Boost | Profils juniors : optimiser sa présence en ligne pour être recruté

  • June 24, 2019

Internet et les réseaux sociaux sont devenus des outils indispensables pour se rendre visible sur le marché de l’emploi. En effectuant une recherche sur Google, et suivant les informations qu’il trouvera, un recruteur peut se faire une première impression de vous (et ce n’est pas toujours celle que vous croyez…). Quand on démarre dans la vie active surtout, il faut s’interroger sur le curseur à placer entre le personnel et le professionnel. À quoi les recruteurs prêtent-ils particulièrement attention ?
En maîtrisant votre image en ligne, vous saurez vous rendre attractif et favoriser les opportunités !

C’est cette thématique que nous avons choisie de traiter lors de notre événement Boost avec, pour intervenants, deux recruteurs qui en connaissent bien les enjeux :

Stella Walter, Head of Talent chez Eutopia, un fond d’investissement spécialisé dans les start-up consumer qui repensent nos manières de consommer. Stella recrute tous types de profils pour le portefeuille de marques qu’elle accompagne. Auparavant, elle a occupé pendant trois ans le poste de Head of global talent acquisition & developpement chez Showroomprivee.com.

Hugo Perrier, HR Director chez Cheerz, une start-up de plus de 130 personnes qui révolutionne l’impression photo sur web et mobile. Avant cette expérience, Hugo a travaillé sur la partie recrutement pour de grandes entreprises de luxe comme Dior et L’Oréal.

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Faire son diagnostic

Lorsque l’on décide de soigner sa présence digitale, effectuer son « self googling » (comprendre taper son nom sur Google) peut être un bon premier réflexe et donner des résultats intéressants. Que vous soyez dans l’optique de décrocher votre premier job ou de faire un peu de veille sur le marché de l’emploi, gardez toujours en tête que ce que vous laissez en public sur Internet est visible des recruteurs ! En quelques secondes, les contenus qu’ils jugeront peu appropriés peuvent vous fermer des portes. Attention aux « poubelles du web » donc : vieux CV, blogs, anciens forums, sites internets pas entretenus & co ! « Ce sont des informations qu’il faut cleaner, du moins contrôler, pour être sûr de véhiculer la bonne image auprès des recruteurs. », met en garde Hugo.

Avant d’entamer le grand nettoyage de ses informations en ligne, il faut se poser la question de ce que l’on a envie de dire et montrer de soi: quel est le secteur d’activité ou le métier auquel vous vous destinez ? Quels sont vos objectifs à court et/ou à long terme ? Quel est le type de structure que vous visez (plutôt start-up ou grand groupe) ?
Stella insiste sur ce point : « Il y a un vrai enjeu à maîtriser votre image sur Internet car c’est là où recruteurs et recrutés se rencontrent. Il faut entreprendre une vraie réflexion avant de se lancer sur les réseaux, y aller par étapes et le faire avec intelligence. Cela se fait en deux temps: sur le fond et la forme. »

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Se rendre visible

Choisir les bons réseaux

LinkedIn est LE réseau incontournable si l’on veut se rendre visible auprès des recruteurs ! Bonne alternative au CV classique, vous avez la possibilité de détailler vos expériences professionnelles (parfois peu nombreuses en tant que jeune diplômé).
« Un profil junior, je vais attendre qu’il mouille un petit peu plus sa chemise ! Comme il est peut-être un peu moins chassé, il va falloir qu’il fasse un peu plus d’efforts pour se rendre visible », insiste Stella. Certains réseaux sociaux assez généralistes, comme Twitter ou Medium, vous permettent également de créer ou de partager du contenu. D’autres encore, plus spécialisés, sont l’occasion de mettre en avant vos créations ou vos projets en cours : Dribble pour les métiers product/UX, ou Github pour les métiers techniques par exemple.

