Intégrer un graduate program : de quoi démarrer sa carrière comme un boss ?

Graduate program : de quoi démarrer sa carrière comme un boss ?

Développeurs informatiques, ingénieurs, dirigeants ou tout simplement managers, le recrutement semble être devenu une guerre de tous les instants. Pour pallier la pénurie de profils formés, de nombreux grands groupes ont adopté une modalité salariale différenciante, bénéfique à la fois pour l’entreprise et leurs (futurs) salariés : le Graduate Program.

Ce contrat à durée indéterminée permet à un jeune diplômé de débuter sa carrière par plusieurs expériences suivies au sein de différentes entités d’un groupe. L’opportunité pour lui d’apprendre et s’acclimater à vitesse grand V grâce à une évolution riche. Alors, en quoi le Graduate Program consiste-t-il exactement ? À qui est-il ouvert et qu’en attendre ? Le point sur cette modalité de recrutement particulière.

Parfums vanille, chocolat, fraise, citron s’il-vous-plaît

Au sortir de ses études, quand on est curieux et qu’on n’est pas encore fixé sur son orientation professionnelle, pourquoi se précipiter ? Le Graduate Program semble être la solution pour tout tester et entrer dans le grand bain en fanfare. Sébastien Malaussène vient de terminer son Graduate Program au sein du groupe Aéroports de Paris. Pour lui, ce dernier permettait de mûrir son projet : « Je voulais reporter mon choix de spécialité. Même si ce qu’on peut faire reste cadré, on est assez libres de choisir les directions dans lesquelles on veut aller. Cela permet de construire un parcours et d’être serein quant à ses choix. » Le Graduate sécurise ainsi un début de carrière en signant un CDI, mais octroie le luxe de différer le choix d’un métier précis.

Et effectivement, les possibilités sont multiples. Au sein d’ADP, les parcours sont divers au sein des cinq filières proposées. Vanessa Khoutir, responsable parcours et mobilité professionnelle au sein d’ADP, nous en explique la structure. « Selon leurs affinités et études, les candidats peuvent choisir d’explorer 5 voies : Technique, Exploitation, Finance, RH ou Big Data. Une multitude de carrières y sont possibles. Il n’y a pas de silos, car naviguer au sein de ces sections est réaliste. Par exemple, Sébastien aura été en Technique et en Exploitation. » Mathilde Renoux, Responsable Stratégies de sourcing et Relations Écoles France, nous mentionne quant à elle les trois Graduate Programs qui existent chez Carrefour : Dirigeant, Directeur d’Hypermarché et Finance. De quoi laisser l’espace aux jeunes diplômés d’écoles de commerce ou d’ingénieurs principalement, d’inventer leur parcours.

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Un début de carrière exponentiel

Une expérience aussi stimulante qu’un tour de grand huit — c’est ce que Sophie Bossong, aujourd’hui directrice d’Hypermarché Carrefour et manager de 250 personnes — était venue chercher au sein du Graduate après le programme Grande École d’HEC. Pour elle, cette expérience se résume à pas moins de 5 postes, trois ans et demi d’apprentissage intense et des expériences en Chine et en start-up. « L’entreprise nous fait confiance, explique-t-elle. On a des missions riches et variées, avec de vraies responsabilités. J’ai été au siège pendant un an sur du commerce digital, puis je suis partie en Chine pour travailler sur le sourcing de produits non-alimentaires. Je suis revenue en tant qu’adjointe d’un supermarché sur Paris, puis partie en détachement dans une start-up où j’ai aidé à développer un produit en retail. Enfin, j’ai fini stagiaire-directrice en hypermarché. Quand on aime le challenge et qu’on veut booster sa carrière, c’est formidable. C’est une école de management ; une école de la vie. »

Sébastien Malaussène, ingénieur des Ponts et Chaussées, n’est pas non plus déçu du voyage chez ADP. En deux ans, il a géré une équipe de 8 électriciens sur la plateforme de Roissy pendant 8 mois ; œuvré dans un bureau d’études d’ouvrages d’art sur la plateforme d’Orly avant de revenir à Roissy au sein de la direction aéronautique, à la tête d’une équipe de 5 personnes. À la clé, la maîtrise d’œuvres sur des projets de ponts et d’ouvrages d’art et un avenir florissant au sein du groupe. Car si le cas de Sophie, directrice d’Hypermarché peu de temps après sa sortie du Graduate, n’est pas isolé, Mathilde Renoux note tout de même la singularité de ces trajectoires fulgurantes : « C’est assez extraordinaire. Sophie a moins de 30 ans : peu d’entreprises donnent autant de responsabilités à cet âge là. »

Alors, pourquoi et comment les Graduate Programs accélèrent-ils tant les carrières des jeunes actifs qui les intègrent ? À en croire Sophie et Sébastien, cela tient à l’écosystème dans lequel sont plongés les diplômés, qui favorise une certaine émulation. Tout d’abord, un esprit d’équipe se crée entre les membres d’une même promotion. Selon Sébastien, «on rencontre beaucoup de personnes qui seront nos contacts plus tard et nous rendront efficaces en poste. On rentre dix par an, on se rejoint à des événements, et chaque filière fait découvrir son monde aux autres. Par exemple, nous, en filière technique, on organise une journée sur ce que c’est d’être maître d’œuvres. Forcément, cela renforce nos liens. » Mais plus que les collègues de promotion, Sophie remarque l’environnement unique dans lequel les membres du Graduate sont immergés : « c’est aussi un programme reconnu au sein de Carrefour, où l’on a de nombreux échanges avec les membres du Comex de l’entreprise. Ils sont bienveillants et nous considèrent comme des talents : c’est stimulant. »

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Un cocktail équilibré de compétences

