CV : 7 informations à vérifier avant de l’envoyer

06 janv. 2023 4min

CV : 7 informations à vérifier avant de l’envoyer

auteur.e

Elise Assibat

Journaliste - Welcome to the Jungle

Omettre certaines informations sur son CV au moment de candidater est un grand classique, aussi fréquent et regrettable qu’un oubli de parapluie un jour d’averse. Des omissions récurrentes qui peuvent toutefois nous coûter un poste et dont on se passerait bien ! Avec Mila Elhamdi, coach professionnelle, on vous a donc listé façon pense-bête, les sept informations (essentielles) que l’on oublie tout le temps de mentionner.

1. Le titre

Si ce premier élément peut tomber sous le sens, c’est souvent le grand absent de la plupart des CV. Pourtant, il est essentiel pour que le recruteur puisse au premier regard avoir une idée de ce que vous cherchez. « Alors si on veut déposer son CV dans une CVthèque sans idée précise de poste à la clé ou simplement diffuser à notre réseau, on reprend le poste que l’on occupe actuellement », énonce la coach professionnelle Mila Elhamdi, auteure du Petit livre de l’entretien d’embauche. Sinon on peut aussi choisir l’intitulé du poste qui nous intéresse au moment de candidater. Dans tous les cas, l’intérêt est double. « Non seulement du côté du recruteur car l’ajout d’un titre l’oriente dès le démarrage dans sa lecture, poursuit l’experte. Mais aussi du côté du candidat puisque c’est un moyen pour lui de choisir les mots-clés qu’il va mettre en avant. » Et ainsi gagner en cohérence dans sa recherche d’emploi. « Cela va également permettre aux sites carrières des entreprises de pouvoir identifier et présélectionner le profil le plus adéquat, justement grâce à ces mots-clés inclus dans le titre du CV », ajoute Mila Elhamdi. Un bon titre va donc renforcer la visibilité du CV.

2. Le rôle occupé dans les précédentes expériences

Une autre information essentielle et trop souvent oubliée dans bien des CV : le rôle occupé pendant un poste. « Il ne s’agit pas seulement de mentionner le nom du job, de l’entreprise et les dates, puis de dérouler directement les tâches au quotidien, nuance Mila Elhamdi. Ce qui va être vraiment intéressant pour le recruteur c’est d’expliquer la raison pour laquelle vous avez été embauché à ce moment-là. » Par exemple, pour favoriser l’identité visuelle de l’entreprise dans un certain secteur ou pour lancer une campagne de communication dans un nouveau pays. « Dans le monde du travail, nombreux sont les intitulés de poste tels que chargé de mission, chef de projet, chargé de communication qui sont assez vagues si on ne sait pas dans quel contexte ils ont été occupés », révèle la spécialiste. Préciser le domaine, permettra de vraiment bien cibler vos recherches et de correspondre plus spécifiquement aux annonces qui vous attirent.

3. Les données spécifiques aux missions

De même, un détail plus spécifique des missions ne pourra que vous être bénéfique. « Alors plutôt que d’inscrire uniquement le “développement du portefeuille client”, optez pour plus de données qui vont en dire long sur votre expérience », suggère Mila Elhamdi. Par exemple, en ce qui concerne la clientèle, pourquoi ne pas directement renseigner la typologie client ? Selon la coach, cela vous permettra de bien spécifier votre terrain d’action et d’illustrer vos compétences aux yeux du recruteur. Penser aussi à préciser les données de terrain si vous avez opéré sur une échelle nationale, internationale et dans quels pays exactement. « Enfin vous pouvez également ajouter d’autres données spécifiques rattachées au volume en chiffre selon votre secteur, conseille la coach. Le nombre de productions réalisées par an, de clients, de campagnes etc… » Bref, tout ce qui permet de traduire la charge de travail de manière concrète et précise !

4. La présentation

Dans un monde où la lettre de motivation se perd, de plus en plus de candidats ont recours à un nouvel outil pour se démarquer : le paragraphe d’introduction, aussi connu sous le nom de “profil” ou résumé”. « Ce petit texte de deux ou trois lignes maximum a pour but de se présenter de manière directe et d’expliquer en quelques mots pourquoi vous êtes le candidat idéal », explique l’experte. Un moyen efficace d’interpeller le recruteur rapidement. « Bien sûr, la lettre de motivation est toujours ce qu’il y a de plus valorisant pour le candidat, mais ce paragraphe peut aussi faire son effet, reconnaît Mila Elhamdi. À condition d’être impactant et de bien traduire les grandes forces du profil par rapport au poste. » Il peut y être question de son ambition pour le job convoité. Ou encore de son objectif de carrière pour le secteur ou son parcours professionnel plus largement. À vous de voir.

5. Soigner ses centres d’intérêt

Aujourd’hui, les candidats ont tendance à négliger la partie “Centre d’intérêt” d’un CV, lorsqu’ils ne la suppriment pas totalement. « Personnellement, je fais partie des consultantes qui aiment s’y attarder car il s’agit d’un parti pris, pas essentiel mais doublement efficace si l’exercice est bien maîtrisé », confie Mila Elhmadi. Parler de ses activités extra professionnelles ou d’informations complémentaires que vous jugez intéressantes permet de créer un peu d’ouverture sur le CV, de parler de vous autrement que par le travail. « Et cela vous offre la possibilité d’être humanisé par le recruteur, de créer un premier lien avec lui, analyse la spécialiste. Vous n’êtes alors plus seulement un CV sur une feuille de papier ou un document word, mais une véritable personne en chair et en os. » De plus, les thématiques choisies peuvent aussi traduire des compétences annexes. Un tempérament, une ouverture d’esprit, une forte capacité d’engagement etc… Et ainsi valoriser davantage encore votre profil et la singularité qui s’en dégage.

6. Niveau de maîtrise des outils

Il n’est pas rare que les candidats se vantent de maîtriser un outil sans préciser son niveau. Évidemment, il ne s’agit pas de vous dévaloriser si jamais vous n’avez pas une grande confiance en vous ou que vous êtes encore débutant en la matière. « Mais à l’inverse, si vous êtes un habitué des logiciels de créations visuelles ou que vous parlez couramment une langue depuis des années, il est très important de le renseigner, affirme la coach. Il s’agit de mots clés qui, selon le poste convoité, pourront vous assurer un entretien. » Alors soyez le plus précis possible, tant dans les logiciels maîtrisés que pour le niveau.

7. Parler de ses projets scolaires

Difficile pour un profil junior de se mettre en avant sans avoir eu beaucoup d’expériences professionnelles au compteur. « Mais plutôt que de se contenter d’un CV vide ou vite fait, traduire ses projets scolaires peut s’avérer efficace », soulève Mila Elhamdi. Surtout si on les illustre comme il faut ! « Alors si les diplômés sont passés pendant leurs études par des travaux de groupes, des projets d’études, ou d’apprentissage professionnalisant, ils peuvent inscrire ces derniers sur leur CV. » Nommer les partenaires sollicités, les méthodes et outils utilisés… « Car il s’agit de parler de ces projets de la même manière qu’une expérience professionnelle », recommande l’experte. Là encore, les mots-clés ont toute leur importance, alors faites-en bon usage.

Finalement, maîtriser son CV c’est maîtriser l’image que l’on veut renvoyer à un recruteur au moment de postuler. Alors ayez recours à tous ces moyens qui peuvent traduire vos compétences et plus encore ! « Sans oublier, bien sûr, de se relire avant envoi », implore Mila Elhamdi une dernière fois.

Article édité par Manuel Avenel, photo par Thomas Decamps

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