« Un profil junior, je vais attendre qu’il mouille un petit peu plus sa chemise ! Comme il est peut-être un peu moins chassé, il va falloir qu’il fasse un peu plus d’efforts pour se rendre visible » - Stella

En fonction de la cible que l’on vise, il est effectivement important d’adapter sa visibilité en ligne aussi sur la forme. Suivant votre profil, il y a tout intérêt à être présent sur certains réseaux sociaux plutôt que d’autres. Le tout est d’y mettre de la cohérence avec son projet professionnel : « Cohérence ne veut pas dire copier-coller. Il faut s’approprier chaque canal pour en faire quelque chose de propre et qui amène de la valeur à votre candidature. », ajoute Stella.
Hugo insiste sur cette idée de cohérence et sur l’importance qu’il y a à fixer une limite entre vie personnelle et professionnelle : « Soyez vigilants quant aux liens (Facebook, Instagram, Twitter…) que vous partagez sur vos différents CV. Avant de les renseigner, demandez vous si c’est pertinent par rapport au job que vous souhaitez faire et aux compétences que vous voulez mettre en avant. »

Soigner son profil LinkedIn

Les recruteurs ont l’habitude d’utiliser LinkedIn pour faire de la chasse ou obtenir plus de renseignements sur un candidat. La face cachée du réseau professionnel pour les candidats, « LinkedIn Recruiter », leur permet d’identifier les profils qui correspondent à leurs besoins. « C’est une sorte de back office plus puissant qui trie des centaines de millions de profils catégorisés sur de nombreux critères. », explique Hugo. Vous l’aurez compris, il y a donc des éléments à absolument renseigner pour se démarquer et mettre en avant son potentiel !

1/ Les mots-clés

Les recruteurs effectuent ce que l’on appelle des « recherches booléennes », c’est-à-dire par mots-clés. Lorsque l’on est jeune diplômé, on a souvent plus de soft-skills que de hard-skills. Pour Hugo, « c’est justement parce que l’on a moins d’expertise active qu’il faut redoubler d’attention et trouver les éléments qui vont attirer le recruteur ».
En diversifiant les mots-clés, vous donnez de vraies indications sur vos compétences : précisez les outils que vous maîtrisez, si vous avez fait du management par exemple, les entreprises avec lesquelles vous avez travaillé etc. « Il faut se mettre à la place d’un site e-commerce et devoir optimiser son SEO pour être trouvé par un recruteur », précise le DRH de Cheerz.
Idem si vous êtes à la recherche d’opportunités à l’étranger, très important d’utiliser les bons mots clés en anglais, mettre en avant vos compétences linguistiques et vos expériences à l’étranger afin que les recruteurs internationaux puissent vous remarquer.

« Il faut se mettre à la place d’un site e-commerce et devoir optimiser son SEO pour être trouvé par un recruteur. » - Hugo

Et si vous ne souhaitez pas être catégorisé dans un certain métier ou un certain domaine, vous pouvez mettre l’accent sur vos soft-skills plutôt que vos hard-skills. Tentez de trouver des compétences communes à renseigner dans la description entre votre job actuel et celui que vous visez. Par exemple, votre capacité à collaborer avec les autres, à encadrer une équipe, à vous adapter rapidement, votre sens de l’écoute et/ou de la relation client…

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2/ L’intitulé du poste

La « headline » ou titre sur LinkedIn est très important : c’est souvent la première chose que les recruteurs vont voir sur votre profil. Et c’est aussi l’élément dans lequel les moteurs de recherches de LinkedIn Recruiter vont chercher les mots clés en priorité.
Si l’entreprise dans laquelle vous travaillez utilise des intitulés de postes peu communs (les Evangelist, Ninja ou Guru du web pour n’en citer que quelques uns), vous risquez de ne pas apparaître dans les premiers résultats de recherches des recruteurs, voir de ne pas apparaître du tout. Il faut veiller à ce que la formulation de votre poste reste la plus généraliste possible ou, ici encore, l’adapter à la structure que vous visez, si c’est une start-up ou plutôt un grand groupe. Le mieux reste de placer un maximum d’appellations différentes au fur et à mesure dans la description. Si vous êtes en charge du recrutement, comme nos deux intervenants par exemple, renseigner les mots clés « recruitment », « talent acquisition », « chasse de talents » ou encore « sourcing » dans votre description permettra de recouvrir au maximum cette compétence.

