Le récap des infos RH : que s’est-il passé en avril ?

Le récap des infos RH : que s’est-il passé en avril ?

44 % des salarié.e.s rapportent qu’aucun dispositif n’a été mis en place pour faire appliquer le droit à la déconnexion dans leur entreprise.

Avec l’essor du télétravail et l’amplification du digital, nous nous sommes intéressés aux temps de connexions des salarié.e.s et des manager.euse.s. Le constat de notre étude est sans appel : sur 845 répondant.e.s, 74% des décideur.euse.s reconnaissent ne pas avoir initié de dispositifs de sensibilisation veillant à la bonne application de ces mesures dans leur organisation. Pour répondre à cette problématique et vous permettre d’établir une stratégie de déconnexion, découvrez notre livre blanc à ce sujet.

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Les dirigeant.es des PME moins enclins à pérenniser le télétravail post-covid

Fortement touchées depuis l’arrivée du Covid-19, les entreprises ont dû adopter le télétravail pour répondre aux restrictions et mesures sanitaires imposées par le gouvernement. Ainsi, si le télétravail semble être accepté comme le mode de travail de demain pour certain.es, il ne l’est pas pour d’autres. En effet, d’après le baromètre des dirigeant.es réalisé par l’institut Viavoice pour L’Exploratoire Sopra Steria Next, « Les Echos » et Radio classique, 80% des dirigeant.es des grandes entreprises souhaitent poursuivre le télétravail post-covid alors que 23% des dirigeant.es de PME s’y refusent. Comment expliquer ce décalage ? Selon Emmanuel Craipeau, directeur de L’Exploratoire, « les postes dans les PME se prêtent probablement moins au télétravail », explique t-il dans Les Echos. « Les infrastructures et les outils numériques exigent des investissements importants alors que les PME ne disposent pas nécessairement des ressources suffisantes. », ajoute-il. La question se pose : serions-nous en train d’assister à un clivage entre les grandes entreprises et les PME-TPE ?

Observatoire des Rythmes du Travail

Flexibilisation : mythe ou réalité ?

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Guess who’s back : la prime Macron, bien-sûr !

Rappelez-vous : fin 2018, le gouvernement avait créé la prime Macron en vu de favoriser le pouvoir d’achat des Français.e.s à la suite du mouvement des gilets jaunes. Après plusieurs aménagements, cette prime avait été prorogée à deux reprises, en 2019 et 2020 pour faire face à la crise sanitaire. Bien que notre président ait annoncé que cette prime ne sera pas versée en 2021, il semblerait que le gouvernement soit revenu sur ses pas. Ainsi, les entreprises ont jusqu’à fin 2022 pour faire bénéficier de cette prime exceptionnelle à leurs collaborateurs / collaboratrices (pour les salaires allant jusqu’à trois SMIC), a indiqué Elisabeth Borne dans un communiqué de presse datant du 28 avril 2021. Son montant ? Le même que les années précédentes, soit une prime défiscalisée dans la limite d’un plafond de 1 000 euros et un plafond de 2 000 euros pour les entreprises couvertes par un accord d’intéressement.

Lire aussi dans notre rubrique : Decision Makers

Imposer le pass sanitaire dans son entreprise : qu’en pensent les managers ?

Projet de loi : les employeur.es pourront imposer 2 jours de congés payés supplémentaires à leur salarié.e

Soucieuse pour les entreprises confrontées aux difficultés financières, sociales et économiques liées à l’épidémie du covid-19, Elisabeth Borne, ministre du travail, a rencontré les partenaires sociaux le 12 avril 2021 lors d’une visioconférence. Au menu des discussions ? Échanger sur l’ordonnance du 17 décembre portant sur les mesures d’urgence en matière de congés payés et de jours de repos. À ce jour, si un·e employeur.e peut imposer ou décaler jusqu’à six jours de congés payés à ses collaborateurs / collaboratrices - via un accord d’entreprise ou de branche - un projet de loi pourrait bientôt en imposer huit jusqu’au 31 octobre 2021. Le délai de prévenance resterait quant à lui inchangé à moins d’un jour minimum.

