Plus âgés et plus diplômés qu'avant : qui sont les CEOs d'aujourd'hui ?

Pour la sixième année consécutive, le cabinet international de recrutement de cadres Heidrick & Struggles a publié son étude « Route to the top » sur les profils-types des CEOs des grandes entreprises. Le cabinet a analysé les données des CEOs de 906 entreprises des index de 16 pays (les sociétés du SBF 120 pour la France).

Cette année, le rapport s’est intéressé aux différences entre les nouveaux CEOs (nommés en 2019) et les « confirmés » (plus de 15 ans d’expérience). L’objectif étant de répondre à cette question : Comment les nouveaux défis des entreprises (notamment l’attraction et la rétention des talents) impactent le profil-type des dirigeants censés y faire face ?

« Le travail du PDG continue de s’étendre, et les compétences requises aujourd’hui pour le rôle sont très différentes de celles requises il y a dix ans. Les PDG continuent aujourd’hui d’exécuter le rôle de gestion d’hier, assurant le maintien des activités quotidiennes et des obligations envers les actionnaires. En même temps, ils doivent mener tout en naviguant la perturbation constante des affaires et du numérique, être des leaders persuasifs, promouvoir une culture diverse et inclusive au travail, maintenir de bonnes relations avec de multiples groupes de parties prenantes et, de plus en plus, focaliser sur la durabilité à long terme ; autrement dit, les PDG d’aujourd’hui doivent accomplir tout ce que faisaient leurs prédécesseurs, et plus encore. »

Jeff Sanders, vice-président et co-associé du cabinet PDG & Conseil d’administration chez Heidrick & Struggles.

Voici les principaux enseignements :

Les nouveaux CEOs sont toujours trop souvent des hommes.

  • Toutes données confondues, seulement 5% des CEOs actuellement en poste sont des femmes. Et ce malgré le fait qu’elles soient plus éduquées : 71% ont un diplôme de troisième cycle contre 58% des CEOs hommes.
  • 9% des CEOs nommées en 2019 étaient des femmes contre 4 % des CEOs nommées les années précédentes. Une légère amélioration donc mais un chiffre toujours très bas. La Norvège fait office de bon élève avec 16% de ses CEOs qui sont des femmes, contre 1% en Chine.
  • Parmi les CEOs nommés en 2019, 44% d’entre eux ont une expérience à l’international, contre 30% auparavant.
  • Bonne nouvelle pour la diversité ? 20% des nouveaux CEOs ne sont pas orignaire du pays dans lequel ils exercent, contre 15% auparavant.

« À l’heure où le profil des PDG change, et que rôle devient de plus en plus exigeant pour répondre aux demandes futures, le profil du PDG lui aussi doit changer. La diversité du pool de candidats au rôle de PDG – femmes, personnes de couleur et personnes venant de milieux sous-représentés – demeure limitée et il reste encore beaucoup à faire pour développer le pipeline de la future génération de PDG. »

Bonnie Gwin, vice-présidente et co-associée du cabinet PDG & Conseil d’administration chez Heidrick & Struggles

Lire aussi dans notre rubrique : Decision Makers

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Les nouveaux CEOS sont plus âgés et plus diplômés qu’avant.

  • Bye bye le jeunisme : les CEOs nommés en 2019 ont en moyenne 52 ans contre 39 ans pour leurs prédécesseurs.
  • 64 % sont titulaires d’un diplôme de troisième cycle tandis qu’ils n’étaient que 46% à en détenir un auparavant.
  • Ils ont plus d’expérience à des postes de direction (mais pas forcément les mêmes)
  • Alors que 56 % des « anciens » CEOs n’avaient aucune expérience à un poste de direction (Direction des opérations ou direction financière) avant leur nomination, ce chiffre a été drastiquement réduit en 2019 : seulement 17 % des CEOs nommés en 2019 n’avaient pas exercé en tant que CEO, CFO ou COO avant.
  • En Allemagne, Norvège et Suède, les nouveaux CEOs avaient majoritairement une expérience en tant que CFO avant leur nomination (respectivement 29%, 28% et 28%), les entreprises américaines, françaises et néérlandaises plébiscitaient davantage une expérience de COO (respectivement 52%, 29% et 28%).

Les nouveaux CEOs ne sont plus des ex entrepreneurs.

  • 43% des nouveaux CEOs ont une expérience de General Manager (contre 26 % pour les anciens).
  • Seulement 5% des CEOs nommés en 2019 sont des ex-entrepreneurs tandis qu’ils étaient 35 % les années précédentes.

L’étude complète est à consulter ici.

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