Hugo met en garde sur ce point : « Ce serait dommage d’avoir les compétences requises mais que votre profil LinkedIn ne le dise pas suffisamment explicitement car vous renseignez tout en français ou utilisez toujours les mêmes termes. »
Vous pouvez tout à fait adapter la langue si votre ambition est de travailler à l’international, ou doubler votre description de poste d’une version anglaise. De cette manière, vous multipliez vos chances d’être visible aux yeux des recruteurs.

3/ Les recommandations

Souvent regardées par les recruteurs, les recommandations peuvent être « le petit plus » qui fait pencher la balance. « Je m’en sers surtout pour aller regarder à la fin, juste avant l’embauche, s’il y a des choses à aller gratter avant de faire une proposition », affirme Stella. Pour cela, faites en sorte que ces recommandations soient réelles et appuyées par ceux avec qui vous avez vraiment travaillé (anciens collègues, responsables de stage, partenaires) et pas uniquement à l’initiative de tous vos camarades de promotion !

4/ La photo de profil

Votre photo de profil est aussi un élément à ne pas négliger : « C’est très important d’avoir une photo soignée sur LinkedIn car c’est la première chose à laquelle va être confrontée le recruteur et l’ensemble des personnes qui vont aller voir votre profil. Évitez les photos de mariage, les photos découpées de soirées, ça ne fait pas bon effet… », conseille Stella.

« C’est très important d’avoir une photo soignée sur LinkedIn car c’est la première chose à laquelle va être confrontée le recruteur et l’ensemble des personnes qui vont aller voir votre profil. » - Stella

En résumé, Hugo recommande de prendre l’habitude d’actualiser régulièrement son profil LinkedIn, « au moins tous les trois mois et notamment les quelques phrases d’introduction sous votre photo de profil (statut professionnel : spécialité, qualité.s spécifique.s, ambitions…) ! Votre recherche de l’année dernière n’est pas nécessairement celle que vous avez cette année, vos domaines d’intérêt aussi. »

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Animer ses réseaux professionnels

Intéragir et créer du contenu

Chaque réseau social offre la possibilité de produire ou de partager du contenu dont il faut tirer profit. Bien maîtriser sa présence en ligne passe aussi par la manière dont vous communiquez et entretenez votre fil d’actualité. Toutes vos actions (likes, partages, commentaires, publications) perdurent et font la curiosité des recruteurs. Stella y porte une attention particulière pour qualifier les profils : « Ce que j’ai validé sur les mots-clés l’est-il aussi sur l’activité du candidat. »
Si elle est maniée avec dextérité, votre conduite en ligne est le moyen de montrer que vous êtes aligné avec votre discours et vos objectifs professionnels. Pour cela, il est nécessaire de faire de la curation de contenu, c’est-à-dire de la veille sur vos sujets de prédilection : « Vous pouvez tout à fait récupérer des articles sur votre métier, sur vos passions et les reposter. Ou aller liker, partager des news existantes de personnes que vous suivez. », recommande Stella.

