Les 5 questions à se poser pour bien choisir son stage de fin d'études

09 oct. 2018 - mis à jour le 10 nov. 2022 5min

Les 5 questions à se poser pour bien choisir son stage de fin d'études

Le stage de fin d’études est un moment charnière dans la vie d’un étudiant puisqu’il s’agit du dernier moment passé en entreprise avant d’arriver sur le marché de l’emploi. Et si ce dernier est généralement perçu comme une belle porte d’entrée dans la vie active, il peut aussi être synonyme de sérieuse remise en question pour des jeunes qui n’ont pas encore défini leur projet professionnel et être perçu comme la dernière chance de s’orienter vers la voie qui nous plaît. Alors avant de vous lancer dans la recherche du stage idéal, voici les questions essentielles à se poser.

1. Quels postes et secteurs m’intéressent le plus ?

Vous savez exactement ce que vous voulez faire après vos études ? Quelle chance ! Mais si vous ne faites pas partie de ceux-là, rassurez-vous, vous êtes loin d’être les seuls. Selon une étude Pôle Emploi publiée en février 2021, 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore. Il y en a beaucoup qui n’ont pas de termes définis et qui se créent à l’instant même où vous lisez cet article. À moins d’être engagé dans des études débouchant sur un métier spécifique, le flou peut donc être total.

Mais comme vous le savez, le stage de fin d’études est souvent l’occasion d’obtenir un premier contrat de travail (qu’il s’agisse d’un CDD ou d’un CDI), il est donc important de bien le choisir pour vous ancrer dans un des secteurs qui vous plaît le plus à défaut du poste en lui-même. Pensez à vous détacher d’un métier spécifique et demandez-vous s’il n’y a pas un autre poste qui pourrait potentiellement vous plaire. Pour cela, laissez-vous guider par vos passions ou vos centres d’intérêt. L’idée : découvrir une ou plusieurs fonctions au sein d’un milieu professionnel que vous aimez et networker autant que possible. Vous aurez ainsi une meilleure vision du secteur et, qui sait, vous découvrirez peut-être un job auquel vous n’aviez pas encore pensé.

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Par exemple, depuis que vous êtes enfant, vous rêvez de remplacer Anna Wintour, en travaillant comme journaliste au sein d’une rédaction d’un magazine de mode, mais vos recherches restent lettres mortes ? Deux options s’offrent à vous :

  • Postuler au même poste dans un autre secteur : en suivant notre exemple précédent, il est possible de candidater au sein d’une rédaction qui ne parle pas nécessairement de mode… Élargissez vos recherches du côté de la presse people, déco… Alors oui, vous ne serez pas dans le milieu que vous visiez au départ, mais vous resterez dans un environnement journalistique et vous aurez le temps d’affiner votre plume. Une bonne base pour la suite !

  • Rester dans le même secteur à un autre poste : si vous visiez la mode, vous pourriez chercher du côté des relations presse par exemple. De cette façon, vous aurez une excellente vision du milieu des rédactions mode et vous vous ferez de supers contacts pour la suite. Il vous restera à travailler votre écriture, mais vous baignerez désormais dans le bon milieu.

2. Est-ce que je dois viser une start-up ou une grande entreprise ?

La réponse dépend entièrement de vos attentes et de votre manière de travailler. Mais sachez qu’il est tout à fait possible de s’épanouir dans ces deux types de structures, même si elles comportent des différences majeures dans leurs modes de fonctionnement. En voici un petit aperçu :

Les start-ups

Le + : Vous serez sûrement amené à effectuer d’autres missions que celles pour lesquelles vous avez été recruté. Celles-ci viendront nourrir vos responsabilités au sein de la structure et vous pourrez potentiellement élargir le spectre de votre poste et grimper vers une fonction plus importante. C’est généralement un cadre idéal pour les personnes entreprenantes, polyvalentes, autonomes et bien organisées.

Le - : Les perspectives d’évolutions dépendent toutefois du succès de l’entreprise en question. Attention, vous toucherez probablement un salaire minimum et il se peut que les journées soient longues !

Les grandes entreprises

Le + : Vous pourrez travailler sur de gros projets grâce à une équipe stable, dans laquelle vous aurez un rôle clairement défini. On ne vous demandera ni plus, ni moins que ce qui vous est demandé sur votre fiche de poste. Autre point non négligeable : les salaires et avantages sont généralement plus importants.

Le - : La stratégie et les prises de décisions reviennent généralement au top management. Vous n’aurez que rarement la main pour prendre des décisions, y compris celles qui concernent votre champ d’action. La rigidité des grosses structures peut être pesante.

