Elle accompagne en effet leur transition, la réduction de la facture environnementale et sociétale, pour relier économie et écologie.

Mini Green Power a breveté des centrales permettant de transformer toutes sortes de résidus végétaux en chaleur ou en électricité vertes.

Sweetch-Energy exploite l’énergie osmotique, créée à partir de la différence de salinisation entre deux eaux (douce et marine par exemple). À moyen terme, la start-up entend créer des centrales vertes dans les estuaires.

Sylfen veut créer un monde 100% renouvelable en rendant possible l’autoconsommation des bâtiments à énergie positive. La start-up base son système réversible sur du renouvelable (panneaux photovoltaïques), des batteries et une solution à base d’hydrogène.

Woodoo renforce le bois au niveau moléculaire, afin de l’utiliser notamment dans le bâtiment. Une fois traité, il devient imputrescible, plus résistant au feu, et trois fois plus solide. Une alternative verte aux matériaux de construction actuels.

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Photo by WTTJ

Nora Leon

Communications & content manager

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