Les 9 choses que l’on aurait aimé savoir avant de travailler

Les 9 choses que l’on aurait aimé savoir avant de travailler

Que de chemin parcouru… À peine majeur et vacciné, vous filiez telle une étoile en direction de vos études supérieures. Trois à cinq ans plus tard, récompensé d’un à plusieurs diplômes, vous voici dans la peau d’un jeune adulte plein de promesses. Fini les rapports de stage, le régime pâtes au ketchup et les nuits blanches à réviser… Désormais, le monde du travail ouvre grand ses bras (ou ses tentacules, c’est selon) pour vous accueillir. Bienvenue dans le joyeux monde de la vie active au doux ronron de l’imprimante et à la bonne odeur de café. Mais comme avant un plongeon dans la piscine, il convient de se tapoter la nuque avec un peu d’eau fraîche pour éviter le choc thermique. Voici donc neuf choses à savoir avant de sauter dans le grand bain !

1. Il faut réapprendre de nouveaux codes

Li-ber-tééé ! c’est un peu le sentiment que procure le fait de mettre ses années d’étude derrière soi. Mais si vous pensiez en avoir terminé avec les relations, la hiérarchie et les comportements très normalisés de la fac, c’est raté. Le monde de l’entreprise et les relations professionnelles ont eux aussi leurs propres codes, qui diffèrent souvent d’une entreprise et d’un métier à l’autre. Qui sont les quarterbacks et les nerds de la boîte ? Faut-il vouvoyer ou tutoyer ses collègues ? Le midi c’est plutôt cantine, plat réchauffé ou déjeuner à l’extérieur ? Et attention, pas de faux-pas sur la tenue vestimentaire. Car votre style doit correspondre aux normes de l’entreprise : le look décontracté est quasi-obligatoire en start-up, tout comme la chemise l’est en finance. Enfin, il vous sera utile de comprendre les relations de pouvoir qu’entretient tout ce beau monde (collègues, managers, boss…) au sein du microcosme de l’entreprise. Car s’il vous arrive par exemple de penser que la dernière décision de votre N+1 est parfaitement idiote, il faudra sûrement lui donner le fond de votre pensée mais dans un style constructif. Au travail, la diplomatie est de mise, à chaque instant.

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2. On organise des réunions pour tout et pour rien

Vous regardiez déjà par la fenêtre les avions passer loin au-dessus de vous et les mouches voler un peu plus bas en altitude pendant que M. Michel récitait son cours de trigonométrie ? Et pourtant, le summum de l’ennui était encore à venir. Apprêtez vous à franchir une étape supplémentaire dans cette impression de vide. Dans le monde du travail, vous passez une (trop) grande partie de votre temps assis sur une chaise à gribouiller sur votre carnet en assistant à des prises de décisions aussi cruciales que “faut-il limiter la galette des rois aux collaborateurs de l’open-space ou l’ouvrir à ceux de l’étage ?”. Le tout décliné en un superbe Powerpoint, que vous vous apprendrez vite à réclamer en pièce-jointe pour paraître impliqué. Et vous qui pensiez avoir un impact sur la marche du monde grâce à ce nouveau job, naïf !

3. Il faut un dictionnaire pour comprendre vos collègues

« Peux-tu me forwarder les derniers KPIs ? La MOE en a besoin ASAP ». Étrange, vous n’aviez pas remarqué que la fiche de poste mentionnait des notions en langage des Sims. Entre les mots anglais glissés au milieu des phrases (ça donne un air plus intelligent paraît-il), les termes techniques liés à votre secteur d’activité et les acronymes à gogo, vous risquez de vous sentir aussi perdu que Robinson sur son île. Mais pas de panique, vous apprendrez vite ! Dans quelques mois vous parlerez comme eux en rigolant intérieurement face aux yeux vitreux des petits nouveaux qui semblent aussi perdus que vous l’étiez… Jusqu’à ce que vous changiez complètement de secteur et que vous soyez contraint de tout réapprendre. Car il faut également savoir que chaque domaine a son propre dictionnaire. Si, lassé de votre vie de bureau, vous vous décidez de vous reconvertir dans la cuisine, vous n’échapperez même pas à cette novlangue. Attendez-vous à entendre des : « Ton dressage doit être laser »…