Après cet état des lieux, si vous doutez encore du type d’entreprise qui vous sied le mieux, rassurez-vous, les barrières tendent à s’effacer. Vous pourrez donc toujours passer de l’un à l’autre sans trop de difficultés.

3. Quelles compétences ai-je envie de développer lors de cette expérience ?

Le stage de fin d’études comme son nom l’indique est le dernier moment où être totalement inexpérimenté est toléré par ses collègues. Donc, si par exemple vous avez déjà fait deux stages dans la communication digitale et que vous hésitiez encore avec le community management, c’est le moment ou jamais de vous lancer et de préciser un peu plus votre orientation.

Alors bien sûr, certains d’entre vous penseront qu’ils ont plutôt intérêt à confirmer leur parcours dans un secteur / poste ou au sein d’un type d’entreprise qu’ils connaissent déjà pour avoir plus de chance de rester, mais il ne faut pas oublier l’aspect “découverte” des stages et de voir ce qui, concrètement, pourrait enrichir votre profil. Vous n’êtes jamais à l’abri d’une belle surprise !

4. Travailler en France ou à l’étranger ?

Aussi tentant que cela puisse paraître, on ne choisit pas un stage à l’étranger seulement parce que vous avez envie de passer l’hiver au soleil. Dans l’expatriation, le but reste le même : prendre vos marques dans un job ou dans un secteur qui vous correspond.

Avant de sauter le pas, demandez-vous simplement si partir à l’étranger est cohérent avec votre projet et si la mission va réellement vous être utile. Si c’est le cas, vous devrez adapter vos CV et lettre de motivation et vous projeter un minimum : coût de la vie sur place, compétences à l’oral, à l’écrit, visa… Réfléchissez-y plusieurs mois à l’avance, partir à l’étranger ne s’improvise pas.

L’idéal, si vous le pouvez, est de choisir un pays dont la langue correspond à vos LV2 ou LV3. C’est un excellent moyen pour vous démarquer. Idem si vous parlez la langue d’un pays spécifique, n’hésitez pas à « valider » cette compétence par un stage dans le pays en question.

5. Suis-je prêt·e à chercher ?

Comment séduire un recruteur qui est assailli de CV quand on manque d’expérience ? Que vous répondiez à une candidature spontanée ou à une offre spécifique, essayez de le marquer en lui proposant une candidature qui se démarque par son professionnalisme. Voici toutes les cases à double-checker avant de commencer :

Avoir un bon « soi » 2.0

Votre double digital sera un allié de taille pendant ces recherches. Assurez-vous, entre autres, d’avoir un compte LinkedIn bien soigné et à jour. N’hésitez pas pour cela à regarder les profils d’autres professionnels du secteur que vous visez, d’inscrire sur votre page tous les projets personnels ou scolaires accomplis ces derniers mois et de détailler les missions que vous avez réalisées lors de vos précédents stages.

Bien ficeler son CV

Reprendre son CV d’une année sur l’autre est déjà une bonne chose, mais cette fois-ci, il s’agit d’en avoir un parfait. Allégez-le et ne gardez que l’essentiel. N’hésitez pas à en faire plusieurs versions si vous souhaitez mentionner des éléments spéciaux selon certains secteurs ou postes visés, qui ne seraient pas utiles pour toutes les candidatures.

Lister ses punchlines

La rédaction d’une lettre de motivation n’est généralement pas facile et, c’est aussi pour cette raison qu’elle est un élément clé de votre candidature. Un seul mot d’ordre : personnalisation. Elle doit vous permettre de vous démarquer des autres candidats, alors trouvez des punchlines et réutilisez-les dans vos différentes lettres. Jouez sur le côté mystery box en ne dévoilant que partiellement vos atouts et vos idées. Suscitez l’intérêt et les questions. N’oubliez pas que vous pouvez aussi mentionner des informations dans votre mail d’accroche.

Pour conclure, un stage choisi de manière réfléchie et rationnelle sera rarement un échec. Et si jamais c’est le cas, il amorcera chez vous une période de remise en question bénéfique sur le long terme. Finalement, peut-être que ce n’est pas dans ce secteur ni ce type de poste que vous devez viser après vos études.

Soyez donc optimiste et essayez de profiter de cette période pour en apprendre davantage sur vous et le professionnel que vous êtes. Le monde de l’emploi évoluant rapidement, il ne laisse pas forcément le temps aux écoles et universités de bien s’adapter, surtout dans les métiers qui touchent au digital. C’est la raison pour laquelle vous devez tout miser sur ces périodes tests pour prendre les devants. Qu’il y ait un job à la clé ou pas, l’important est d’utiliser cette dernière année pour préparer au mieux le terrain et anticiper la suite de votre parcours.

Article mis à jour par Romane Ganneval. Photo Thomas Decamps pour WTTJ