How To : Work in family businesses

  • October 22, 2019

En 2019, l’Europe compte plus de 14 millions d’entreprises familiales, qui, à elles seules, représentent près de 50% du PIB. Souvent synonyme de stabilité et de pérennité, une affaire familiale peut aussi s’avérer difficile à manoeuvrer.

Pour comprendre leurs problématiques et leur fonctionnement, nous sommes donc allés rencontrer ceux qui réussissent leur vie de famille aussi au bureau, pour le meilleur, et pour le pire…

Grégoire Lincet nous a donné rendez-vous à Dijon, capitale historique du duché de Bourgogne, reconnue notamment pour son industrie agro-alimentaire traditionnelle. Le fils cadet de la famille s’y est installé en 2018 pour perpétuer un savoir-faire transmis de générations en générations, la fabrication de fromage. Après 6 ans d’expériences professionnelles variées, il a pris la gérance de la fromagerie Gaugry, une filiale du groupe Lincet, fort d’une expérience qui lui était indispensable avant de reprendre le flambeau.

« Je pense que l’expérience d’être salarié dans tout ce qu’il y a de plus classique dans une entreprise c’est une expérience hyper enrichissante. Pour l’épanouissement personnel, le fait de se dire qu’on peut réussir sans ses parents. »

A Bruxelles, nous avons rencontré Darius Movaghar, conseiller stratégique au European Family Businesses. Depuis 10 ans, il défend les intérêts des entreprises familiales en Europe. Pour lui, une transmission d’entreprise réussie passe aussi par la formation et l’aide de personnes extérieures.

« Les entreprises doivent être honnêtes avec elles-mêmes et se dire : « Est ce qu’on a besoin d’une aide extérieure pour cette transmission ? ou même en général pour la vie de l’entreprise ? » je pense que les entreprises familiales seront bien plus fortes sur le long terme dès qu’elles accepteront réellement qu’il y a certaines choses qu’elles ne savent pas. Qu’elles ne peuvent pas faire en interne. »

Profitant de notre séjour à Bruxelles, nous avons poussé la porte du BOA, un bar à cocktails Karaoké, lancé en 2018 par Morgane, Gregoire et leur associée Tiphaine. Aujourd’hui, parents de trois enfants, Morgane et Greg travaillent ensemble depuis déjà une dizaine d’années et connaissent donc parfaitement les rouages de l’entrepreneuriat en couple.

« Il y a des gens qui ne sont absolument pas faits pour travailler en famille ou en couple. Faut que ca soit naturel, si c’est forcé ça marchera pas. Faut essayer et on le sait très très vite. Je pense que même au moment du business plan, de monter le projet, si on voit que ça n’accroche pas, il ne faut même pas démarrer, parce qu’après c’est compliqué pour la vie de couple je pense si ca se passe mal. »

Au delà de faciliter les échanges et les prises de décisions, Tiphaine nous a ensuite confié que s’associer à une famille nécessitait surtout de le faire avec un couple ou une fratrie solide.

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