Prime à la présence, semaine de 4 jours belge : le récap RH de février 2022

Le récap RH de février 2022

Que s’est-il passé en février 2022 dans le monde merveilleux de l’entreprise ? Retrouvez le meilleur du pire des actus RH de France et de Navarre. Au programme : des Anglais covidés au travail, une maire qui propose une prime à la “présence” et la santé mentale des RH.

Le chiffre à retenir

58%

C’est le nombre de professionnel·les RH qui se disent “épuisé·es”, selon une étude menée par la société de formation Gereso en 2021 et parue en février. Un ratio en augmentation : ils/elles étaient 50% en 2020 à se définir comme tel. Rassurez-vous, l’horizon semble s’éclaircir malgré tout : les professionnel·les RH se disent moins “déprimé·es” que l’année précédente (18% vs 32%). Timide, mais bien là, la motivation fait donc son come back : 13 % des répondant·es ont affirmé que leur année 2021 avait été “motivante” alors qu’en 2020, aucun·e professionnel·le RH sollicité·e n’avait osé sélectionner cette réponse.

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Ticket-restaurant : le doublement du plafond prolongé jusqu’à juin 2022

Bonne nouvelle sur le front des pauses déjeuner type “grosses-ripailles-c’est-moi-qui-t’invites” : alors que le retour au bureau (et des dej, donc) s’organise depuis le 2 février, date à laquelle le télétravail n’est plus obligatoire (mais recommandé), le doublement des plafonds des titre-restaurants est à nouveau prolongé jusqu’à fin juin 2022. Mise en place en 2020, et censée s’arrêter initialement fin février, la mesure permet de doubler le plafond de la dépense journalière autorisée, soit 38 euros au lieu de 19 euros. L’objectif : soutenir les restaurateurs. Et permettre à ceux/celles qui se retrouvent au bureau de pouvoir inviter leurs collègues à leur pause-déj. Suivez notre regard.

Une prime à la présence pour récompenser ceux qui ne prennent pas d’arrêt maladie

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Y compris votre portefeuille. C’est le constat dressé par Emmanuelle Favre, la maire de Saint-Loubès en Gironde. La maire a mesuré l’impact économique de l’absentéisme dans ses équipes sur l’année. Résultat : 310 000 euros d’assurance (un agent municipal en arrêt n’est pas pris en charge par la sécurité sociale, mais par l’assurance de la mairie) et 590 000 euros en frais de remplacement. Sa solution ? Octroyer une prime à ceux/celles qui ne partent pas. Elle s’explique à France 3 : «Ce qui nous semblait déjà important, c’est de valoriser le surcroît de travail que génère l’absence d’un agent. Puisque ce sont ses collègues qui, en son absence, compensent ce travail. Et donc de pouvoir valoriser positivement (sans sanctionner ceux qui sont absents bien sûr pour des raisons tout à fait justifiées) ceux qui sont là en ayant un surcroît d’indemnité. » Montant de la prime : 800 euros si le nombre de jours arrêtés dans l’année ne dépasse pas 4. Au-delà, la prime est dégressive, jusqu’à être supprimée si l’agent pose plus de 12 jours de congé maladie. Les congés liés au décès ou à la parentalité, ou à un enfant malade et à un accident du travail ne sont pas concernés, explique la chaîne régionale. Au total, la municipalité a investi près de 70 000 € pour octroyer la prime à ses agents.

La Belgique envisage la semaine de 4 jours… sans réduction de temps de travail

Après l’Islande et l’Espagne, la Belgique commence elle aussi à s’intéresser sérieusement à la semaine de 4 jours. Mais alors que les autres pays étudient essentiellement la semaine de 4 jours comme un moyen de réduire le temps effectif de travail, et d’organiser les tâches en conséquence, la Belgique étudie l’option de la “compression”. Si le texte est voté au Parlement, les salarié·es volontaires (après accord de leur employeur) pourront travailler neuf heures trente sur quatre jours, au lieu de huit heures sur cinq. Autre configuration possible inscrite dans le projet : permettre d’alterner d’une semaine à l’autre entre les semaines de 4 jours et de 5 jours. L’idée : permettre aux parents séparés de travailler moins une semaine, en compensant la suivante (sans dépasser 45 heures / semaine). Les associations de parentalité belges soulignent un risque d’accentuer les contraintes pour les parents d’enfants en bas-âge et estiment qu’une proposition pour rémunérer mieux le congé parental serait préférable.

Fin de l’isolement obligatoire aux UK : 4 Britanniques sur 10 se disent prêt·es à venir au bureau malgré un test positif au Covid-19

Alors qu’outre manche, Boris Johnson a annoncé la fin de l’isolement obligatoire pour les personnes testées positives au Covid-19, une étude Ipsos jette un pavé dans la mare sanitaire et donne à voir la phase de gestion de la phase “endémique” dans le monde du travail. Selon cette enquête, 37% se disent prêt·es à se rendre au travail malgré un test positif au Covid. La même proportion envisage également de se rendre dans des magasins. En revanche, seulement 24% des répondant·es emprunteraient les transports en commun en cas de test positif.

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