Hugo rejoint Stella sur ce point et conseille de suivre toutes les entreprises du secteur qui vous intéresse, ou de partager des contenus en lien avec vos centres d’intérêt : « Pour nous recruteurs, c’est un « must have » quand on sait que le candidat s’intéresse, qu’il like nos posts. C’est vraiment un critère d’engagement supplémentaire. »

« Pour nous recruteurs, c’est un « must have » quand on sait que le candidat s’intéresse, qu’il like nos posts. C’est vraiment un critère d’engagement supplémentaire. » - Hugo

Pour les profils content / communication / marketing, n’ayez pas peur de produire votre propre contenu pour montrer vos compétences et vous démarquer. Plusieurs options s’offrent à vous : publier vos articles sur LinkedIn ou Medium, les relayer sur Twitter, pourquoi pas même créer un blog si vous avez des sujets de prédilection à creuser ? Pour cela, il y a néanmoins une règle : si vous prenez le parti d’avoir votre propre site, faites le bien et allez jusqu’au bout de la démarche. Un blog obsolète, peu attractif et mal entretenu peut rapidement donner une mauvaise image de vous…

Ayez aussi à l’esprit qu’un poste LinkedIn dure environ 72h avant de disparaître dans le flux d’informations. En travaillant votre contenu et en y donnant une dimension plus personnelle, vous lui assurez une visibilité allant parfois jusqu’à une semaine ! Et vous gagnez des points auprès des recruteurs.

Attention néanmoins aux vieilles pratiques vues et revues : poster son CV sur LinkedIn en faisant appel à son réseau pour trouver un job était innovant il y a quelques années mais ne l’est plus aujourd’hui.

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Adopter le bon ton

Attention à la façon dont vous vous exprimez sur les réseaux sociaux. Là aussi, il faut mettre les formes ! Si votre ambition est de faire le buzz, ne tombez pas dans le piège des émoticônes, vidéos très marketées et abréviations « à la cool ». Même si elles accrochent l’oeil, elles renvoient souvent une image de vous peu professionnelle.
Évitez également les sujets trop « exposés », touchant aux domaines de la morale, de la religion ou encore de la politique. Vous vous ferez davantage remarquer positivement en donnant une dimension critique à votre contenu, mais en le faisant avec finesse !

Le travail de curation que vous aurez fait en amont vous permettra d’ajuster votre discours à celui de la structure que vous ciblez. Essayez de déterminer une ligne éditoriale commune à vos différents réseaux, qui soit gage de cohérence avec votre projet pro’ et le reflet de votre personnalité : « La manière dont vous communiquez sur vous-même en dit beaucoup au recruteur sur la manière dont vous communiquerez au sein de l’entreprise si vous êtes embauché. », explique Stella.
Enfin, il va de soit de toujours soigner la rédaction de votre contenu et d’éviter à tout prix les fautes d’orthographe !

« La manière dont vous communiquez sur vous-même en dit beaucoup au recruteur sur la manière dont vous communiquerez au sein de l’entreprise si vous êtes embauché. » - Stella

Être proactif

Rester en veille

Plus il y aura de renseignements sur votre profil, plus vous aurez de chance d’être contacté et d’étendre votre réseau. Pour Hugo, profiter de la fonctionnalité Open to New Job Opportunities sur LinkedIn, une fonctionnalité qui, comme son nom l’indique, montre aux recruteurs que vous êtes en veille sur le marché de l’emploi, est l’une des premières choses à faire. En premier lieu car elle est visible uniquement des recruteurs, et surtout parce qu’elle vous permet d’être mieux référencé dans leurs résultats de recherche.

Pour un stage par exemple, pensez à bien indiquer la période, les dates, et préciser s’il s’agit d’un stage de fin d’études. De plus en plus de recruteurs commencent à chasser des stagiaires ou des alternants, renseigne Hugo : « Ce sont des profils qui peuvent se rendre disponibles plus rapidement. Mais c’est possible si et seulement si le profil est bien renseigné sur LinkedIn ».

Déjà en poste, vous pouvez craindre que le recruteur de votre entreprise voit cette fonctionnalité activée sur votre profil. Pas de panique ! Il est plutôt sain de faire de la vieille, cela n’est pas un motif de convocation. Peut-être même que cela lui signifiera qu’il est temps de vous faire évoluer au sein de la société !