Pas de secret : pour entraîner ses poulains, chaque groupe leur concocte un programme de développement sophistiqué. « Marketing, supply, connaissance produit, gestion de projet, communication, esprit de synthèse, capacité à s’organiser… il y a un socle commun à tous les Graduates », explique Sophie. « Pour ma part, renchérit-elle, j’ai adoré les formations en leadership, management et relations sociales. J’ai appris à recadrer, faire progresser et faire évoluer quelqu’un. C’était enrichissant !. » Car comme le remarque Sébastien, signer pour un Graduate, c’est parfois accepter de se retrouver face au mur. Lui a dû manager des collègues fraîchement sorti de l’école : « Je n’avais jamais géré les carrières de 8 personnes. J’ai dû le faire. Sur le plan interpersonnel, ça a été un apprentissage très fort. j’ai appris comment m’adresser à un collègue dont j’étais le supérieur hiérarchique, à sonder quand la personne n’était pas satisfaite de ce que je lui donnais à faire ou de la manière dont je lui avais parlé. » Côté technique, Sébastien a aussi tiré parti d’une formation pointue en droit du personnel. Chez Carrefour, on peut aussi choisir d’explorer les métiers en profondeur, ce qu’a fait Sophie. « Je manage des charcutiers, des boulangers, des bouchers… Je dois donc connaître leur métier, et aussi savoir manager les collaborateurs. J’ai appris à interagir avec eux et développer leurs compétences. »

L’envers de la médaille, c’est qu’à devoir engranger de nombreuses connaissances, les diplômés s’arrêtent parfois rapidement au cours d’une mission ou ne se retrouvent pas forcément où ils l’auraient souhaité…C’est une histoire de relations humaines, explique Sébastien. Tu dois trouver ta prochaine expérience, et donc quand ça colle avec quelqu’un dans un département où un poste s’ouvre, tu as une ouverture »… sauf, admet Vanessa Khoutir, « quand une personne doit accepter une expérience qui ne l’intéresse pas tellement, ce qui arrive parfois. » Côté timing, « les missions ont des durées qui peuvent être courtes », concède aussi Mathilde Renoux, en se rappelant que Sophie est restée seulement trois mois en start-up. Pour Sébastien, le plus dur a été de devoir se séparer rapidement d’une équipe qu’il appréciait. Vanessa Khoutir admet qu’il peut être « difficile de ne pas aller au bout d’un sujet, ou de finir quelque chose qu’on n’a pas commencé. C’est très engageant de devoir se remettre dans le bain tous les huit mois…. »
Une contrainte que Sophie avait malgré tout bien en tête : « on est là pour comprendre les rouages du métier et avoir une vision large du secteur… Ne pas finir une mission est frustrant, mais normal. Il faut s’y attendre. Le nombre de rotations fait la richesse du programme. »

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Beaucoup d’appelés, peu d’élus

Une fois intégré au Graduate, chaque talent est pris en charge de manière hyper-personnalisée. Selon Mathilde Renoux, « chez Carrefour, une personne est dédiée à la gestion de carrières des graduates à plein-temps. » Sophie renchérit : « le programme s’adapte à nos centres d’intérêts. Pas une seule des 11 personnes de ma promotion n’a fait la même chose. Le suivi RH est suffisamment poussé pour avoir un plan de carrière construit, qui tient ses promesses avec un poste passionnant à la clé. » S’ensuit un contrat de confiance entre poulains et mentors : « on a envie de se donner pour le groupe, car il y a une telle écoute de nos besoins que la mayonnaise ne peut que prendre. »

Pas étonnant donc que ce contrat de confiance ne s’établisse qu’avec certains élus triés sur le volet. Pour intégrer la plupart des Graduates, la sélection est drastique. Chez Carrefour, « la posture d’un futur leader et un savoir-être particulier », sont recherchés, explique Mathilde Renoux. « Nos recrutements sont issus de profils venant de facultés, d’écoles de commerce ou d’ingénieurs parmi les plus renommées… Et c’est encore plus le cas pour notre graduate Dirigeant, pour lequel nous recrutons parmi les meilleurs profils. » Effectivement, pour être admis au sein des filières les plus prestigieuses en Graduate Program, mieux vaut être diplômé d’une très grande école de commerce ou d’ingénieur ou des facultés les plus prestigieuses — notamment Paris Dauphine, pour n’en citer qu’une. Preuve que pour voir sa carrière accélérée, encore faut-il avoir le bon diplôme.

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Le Graduate Program est donc une sorte de Graal à la portée d’une poignée de chanceux — toujours plus nombreux apparemment puisque chez ADP, les diplômés embauchés selon cette modalité sont passés de 15 en 2019 à 22 en 2020 — à qui leur nouveau groupe offre des perspectives d’avenir. Sophie se projette : « aujourd’hui, cela fait 1 an et demi que je suis directrice d’Hyper. Ça fait du bien de pouvoir construire, avec une vraie vision de A à Z. On mesure ses échecs, ses succès, et on embarque les équipes. Je reste un potentiel évolutif pour Carrefour : j’ai encore un suivi RH. Le groupe investit sur nous sur la durée. Me lever le matin pour 250 personnes me fait vibrer, j’adore l’exploitation, et peut-être que plus tard j’irai sur des choses plus stratégiques. » Elle conclut, le sourire aux lèvres : « j’y suis entrée ; ça m’a plu ; je suis restée… Promesses tenues ! »

Vous êtes vous aussi tenté(e) par l’expérience ? Pour en savoir plus sur les Graduates de Carrefour, c’est par ici, et pour ceux d’Aéroports de Paris, c’est par .

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Photos d’illustration by WTTJ

Nora Léon

Communications & content manager

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