Les news pour briller à la machine à café le 30 janvier 2020

30 janv. 2020

3min

Les news pour briller à la machine à café le 30 janvier 2020
auteur.e
Anais Koopman

Journaliste indépendante

Parce qu’on sait à quel point paraître malin est primordial lors des pauses entre collègues - surtout si le boss tend l’oreille -, la rédaction de Welcome to the Jungle vous livre toutes les deux semaines les dernières actus chaudes du monde du travail. On vous en prie, c’est normal.

France

Grève RATP : Le nombre de vélo-taffeurs explose !

Vous avez (re)découvert les bienfaits du vélo et récupérez votre taille de guêpe après les fêtes? Merci la grève ! D’abord une contrainte pour les milliers de Parisiens qui se sont vus obligés de revoir leur sempiternel trajet maison-taff-maison depuis le 5 décembre dernier, le vélo est désormais une habitude pour un nombre croissant d’entre eux. Ils ont même le droit à leur petit surnom : les vélo-taffeurs ! D’après un comptage effectué par l’AFP sur une cinquantaine de bornes parisiennes, le nombre de passage de vélos connaît en effet une augmentation vertigineuse de 155% par rapport à avant la grève. Le mouvement social n’en serait que le prétexte, puisque les vélos continuent d’accompagner les citadins dans leurs déplacements quotidiens, même depuis un (quasi) retour à la normale des transports en commun. Il faut dire que la Ville de Paris est prête à s’adapter à ces nouveaux fidèles : plus de 1 000 km d’itinéraires cyclables sont désormais accessibles aux cyclistes, « encourageant les mobilités douces et la réduction de la pollution. » Bye-bye, le métro !

De moins en moins de chômeurs

Bonne nouvelle, la croissance actuelle de la France se maintient ! D’après l’INSEE, le pays peut se targuer d’une progression de 1,3% de son PIB en 2019, contre 1,1% pour l’ensemble de la Zone Euro. Et qui dit croissance, dit création d’emploi régulière par les entreprises en bonne santé. En conséquence, le nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A (soit sans aucune activité) a diminué de 3,3% en 2019, d’après Pôle Emploi. Actuellement, on enregistre 3,5 millions de chômeurs, tandis que 120 000 chômeurs ont retrouvé un travail l’an passé. Avec un taux de chômage de 8,6% et qui devrait s’abaisser à 8,2% au printemps prochain, la France pourrait bien atteindre l’objectif fixé par Emmanuel Macron de le réduire à 7% d’ici l’année 2022.

L’orthographe et la grammaire en danger

Qui ne se souvient pas de ses années “dictée” ? L’agence d’intérim Qapa, elle, a mené une enquête sur la rédaction des CV, des lettres de motivation et des annonces d’emploi. En ressortent des chiffres bons à faire crisser les craies de nos anciens professeurs de français. Selon l’étude, les recruteurs et candidats ne font pas les mêmes efforts lorsqu’il s’agit d’écriture : 67% des candidats affirment se relire, mais pas 50% des recruteurs, qui sont 75% à penser ne pas faire de fautes, contre 38% des candidats. La raison ? Sûrement le fait que que pour 77% des Français, l’orthographe et la grammaire ont un rôle crucial au travail. Un chiffre en baisse, puisque c’était le cas pour 98% des Français en 2015. Ainsi même pour les moins littéraires, « seulement 39% des candidats et 12% des recruteurs demandent de l’aide pour corriger leurs textes. » La faute au correcteur automatique ?

Les actifs ont peur pour l’évolution de leur métier !

On l’entend de plus en plus fréquemment : bientôt, nos métiers actuels laisseront place à d’autres, que nous n’avons même pas encore imaginé. C’est en tous cas l’opinion d’un actif sur six, qui « anticipe la disparition de son métier dans moins de dix ans » d’après une enquête IFOP sur la question. Ainsi, plus d’un actif sur trois pense que son métier va “beaucoup” ou “complètement” se transformer, alors qu’un tiers estime même qu’il pourrait disparaître dans les dix ans à venir. Pour certains, la proactivité ou l’adaptabilité est de mise (49% affirment qu’ils se renseignent déjà pour changer de secteur et 36% se disent prêts à chercher une solution au moment venu), tandis que pour d’autres, le découragement n’est pas loin, voire même déjà bien installé (15% estiment la situation insurmontable). Autre enseignement : 66% des proactifs ont moins de trente-cinq ans. Un chiffre qui s’explique sûrement par la rapidité du développement des nouvelles technologies, à laquelle les plus jeunes ont dû vite s’adapter.

MONDE

Canada : la surqualification ne paye pas toujours

Jeunes diplômés, vous rêvez de vous envoler pour le royaume de la poutine ? C’est sans doute le bon timing pour vous. En effet, il semblerait que vous et vos pairs - diplômés avec moins de cinq ans d’expérience -, soient favorisés sur le marché du travail canadien, contrairement à vos aînés. C’est un un rapport du World Education Services relayé par le Toronto Star qui affirme que les étrangers qualifiés et comptant plus de quinze ans d’expérience à l’international à leur actif ont un taux d’emploi de 72,1% au Canada… soit dix points de moins que les moins diplômés et expérimentés. Ainsi, 60,9% des immigrés qualifiés se voient contraints d’accepter un emploi aux responsabilités d’un niveau inférieur à celles qu’ils occupaient avant de déménager au Canada. Une sous-qualification qui fragilise le potentiel des immigrés seniors les plus diplômés et expérimentés, au risque de les faire fuir un jour.

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