4. Au début on en fait toujours un peu trop

Quand on se faufile pour la première fois dans l’ambiance studieuse d’un open-space, on attrape rapidement le virus de la productivité. Et comment pourrait-il en être autrement face à la dynamique bien cadencée de votre équipe ? Alors vous êtes rempli d’un souffle nouveau, peut vite impressionné par le travail abattu par votre collègue plus expérimenté ou la maîtrise de votre manager. Mais no stress, vous aurez le temps de faire vos gammes et de maîtriser votre art sur la durée. Alors luttez contre cette tendance à accepter toutes les missions dont on souhaite sans doute se décharger sur vous et faites attention à ne pas déborder du cadre de votre fiche de poste. C’est sur des objectifs précis que votre manager vous attend. Apprendre à dire non lui prouvera que vous savez auto-évaluer votre capacité de travail. Un bon point.

5. Tout le monde fait autre chose pendant ses heures de boulot

Flûte, votre patron vient discrètement d’arriver derrière vous pile au moment où vous regardiez votre fil d’actualité Facebook ? Ne paniquez pas. La vérité, c’est que la grande majorité des salariés réservent leurs vacances, font du shopping et consultent les réseaux sociaux sur leur temps de travail. Tout le monde le sait, mais personne ne le dit. Vous pensez franchement que votre collègue Hugo est en train de pouffer de rire derrière son écran parce qu’il lit le dernier rapport de service ?

6. Il faut vous préparer à aimer le café

Passage obligé pour vous socialiser et développer des relations informelles avec vos collègues : la machine à café. Vous n’aimez pas ça ? À défaut, il faut au moins vous mettre à fumer (ce message n’est évidemment pas sponsorisé par le Ministère de la Santé). Il est en effet crucial de prendre du temps pour échanger avec vos collègues en dehors de l’open-space. Vous y apprendrez ainsi que le fils de Catherine vient de décrocher son concours, qu’Alain est en arrêt maladie pour plusieurs semaines et que Brigitte a été surprise à batifoler avec Jacques dans un placard. Ça serait dommage de manquer ça.

7. Il y a des histoires et ragots à foison

Passer 10 heures par jour avec vos collègues génère son lot d’histoires et d’anecdotes. Avec un bonus si votre entreprise organise régulièrement des soirées et des séminaires (Il parait que Bernard a quitté l’afterwork en même temps que Jeanne jeudi dernier, tu crois qu’ils sont ensemble ?!). À noter : votre niveau de connaissance des potins et amourettes de l’entreprise sera proportionnel à votre consommation de café (voir point précédent). Car les informations croustillantes se racontent rarement en réunion.

8. Tout le monde se dit “surbooké”

Il faut le savoir, transporter un paquet de dossiers dans une main et un gobelet de café froid dans l’autre vous donnera un air très sérieux. En entreprise, il est de bon ton de montrer que vous êtes “overbooké”, “super busy” ou dans sa version maritime : “complètement sous l’eau”. L’hyperactivité professionnelle est devenu un signe de réussite sociale, alors gare à vous de dire fièrement que vous avez terminé votre travail à 17H, jeune fou incompétent ! À noter : un état de suractivité est souvent lié au cumul des points 5 et 6.

9. Le bureau c’est (aussi) la planque

Si vous avez déjà faké un dur labeur lors d’une présentation orale de groupe, devant une classe et un professeur conquis (alors que vos camarades de groupes eux savaient très bien que vous n’aviez rien foutu), vous serez peut-être peu surpris d’apprendre que l’entreprise aussi héberge des salariés moins impliqués que la moyenne. « C’est quoi son rôle à Hervé déjà ? » demanderez-vous encore après plusieurs mois dans l’entreprise. Personne ne sait réellement. On l’appelle plus communément le “planqué” car à l’instar d’un fugitif, il est introuvable lorsqu’on fait appel à ses services, mais sait se montrer habile pour justifier sa présence dans les moments clés « En ce moment je suis sur une mission dont je ne peux pas trop te parler, mais qui risque de tout changer dans la boîte. » Un mystère qui plane entre James Bond et Gaston Lagaffe. Un génie incompris ?

Photo par Thomas Decamps

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