En savoir plus sur : Tendances et actus pour les Decision Makers

Une vendeuse refuse de retirer son voile : la Cour de Cassation juge son licenciement discriminatoire

Une société de prêt-à-porter a été poursuivie en justice après le licenciement d’une vendeuse. Le motif ? De retour de son congé maternité, la salariée en question portait le voile religieux. Refusant de le retirer à la demande de l’employeur.e, cette dernière s’est vu suspendre d’activité le 6 août 2015 avant d’être licenciée le 9 septembre 2015. S’estimant victime de discrimination, la vendeuse a saisi la justice. Dans un arrêt datant du 14 avril 2021, la Cour de cassation lui a donné gain de cause : le licenciement de la salariée doit être annulé. La justice le rappelle : l’employeur·e peut « prévoir dans le règlement intérieur de l’entreprise ou dans une note de service (…) une clause de neutralité interdisant le port visible de tout signe politique, philosophique ou religieux sur le lieu de travail » à condition que l’interdiction soit générale et indifférenciée mais surtout qu’elle ne s’applique qu’aux salarié.e.s en contact direct avec la clientèle. Or, aucune clause de neutralité n’était prévue à cet effet au sein de la société. De plus, la Cour de Cassation souligne que lui interdire le port du voile n’était pas « justifiée par la nature de la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché ». En cela, le tribunal a donné raison à la salariée considérant ce licenciement comme discriminatoire.

LES NEWS INTERNATIONALES :

Un couple taïwanais se marie 4 fois en 37 jours pour obtenir des congés payés

À Taïwan, le règlement accorde huit jours de congés payés aux salarié.e.s qui se marient. Un employé de banque a bien senti le filon. Après un premier mariage avec sa femme le 6 avril 2020, l’homme décide de divorcer quelques heures plus tard avant de la remarier… 4 fois d’affilée. Au total ? 32 jours de congés payés ! L’affaire ne s’arrête pas là : mécontent que son employeur ne lui ait accordé que le premier congé payé, l’homme a déposé plainte contre lui pour non-respect du code du travail local… et a gagné ! En effet, une enquête menée par la Direction du travail a tranché en affirmant que la banque avait bel et bien enfreint cette règle. Au programme ? Une amende sucrée-salée d’un montant de 20 000 TWD$, soit 592.82€ pour l’employeur (c’est cadeau). Furax, la banque a fait appel pour révéler la supercherie de l’employé. Coincée entre l’application du droit et l’effervescence du public, la Direction du travail a d’abord maintenu l’amende avant de la retirer.

Aux Etat-Unis, une entreprise a décidé d’interdir les débats politiques au sein de la société

Polémique aux Etats-Unis : les décisions d’un dirigeant font jaser les Américain.es. L’homme au centre de toutes les discussions ? C’est Jason Fried, dirigeant de Basecamp, une société éditrice de logiciels de gestions de projet et d’équipes. Le 26 avril 2021, le PDG a annoncé des changements drastiques dans l’organisation de sa société. Jusque là, rien d’anormal. Mais voilà, le scandale éclate à l’annonce de l’une d’entre elles en particulier : désormais, les conversations à caractère politique et sociétales sont interdites au sein du groupe. Sur son blog, Jason Fried assume et se montre clair. Pour lui « Toute discussion liée de près ou de loin à la politique, à la défense d’une cause ou à la société en général s’éloigne rapidement de l’aspect agréable. » Toutefois, si les salarié.es désirent aborder ces sujets, ils/elles y sont bien-sûr autorisé.es sur d’autres canaux de discussion hors contexte professionnels. Suite à cette annonce, le PDG s’est rapidement attiré les foudres du public. Et pour cause, plusieurs personnes déclarent cette interdiction comme allant à l’encontre de la liberté d’expression, en abordant notamment le thème du woke et dénonçant, par la même occasion, le manque de diversité retrouvé chez les salarié.es et les client.es de Basecamp. Depuis, deux clans se sont créés. D’un côté, les partisan.nes de ces nouvelles politiques y voient un enjeu business positif. De l’autre, les réfractaires soutiennent l’idée qu’abstenir ses salarié.es de parler politique revient à un choix lui-même intrinsèquement politique. Depuis cette annonce, 18 des 57 employés ont annoncé vouloir quitter l’entreprise.

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