Les news pour briller à la machine à café le 12 mars 2020

Les actualités du monde du travail du 12 mars 2020

Parce qu’on sait à quel point paraître malin est primordial lors des pauses entre collègues - surtout si le boss tend l’oreille -, la rédaction de Welcome to the Jungle vous livre toutes les deux semaines les dernières actus chaudes du monde du travail. On vous en prie, c’est normal.

France

+82% de créations d’emplois en 2019

287 600, c’est le nombre de créations net d’emplois en France en 2019, a annoncé cette semaine l’Insee. C’est plus qu’en 2018 (158 100) mais bien moins qu’en 2017 (335 600). Si l’emploi salarié accélère dans le privé, il ralentit dans la fonction publique. En 2019, la fonction publique n’a bénéficié que de 24 000 nouveaux postes. À l’annonce de ces chiffres, le réseau d’associations Initiative France, qui réunit plus de deux cents structures qui accompagnent et financent des projets entrepreneuriaux, estime que cette dynamique s’explique par l’augmentation du nombre d’entreprises créées l’an passé. Les entrepreneurs soutenus par le réseau ont, à ce titre, créé pas moins de 34 000 nouveaux emplois en 2019.

L’hôtellerie, la restauration… sous la menace du coronavirus

Avec une croissance de +1,5% en 2018 et de +1,2% en 2019, l’économie française va plutôt bien depuis deux ans. Enfin, pour le moment. Le ministre de l’Économie a annoncé le 9 mars que l’impact du coronavirus « sera sévère » pour les entreprises françaises. Bercy attend près de 25% de baisse du chiffre d’affaires pour la restauration, 60% pour les traiteurs, et 30 à 40% dans l’hôtellerie…et des conséquences sont à prévoir sur l’emploi de ces secteurs. Pour limiter les dégâts, le ministre a d’ores et déjà annoncé des mesures exceptionnelles pour aider les entreprises. Elles peuvent dès à présent demander un report des charges sociales, des dégrèvements d’impôts, mais aussi un accès simplifié au chômage partiel. Petit ouf de soulagement pour les plus petites structures : la Banque publique d’investissement (BPI) a prévu d’aider les PME et ETI en cas de problème de trésorerie.

Un manifeste pour le droit à la déconnexion

On passe en moyenne cinq heures par jour à traiter nos mails… souvent en dehors de nos heures de travail. Mais si cette injonction à être toujours connecté tend à se généraliser avec le développement d’outils pour travailler chez soi ou directement sur son smartphone, la loi travail adoptée en juillet 2016 donne pourtant à chaque salarié “un droit à la déconnexion” pour protéger leur temps de repos et respecter leur vie personnelle et familiale. Dans les faits, c’est un peu plus compliqué : en 2018, 67% des Français se disaient incapables d’arrêter de travailler pendant les vacances, selon une étude Qapa. Du côté des entreprises, très peu de dispositifs favorisant la déconnexion des salariés ont été mis en place : en 2018, seules 16% des entreprises françaises s’étaient emparées du sujet, soulignait une étude Opinionway pour Éléas.

Face à ce constat, Mailinblack, leader de la sécurisation des mails, qui voit converger plus de 5 milliards d’échanges par an depuis ses serveurs, a décidé de réunir différents experts, chercheurs, consultants… pour établir un manifeste pour le droit à la déconnexion. Et au cœur des débats, toujours cette même question: « Au-delà de la productivité engendrée par la technologie : comment assurer les conditions du bien-être des employés ? » Dans le cas des messages envoyés en dehors des heures de travail, l’entreprise a déjà créé une réponse automatique, indiquant que le destinataire répondrait à son retour.

Après le Brexit, les sociétés anglaises s’arrachent les bureaux parisiens

Depuis le référendum sur le Brexit en 2016, 82 entreprises ont annoncé qu’elles allaient s’installer à Paris. Selon les spécialistes de l’immobilier Knight Frank, près d’une cinquantaine de structures ont déjà installé leurs locaux dans la capitale française. Les autres devraient bientôt suivre. Parmi les grands voyageurs qui ont traversé la Manche, Bank of America détient le record de délocalisations à Paris avec 400 salariés anglais déplacés dans un immeuble du 8ème arrondissement. Si plus de 60 000 m2 carrés de bureaux sont concernés par ce mouvement, le cabinet de conseil en immobilier relativise : « Ce n’est pas beaucoup, mais suffisamment pour faire pression sur le marché local. »

Cela a aussi une conséquence directe sur l’emploi à Paris : depuis le référendum de 2016 sur le Brexit, 1500 emplois ont été créés à Paris et entre 1800 et 2000 sont encore attendus, prévoient les spécialistes. Au total, pas moins de 530 sociétés ont déplacé des salariés de Londres ou projettent de le faire vers d’autres destinations européennes, Dublin en tête. Si vous souhaitez rejoindre une entreprise internationale sans quitter l’Hexagone, apparement, c’est le moment !

Monde

Chine : les affaires reprennent et font naître des modes de travail… atypiques

Alors que l’épidémie de coronavirus décroit en Chine, les salariés commencent à retourner au travail. Mais pour éviter les rassemblements de personnes, de nombreux secteurs préfèrent pour le moment que leurs employés travaillent “en ligne”. À l’image de la restauration traditionnelle, certains traiteurs de renom - habitués à l’accueil des clients en face-à-face - ont mis en place des services de commandes en ligne. Certains proposent même des live streams depuis leur cuisine pour montrer comment les plats vendus sont préparés, les agents immobiliers aussi s’adaptent et vendent les biens qu’ils gèrent directement sur Internet. De son côté, le ministère de l’Éducation a annoncé avoir publié pas moins 22 000 cours en ligne sur 22 plateformes.

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Photo by WTTJ

Thomas Laborde

Journaliste - Welcome to the Jungle

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