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Se créer un réseau et l’entretenir

Les réseaux sociaux sont une fabuleuse occasion de se faire des contacts. Il ne suffit pas de rester dans une logique réceptive ou de multiplier les relations. Se créer un réseau solide et efficace, c’est établir des connexions avec les bonnes personnes ! Par ailleurs, sachez aussi que les recruteurs regardent les relations que vous avez en commun avec eux.
L’ajout pour l’ajout n’est dont pas forcément pertinent. Stella et Hugo s’accordent là dessus : mieux vaut privilégier une approche qualitative que quantitative. Consacrez votre énergie et votre motivation à chercher des personnes qualifiées, avec qui vous aurez des échanges constructifs et en accord avec vos ambitions professionnelles ! Pour Hugo, soyez aussi sélectif, sinon vous prenez le risque de ne pas ressortir dans les bonnes recherches des recruteurs.

Cependant, une personne peut avoir de bonnes raisons de chercher à entrer en connexion avec vous. S’il y a un minimum de cohérence entre vos deux profils, il peut être intéressant d’accepter sa demande d’ajout. Pour Stella, « c’est une logique vertueuse. Plus on accepte de se connecter aux gens et d’interagir avec eux, plus on a de chance d’être recontacté par la suite. Si vous leur rendez service aujourd’hui, ils vous rendront la pareille plus tard ! »

« Plus on accepte de se connecter aux gens et d’interagir avec eux, plus on a de chance d’être recontacté par la suite. » - Stella

Faire de l’approche directe

Face aux centaines de candidatures que reçoivent tous les jours les entreprises, et pour dénicher les profils dont ils ont besoin, la plupart des recruteurs prennent l’habitude de chasser en parallèle ou sont plus attentifs aux CV transmis par le biais de leur propre réseau.
En particulier via LinkedIn, vous pouvez vous différencier des autres candidats en approchant la ou les entreprise(s) qui vous intéressent, sans passer par le système classique de candidature. « Contacter les bonnes personnes en direct est une approche qui se soigne autant qu’une candidature ! », selon Hugo. Pas d’excuse donc, LinkedIn vous permet de reconstituer l’organigramme d’une entreprise en quelques clics. Vous pouvez alors rentrer dans l’entonnoir des recruteurs autrement qu’en approchant classiquement le responsable RH. Contactez un manager par exemple, qui saura vous donner plus de renseignements sur l’entreprise et son organisation, ou faire passer votre CV en interne. « En plus, c’est une super préparation d’entretien. », ajoute Hugo.

Stella n’imagine pas que l’on ne double pas une candidature classique par une prise de contact sur LinkedIn : « Une carrière professionnelle se mène avec audace. Si vous travaillez votre contenu, vous avez plus de chance d’obtenir des réponses des personnes que vous avez contactées. »En personnalisant votre message, vous donnez une vraie valeur ajoutée à votre profil, complète Hugo : « Doubler sa candidature d’un message sur LinkedIn, mauvaise chose quand c’est uniquement un rappel de la candidature… En revanche, ça peut être un carton lorsque le candidat a établit des liens, des points communs avec le recruteur, l’équipe qu’il souhaite rejoindre et les projets de la boîte en général ! »

Aussi, n’ayez pas peur d’aller consulter le profil du recruteur en amont de l’entretien, ce n’est pas mal vu. Au contraire, c’est plutôt mauvais signe si le candidat ne l’a pas fait !

« Une carrière professionnelle se mène avec audace. Si vous travaillez votre contenu, vous avez plus de chance d’obtenir des réponses des personnes que vous avez contactées. » - Stella

Vous l’aurez compris, bien optimiser sa présence en ligne quand on est jeune diplômé implique quelques savoirs-faire et une bonne maîtrise des réseaux. Aussi, en effectuant ce travail, vous rendez votre profil plus attractif auprès des recruteurs et augmentez vos chances de décrocher un emploi !

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Photos by WTTJ

Capucine Lambrey

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